Live report BATUSHKA - SCHAMMASCH - TREPANERINGSRITUALEN

BATUSHKA – SCHAMMASCH – TREPANERINGSRITUALEN

LUNDI 15 JANVIER 2018 – PETIT BAIN – PARIS

BATUSHKA


Bienvenus ce soir au Petit bain pour une soirée glaciale à l’extérieur mais hot à l’intérieur,  dédiée à la spiritualité et à l’occulte où trois groupes vont nous faire voyager au cœur de leur méditations liturgiques, enfin si vous jouez le jeu, vous pourrez presque vous croire dans un vrai lieu de culte.

Dans une salle plus que blindée, la chaleur monte dès le premier one man band : TREPANERINGSRITUALEN (TxRxP). C’est le projet solo créé en 2008 par le suédois Thomas Ekelund qui navigue entre thèmes religieux, magie et occulte, désolation et fin du monde. En avant pour du dark ambiant.

Du petit autel de rituel constitué d’un crâne humain et surmonté de bougies fumantes  commence à monter les effluves d’encens qui se répandent rapidement dans la pièce amenant ce petit plus de lourdeur. Le chant saturé et désespérément death sur une base entêtante de musique déclenchée par les consoles de part et d’autre de la scène (oui de l’indus quoi !) vomissent en boucle des basses assourdissantes qui ne mettent pas du tout en valeur le travail de l’artiste qui je pense mériterait plus d’attention. Lorsque le set prend fin, on savoure ce moment de calme, après la tempête apocalyptique qui vient de s’abattre dans nos oreilles encore bourdonnantes.



trepaneringsritualen


Né en Suisse en 2009, SCHAMMACH (dieu du Soleil dans la mythologie Babylonnienne) commence très fort avec ces tambours hypnotiques, les 5 musiciens encapuchonnés montent une ligne de force tels des conquérants, devant le pit attentif et c’est reparti pour une bonne dose d’encens. Sous les lumières bleues et rouges, les capuches pointent pour délivrer un set ambiant apprécié des connaisseurs. D’ailleurs ce soir, il n’y a que des connaisseurs, le pit est blindé tel un RER aux heures de pointe, exit les relous indécis, personne ne laissera ni sa part au chat ni sa place d’un centimètre. Difficile de se frayer un chemin pour bouger mais d’ailleurs, la statique semble la meilleure des postures.



SCHAMASCH


Après un (trop) long moment de changement de plateau, voici la mise en scène prête pour accueillir le black métal de BATUSHKA (traduction : « père »), avec 4 musiciens (et 4 chœurs) qui prennent place et nous amènent doucement avec une intro intéressante dans le vif du sujet : la lourdeur de son black métal aux chants orthodoxes. Les polonais encapuchonnés de noir et aux identités secrètes seront à la hauteur de la tâche déclenchant même de gros mouvements de foule dès le troisième titre (« Yektenyia 3 ») et des pogos.  Le chant liturgique propice à la messe ce soir transcende les fans et lorsque les clochettes retentissent, l’on entend des centaines de clappement de mains.  L’atmosphère continue de se parfumer toujours un peu plus, d’encens et de bougies pour un public dévoué et attentif. On regrette un temps trop court malgré une set list basée sur leur unique album « Litourgiya». Cette prestation haute en couleur était somme toute très « polish » (j’ai pas pu résister) et mystique.



batushka


Le merch relégué au niveau du restaurant a laissé plus d’espace au bas des escaliers ce qui était bien pensé. Niveau orga toujours au top avec du personnel de sécurité pro et à la fois sympa ce qui est bien appréciable.

Et comme toujours, parce que l’on fait de belles rencontres dans les bons concerts, je souhaite remercier pour leurs précieux conseils et appréciations : Bertoulle Beaurebec, Guillaume Aurel, Isabelle Tasset  et l’équipe de Garmonbozia pour leur accueil.
Un grand merci à Anibal’s Pix de United Rock Nation pour les photos. 

2 Comments

  1. Beaurebec Bertoulle says:

    Très bon report Emmanuelle, merci!
    À très vite j’espère

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