BELPHEGOR – Totenritual BELPHEGOR – Totenritual

Sortie septembre 2017 le Via Nuclear Blast

Serpenth : Basse 
Helmuth : chant et guitare 
Simon ” Bloodhammer ” Schilling : batterie 

 

 

 

 

 

 


Totenritual  signe le 11ème opus de l’oeuvre au noir des apôtres torturés du combo black-death autrichien Belphegor  auxquels on peut rajouter un album live sorti en 2002 et plusieurs démos, notamment sous leur ancien patronyme de Betrayer à leur début entre 1991 et 1993. Et oui, cela fait maintenant près de 26 ans que Helmut, seul rescapé de la formation initiale, s’époumone au chant (enfin, façon de parler puisqu’en l’occurrence il s’évertue davantage à grogner des incantations des profondeurs). Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en dépit des changement de line up, Belphegor est resté fidèle au style blackened death dans un nouvel album de qualité.
En effet, Totenritual s’ouvre sans aucune forme de ménagement sur le titre  Baphomet, qui annonce d’entrée de jeu la couleur de l’album : Violence et black brutal. Les riffs sont très massifs et la batterie déchaînée, quasi frénétique de Simon ” Bloodhammer ” SchillingLe chant growlé de Helmut porte le tout merveilleusement.
Quant aux thèmes, aux textes abordés et à la mise en scène, on demeure sur des valeurs sûres : charge antireligieuse et particulièrement anti chrétienne, variations érotiques et obscènes, un rien provocatrices, le tout sur une fin du monde annoncée en forme d’apocalypse.
On colle à l’image du démon que les âmes damnées se sont choisie comme emblème : ” Belphegor ” venu, selon la légende des monts Phegor dans les chaines moabites pour apporter aux hommes, inventions et créativité porteuses de richesses supposées mais aussi luxure et stupre sous la forme de belles moabites aguicheuses.
Le tout vociféré en trois langues : anglais, allemand et latin
Pour le artwork qui doit en grande partie à Seth Siro Anton auteur des dernières pochettes d’album (et déjà à l’oeuvre pour Moonspell, Soilwork, Septicflesh, Nile et Dagoba pour ne citer qu’eux ), on retrouve toute la symbolique en masse, à l’image des croix renversées figurant le martyr des chrétiens de la première heure et du sang qu’ils répandent tout autour.
Côté musical, donc, on balance entre le plutôt black ou plutôt death. Chez Nuclear Blast, on hésite pas à les affubler du qualificatif de “surpême death ” et de ” black metal Art ” ( on est jamais mieux servi que par soi même ). A vrai dire, les deux côtés, black et death, sont vraiment présents à parts égales.
Le deuxième titre, The Devil’s Son, poursuit ce qu’avait déjà annoncé Baphomet . On y retrouve tous les codes des deux genres, blast beats très fréquents, chant torturé et riffs aux sonorités sataniques pour le black ; tempo rapides, brutalité et technicité pour le côté death.


BELPHEGOR – Totenritual


Chez Belphegor on retrouve une autre marque de fabrique, procédé qui est propre au combo de Salzbourg et qui consiste à maximiser la brutalité des titres en marquant tous les temps de façon pesante, ce qui donne un groove très puissant.
Le procédé est particulièrement utilisé sur le troisième titre, Swinefever – Regent Of Pigs , summum de brutalité pour le coup. Belphegor y pousse au maximum la carte du « marquer les temps », en utilisant la sonorité particulière des cymbales étouffées à la batterie, parvenant ainsi à un niveau de brutalité rarement atteint. Le quatrième titre, quant à lui, est celui qui sonne le plus « black » de tous, Apophis – Black Dragon, avec ses riffs de guitare dissonants et son chant torturé.
Les deux titres suivants, « Totenkult – Exegesis Of Deterioration » et « Totenbeschwörer », , passent forcément un peu inaperçus derrière deux monstres comme « Swinefever – Regent Of Pigs » et « Apophis – Black Dragon », même s’ils poursuivent, bien sûr, avec qualité l’ambiance blackened death qu’impose l’album depuis le début. Ils restent tout de même un peu en retrait de l’ensemble de l’album, un peu moins marquants. Le titre suivant, en revanche, « Spell Of Reflection » présente un aspect mélodique très intéressant, qui tranche quelque peu avec tout ce qui précède et apporte un peu d’originalité à un album déjà, vous l’aurez compris, de grande qualité.
Ce côté mélodique de qualité est soutenu, voir amélioré sur « Embracing A Star », avec ses riffs de guitare, presque atmosphériques. Totemritual vient conclure l’album éponyme en beauté.
Il synthétise tout ce qui a été évoqué dans les titres précédents, et démontre une ultime fois la qualité technique des musiciens de Belphegor, que ce soit la batterie, le chant, les guitares ou la basse ( Serpenth ).
Belphegor est décidément un “monstre ” dans tous les sens du terme du blackened death métal et la bête est partie en tournée pour écumer les terres païennes d’Amérique du nord et répandre son fiel avant de revenir sur ses contrées ancestrales jusqu’au Wacken open air festival cet été. Malheureusement, à cette heure, rien d’annoncer chez nous, à moins que d’ici là du côté du Hellfest, on se décide à les convier .
Une tête d’affiche comme celle là, ça ne se refuse pas ! On annonce déjà des prestations dantesques on stage de quoi frémir à l’avance.


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