SUPERSCREAM – The Engines Cries
Sortie le 5 mai 2017

Eric Pariche (chant),
Phil Vermont (guitare et composition),
Daniel Sminiac (guitare),
Stéphane Lescarbotte (basse),
Martin Mabire (batterie).

 

 

 

 


BRILLANT ! C’est Made In France et cela s’appelle SUPERSCREAM. Deux raisons incontournables d’acquérir cet album « presque » les yeux fermés tant la qualité de celui-ci est au rendez-vous.
A la fois prog et heavy métal, parsemé de pointe jazzy et d’un groove indéniable, doté d’une technicité de haute voltige qui ne sombre pas dans la démonstration indigeste, ce The Engines Cries place la barre haute. Définitivement inclassable en genre, les Rouennais mettent à contribution leurs influences dépassant largement les frontières du métal pour nous distiller un album riche en émotions.
Vous transportant d’entrée de jeu dans leur univers par une intro courte et efficace, on entre dans le vif du sujet avec un Evil Cream aux guitares Maidenniènes qui ouvre les portes d’un heavy métal de très bonne facture.  Eric Pariche y pose un chant classique entre variations claires et envolées aigues qui collent parfaitement au sujet.  La paire Phil Vermont/ Daniel Sminiac impose d’office le niveau d’exécution auquel on va avoir droit, un duo qui sera égalé par celui composant l’épine dorsale des compos à savoir Stéphane Lescarbotte/ Martin Mabire respectivement à la basse et batterie.


superscream


On frise la perfection (pour ne pas dire on l’atteint) avec The Engine Cries (Superscreamrise) avec une intro orientalisante de très bon ton. Quel pied ! On touche à la quintessence d’un world métal maitrisé échappant à tous les codes (oui je sais c’est antinomique mais pourtant…).  Les percutions sont parfaites, aux accents boogies et tribaux, le tout accompagné de riffs catchy et somptueux, sans oublier les plans basses imparable. Ce titre pose là toute la pertinence du sujet.
Pandora enfonce le clou avec un heavy profond au chorus qui me ramène à un Metal Earth d’ACCEPT, le tout remarquablement interprété.
Velvet Cigarette viendra vous saisir à la manière d’un FLOTSAM & JETSAM distillant un Thrash classieux sur lequel Eric (eh oui cela ne s’invente pas) vient poser une voix aux accents proches de ceux que son confrère de même prénom avait posé sur un No Place for Disgrace incontournable. Les gus prouvent ici la largesse de leur catalogue, explorant et mélangeant n’importe quel genre tout en gardant une cohérence forte.
Where’s My Mom ? est un monument ou s’affrontent des guitares à la Satriani, avec des incartades  jazz, à un métal couillu, où chaque musicien fait montre d’une maitrise de son instrument sans faille. On se délecte avec Ways Out qui mélange savamment des riffs assassins à un orientalisme  indien, s’accoquinant avec du YES. Résolument prog au sens noble du terme, SUPERSCREAM a évité les pièges de la facilité en nous livrant ici un album somptueux qui a su allier à une technicité hors pair une créativité  rare, accouchant d’un opus pertinent et accrocheur.
Il est indéniable que The Engines Cries finira dans mon top 10 2017.


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