SICK OF IT ALL – Wake The Sleeping Dragon

SICK OF IT ALLWake The Sleeping Dragon
Label : Century Media
Lou koller – chant
Pete Koller – Guitare
Armand Majidi – Batterie
Craig « Ahead » Setari – Basse


Fer de lance de la seconde vague du New-York Hardcore, Sick Of It All écume les salles de concert depuis 1986, sans discontinuer, à travers le monde. Grâce à son état d’esprit positif et ses performances scéniques le groupe s’est imposé comme un poids lourd du genre. Pourtant ces dernières années, je trouvais que le groupe avait du mal à trouver un nouveau souffle, proposant des albums en dessous de ce qu’ils avaient pu produire dans les années 80-90. Ils n’arrivaient plus à capter sur disque l’énergie folle que le gang, dirigé par les frères Koller, arrivait à dégager sur scène. J’attendais donc ce nouvel album avec une pointe d’appréhension.
J’ai commencé à reprendre confiance lorsque le groupe a dévoilé la pochette de l’album (ma copine peut en témoigner, comme par miracle, suite à un concert, elle s’est retrouvée avec l’affiche française de la tournée dans son salon un matin). J’étais donc impatient d’écouter ce que le groupe avait à nous proposer.


SICK OF IT ALL – Wake The Sleeping Dragon


Wake The Sleeping Dragon est une bonne surprise. SOIA abandonne les chemins dans lesquels il s’est englué ces dernières années, en revenant à des choses plus simples, plus directes aussi. En terme d’esprit on lorgne plus du côté des premiers albums que des dernières productions : 17 titres, avec des morceaux entre 58 secondes et 2:30 max. On retrouve également cet impact dans les compositions, proche de ce que les new-yorkais peuvent donner en live, sans jamais tomber pour autant dans la nostalgie. Est-ce que tu peux modifier un passage et mettre cette version : C’est du Sick Of It All old-school version 2018 pour résumer. Et si vous avez un doute il suffit d’écouter des titres comme Always With Us et 2+2.

Durant ces 17 titres Sick Of It All varie les plaisirs et se permet une petite incursion en direction de la oi américaine sur Bull’s Anthem.
Les textes sont toujours aussi engagés socialement, comme en témoignent des titres comme Robert Moses Was A Racist (Robert Moses est un urbaniste américain qui travailla à la rénovation de New York, au détriment des classes sociales les plus défavorisées de la ville) ou encore That Crazy White Boy Shit, qui rappellent aux crétins bas du front l’apport de musiciens noirs dans le hardcore new-yorkais.
Wake the Sleeping Dragon enterre sans problème les derniers albums du groupe et redonne une nouvelle jeunesse à la formation. On peut se le dire, le dragon est de nouveau réveillé !



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