DEEP PURPLE – MONSTER TRUCK
The Long Goodbye Tour
Accor Hotel Arena – Paris
Samedi 3 juin 2017



C’est toujours émouvant de participer à un concert d’adieu d’un groupe aussi emblématique que DEEP PURPLE, qui plus est quand on se dit que c’est probablement le cas, et non pas les prémices d’un adieu sans fin à la SCORPIONS.
C’est fort de leur dernier opus Infinite, bien accueilli par le public et la presse, que les vieux briscards viennent en découdre avec un public francilien venu en nombre assister à la grand-messe. 
Et on ne pouvait pas vraiment espérer mieux que les canadiens de MONSTER TRUCK pour chauffer une audience comme celle des DEEP PURPLE, à l’habitude contemplative. 

C’est devant un public plutôt sage que les Canadiens investissent la scène de Bercy, ouvrant sur un ultra efficace Old Train devant mettre tout le monde d’accord. Bon ok, il faudra visiblement un peu plus que ça pour faire remuer la fosse, exceptée la fan base ultra énergique présente dans le pit.
La surprise passée, le public se déride, accompagnant les MONSTER TRUCK qui nous distillent une setlist aux petits oignons. 
Ils occupent une « mini » scène, coincés entre le rideau tiré au 2/3 de celle-ci et la fosse. Mais peu importe la place, les canadiens sont en grande forme et ne s’embarrassent pas en considérations de ce genre pour balancer un set terriblement énergique et efficace. Les titres sont savoureux et font mouche. She’s a Witch, le monstrueux The Enforcer et  le sublime For The Sun feront le boulot à eux seuls, forçant le respect et amenant une foule de nouveaux fans au MONSTER TRUCK, comme à chaque fois.
Je ne reviendrais pas sur l’excellence de ces zicos, mais j’encourage ceux qui ne connaissent pas encore ce groupe à combler cette lacune. Jon Harvey, en frontman/bassiste imposant, noyé sous sa tignasse hirsute, séduit par sa voix chaude, alors que le guitariste Jeremy Widerman déambule torse nu tel un diable de Tasmanie. Ils ne seraient rien sans les percussions de  Steve Kiely, véritable épine dorsale des compos, sur laquelle Brandon Bonheur vient poser des lignes de clavier fameuses.
Voilà la recette d’une ouverture réussie, qui prendra fin, un peu trop tôt à mon gout, à 19h40.


Galerie HD


Il est 20h15 quand les lumières s’éteignent à nouveau provocant une clameur venue de la salle visiblement impatiente d’en découdre. Les gradins se sont bien remplis, la salle est quasiment pleine maintenant et c’est devant un décor reprenant l’artwork de leur dernier album que Ian Gillan et sa bande prennent possession de la scène.
Ouvrant sur l’excellent Time For Bedlam, premier titre du dernier opus, les anglais rassurent déjà par l’excellence du son et des lumières.




La magie opère, Ian Gillan semble en forme et bien en place. Les DEEP PURPLE sont dans la place et c’est bien parti pour une excellente prestation. Fireball nous fait faire le grand écart, replongeant les vieux fans aux prémices des seventies avec le coup de lifting en plus. Même traitement avec Bloodsucker et Strange Kind of Woman, comme rappel aux fondamentaux. Sur ce dernier Ian Gillan et Steve Morse sont visiblement très contents d’être là et retrouvent l’espièglerie d’une jeunesse enfuie depuis longtemps déjà.
Mais attention, comme pour rappeler qu’ils ne sont plus un groupe de reprises d’eux-mêmes, les nouveaux morceaux trouvent tout naturellement leur place dans une setlist parfaitement bien équilibrée. Johnny’s Band et The Surprising feront mouche devant un public très actif dans la fosse et beaucoup moins dans les gradins. Mais qu’importe, le violet n’est pas passé avec l’âge, même si la voix de Gillan semble un peu à la peine parfois, le cœur y est et les interprétations maitrisées.
Ian porte d’ailleurs un t-shirt affichant une tête de mohican, comme un ultime clin d’œil aux jeunes générations, semblant leur dire : on a encore du jus !
Roger Glover a toujours son bandana vissé sur son crâne, Morse les cheveux au vent, et Paice planqué derrière ses lunettes foncées.





Musicalement les gus sont au sommet de leur maitrise. Don Airey assure des claviers de haute voltige. Même si occuper la place de John Lord n’est pas une chose facile, il n’a rien à lui envier, bien qu’ayant un style très diffèrent. Il nous fera une démonstration de son immense talent avec un solo assassin avant d’envoyer Perfect Stranger avec un solo mariant psyché et classique de merveilleuse manière. On aura même droit à quelques digressions « frenchies » comme du Piaf ou encore la Marseillaise.
Morse ravira les puristes avec un solo parfait introduisant Uncommon Man, affichant toujours cette banane déconcertante qui rend l’exercice plus remarquable. Paice frappe fort, et Glover est indéboulonnable.



Lazy marque également un moment fort du set. Le public danse sur les bords de fosse, ça groove, c’est boogie et l’interprétation est juste parfaite avec Ian Gillan à l’harmonica. Hell To Pay sera également un autre moment  fort, avec un Ian Gillan appelant à la révolte le poing levé.
Les classiques font leur effet, avec une préférence pour Perfect Stranger, rassemblant le public dans une ovation unanime. Bien évidement c’est Smoke On The Water qui remportera le plus grand succès, marquant la fin du set avant rappel.  Bercy est aux anges, le titre est sublimé par les riffs de Morse et les poils se dressent de plaisir sur toutes les échines du public.



Le rappel est immuable. Avec Hush et Black Night aucun risque de déplaire tant les titres sont maitrisés et efficaces. 

Au final les DEEP PURPLE ont encore des choses à dire malgré cette tournée d’adieu et ils l’ont bien prouvé avec leurs deux derniers opus qui sont tout sauf du réchauffé.
On pourra reprocher aux gradins de ne pas avoir réellement participé à l’ambiance. Le public est dans l’ensemble reste plutôt contemplatif. Dommage, mais heureusement la fosse a fait le boulot.
Je n’aurai pas raté cette nouvelle et ultime occasion de revoir ce groupe mythique qui sort de l’arène avec les lauriers et sous une ovation amplement méritée. Bravo messieurs et merci !


Galerie HD


Time for Bedlam

Fireball

Bloodsucker

Strange Kind of Woman

Johnny’s Band

Uncommon Man

The Surprising

Lazy

Birds of Prey

Hell to Pay

Keyboard Solo

Perfect Strangers

Space Truckin’

Smoke on the Water

Rappel

Hush

Bass Solo

Black Night

 

 

 

 

 

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