Touch the Skye
Ballade en Ecosse


Soyons clair ! Envisager un roap trip en Ecosse sur le thème de la randonnée sans trainer ses guêtres du côté de l’ile de Skye est un sacrilège ! Ant-eilean Sgitheanach en Ecossais, cette ile, réputée à juste titre pour la beauté sauvage de ses paysages, est la seconde ile la plus grande d’Ecosse après l’île Lewis et Harris. Appelée aussi Eilean a’ Cheo’ en gaélique écossais (ce qui signifie l’île des brumes). Née d’un volcanisme ancien, cette ile impressionne par son relief menaçant, son coté extrêmement sauvage (d’ailleurs l’ile n’est pas très peuplée), ses châteaux et « hot spots » et par sa faune préservée. Il semble bien que l’Ecossais, en plus d’aimer les boissons alcoolisées et la « junk food », ne déteste pas non plus son habitat et il est plaisant de constater que l’ensemble de la population du pays, et plus particulièrement sur cette île, respecte énormément la nature.



Cette « petite » île  (d’à peine 1800Km²) est un temple pour marcheurs ! Allez-vous échauffer les jambes pendant 3 heures (voire plus selon votre forme physique) sur les Quiraing, sur un tracé pas spécialement grimpant mais un peu technique et vraiment long. Sur un petit sentier parfois meuble, le randonneur est coincé entre montagne abrupte et vide vertigineux, de quoi appeler à la prudence malgré l’impressionnant paysage qui s’offre à lui. Devant, derrière, sur les côtés, tout n’est que carte postale  durant tout le temps de la randonnée : coincée entre chaine de montagnes et mer, cette rando qui est loin d’être aussi facile qu’il n’y parait, est un véritable plaisir des sens avec ces odeurs, ce vent qui vient rafraichir et parfois fouetter le visage, cette végétation à la peau dure….. On ne peut que se sentir humble et petit face à cette nature sauvage qui nous offre sans contrepartie ce qu’elle a de plus beau.



Non loin de cette randonnée mythique, une autre, encore plus connue mais beaucoup plus difficile, pointe le bout de son nez, la fameuse Old man of Storr, le monolithe de 55 mètres perché en haut de la montagne. Ne touche pas ce caillou qui veut, car pour atteindre le Graal, souffrir et transpirer vous devrez !! Afin de mériter le paysage grandiose qui s’offre à vous une fois le caillou touché, il vous faudra gravir pendant une heure non-stop une pente particulièrement hard, avec ce qu’il faut de sol glissant pour se faire mal à la cheville ! Mais qu’importe, le randonneur ne s’arrête pas à cela et la récompense n’attend que celles et ceux qui trouveront la force de gravir encore et encore la montagne du vieil homme de Storr.



Fairy Glen, terrain de jeu pour (grands) enfants est une bizarrerie druidique des plus sympathiques à 35 minutes de route de Storr (non pas que cela soit loin, mais les routes ne sont pas légion sur l’ile et on ne parle pas là d’autoroute mais plutôt de route de campagne bordé de vaches et de moutons). Des érosions couvertes de mousses, enjolivées par des cercles de pierres crées de toute pièces par les armées de touristes  et on se croirait dans la Comté de Bilbo.

Perchée au bout de la côte sud de Skye, Elgol, petite bourgade esseulée dont le seul attrait véritable, passé une rando dangereuse et quelques vaches Highlands, est un bateau en direction de la toute petite ile de Soay, véritable havre de paix encore sauvage, aux couleurs fascinantes tout droit sorties du Seigneur des anneaux. Coupé de la réalité, dans un paysage quasi fantastique, dont les seuls bruits sont ceux de la nature, on en oublie tout et on se prend à rêver de scènes épiques, de personnages Tolkeniens dévalant les collines, de flèches qui volent… Attention toutefois aux insectes volants types Midges qui sont légions dans les zones d’ombre et qui, telle une escouade de la BAC, viennent gâcher une activité des plus sympathiques.



L’Ecosse n’est pas le pays des châteaux et du whisky pour rien, et l’ile de Skye ne fait pas exception à la règle, notamment avec la demeure du fameux clan Mac Leod à Dunvegan (merci  le film Highlander) et la distillerie Talisker.

Le château de Dunvegan, propriété du Clan Mac Leod depuis le 13eme siècle, a considérablement évolué en termes d’architecture depuis sa construction initiale. Il aura traversé les guerres de clans et les grands conflits internationaux afin de nous livrer son histoire chargée. Retapé façon ciment et truelle (sacrilège !!!), l’endroit est tenu par la famille elle-même et visitable en une petite heure. Sans grand charme, l’endroit a au moins le mérite de nous renseigner de manière complète sur la saga du Clan et propose un jardin botanique des plus intéressants (l’un des plus grands jardins botanique d’Ecosse, rien que ça).

Sur la pointe Sud-Ouest, à 40 minutes de voiture de Dunvegan se situe un haut lieu pour les amoureux des points de vue, le célèbre phare de Nest point. Apres un parcours en voiture chaotique, le visiteur arrive  sur un bout de terre où l’attend successivement une très longue descente (dangereuse en cas de pluie ou de neige malgré les escaliers bitumés et la main courante) et une longue montée pour arriver au bord de la falaise ou il pourra se délecter des senteurs marines et du fouet du vente contre son visage. Le Phare, entièrement automatisé, ne présente aucun intérêt en lui-même et les bâtiments de la structure, abandonnés, sont plutôt devenus des squats insalubres. Dommage.



A Carbost se situe la distillerie Talisker, bien connue des amateurs de whisky. Crée en 1830 par les frères  MacAskill, ce whisky, initialement distillé en trois fois (tradition locale), Talisker a été racheté au milieu du 20eme siècle par une compagnie de distillerie qui a rompu avec cette tradition pour adopter la plus commune double distillation. Victime d’un incendie en 1960, le bâtiment a été reconstruit en gardant une partie sauvegardé de la distillerie originale et est visitable toute l’année.

Apres avoir dégusté avec modération quelques shots de whisky, rien de tel qu’un peu de marche ! A 20 minutes de voiture de la distillerie se situe l’un des hots spots de rando de l’ile : Fairy pools. Majestueux, mystique, digne des plus beaux paysages de Tolkien, cette rando à itinéraire variable (entre 2h30 et 5 heures) ne présente pas vraiment de difficulté topographique mais offre un aspect des plus sauvages de la belle Skye. A faire donc absolument pour s’en prendre plein les yeux !


 

Leave a reply

Laisser un commentaire

Qui sommes nous

Une équipe animée par une passion commune des ambiances live, collant au plus près de l’actualité musicale. Among The Living vous fait (re)vivre des moments forts à travers ses articles. Enjoy !

Nous suivre

Among The Living © 2017