ELYOSE  – ReconnexionELYOSE  – Reconnexion

Sortie le 27 septembre 2018

 

Justine Daaé : vocals
Ghislain Henry : bass
Marc De Lajoncquière : guitars
Pat Kzu : drums

 

 

 

 


Encore une très belle découverte pour moi et « Made in France » pour parfaire le tout (eh oui, je ne répèterais jamais assez que la France n’a rien à envier aux autres pays questions créativité et artistes talentueux).
ELYOSE nous propose ici son troisième opus (je suis passé à côté des deux premiers en leur temps…), évoluant dans un métal auto proclamé « Industriel mélodique », qui à mon sens est un terme trop réducteur eut égard à la variété des compositions proposées sur ce Reconnexion.
Le quatuor parisien nous livre ici une galette riche en explorations, tant musicales que vocales, servie par une talentueuse chanteuse qu’est Justine Daaé qui réussit à imposer le français, exercice au combien casse gueule s’il en est.
Musicalement les gus qui l’accompagnent sont au taquet et à la hauteur de la situation, livrant une interprétation sans défaut, au niveau de la production qui est juste parfaite.
D’ailleurs, en parlant de production, il est bon de souligner que Reconnexion est une auto production rendue possible par une campagne de crowdfunding réussie, ce qui laisse entrevoir la solidité de leur base fan.
Quelques artistes fameux viennent donner de la voix sur l’opus comme Mark Jansen (EPICA, MAYAN), Raf Pener (T.A.N.K (Think of A New Kind)) et Flo Lemonnier (FAR AWAY et qui les accompagne sur scène en chant Growlé), et Aurélien Fouet-Barak (ASSENT).
Le résultat ?  Un album vraiment aboutit qui ne laisse aucune place à l’approximation et qui est de moins en moins lyrique (et c’est une bonne chose). On sent bien que les influences des uns et des autres ont fini par trouver un compromis qui stabilise l’ensemble dans une sorte de consensus au final très créatif.



Alors oui on se retrouve avec un Reconnexion qui propose différentes formules sur une base finement électro (mais pas trop) sur laquelle on ajoute des ingrédients en fonction des envies et des invités. Psychosis (seul titre interprété en anglais) sur lequel officie Mark Jansen est à la fois aérien et brutal, avec des explorations synthétiques intéressantes.
La collaboration avec Raf Pener est vraiment originale avec ses variations chant clair et growlé masculin.
C’est Mes 100 Ciels qui vient vous surprendre là où l’on ne s’y attendait pas, avec cette collaboration rappée avec Aurélien Fouet-Barak. Une vraie réussite sur laquelle Justine y est impériale.
La part est belle pour les parties vocales, comme sur A Cœur Perdant et son ouverture à la LINKIN PARK.
Les guitares sont toujours de la partie, assassines et implacables, en parfaite harmonie avec la solide base rythmique tenue par Pat et Ghislain . Ecoutez-moi ce travail accompli sur La Veuve Noire.

Même traitement collaboratif qu’avec les autres invités avec Les Mots Qui Me Viennent sur lequel Flo Lemonnier vient donner la réplique à une Justine sublime dans son chant.
Cerise sur le gâteau, on finit par un titre acoustique, Contretemps, dans la plus pure tradition de la chanson française. Un exquis décalage qui fait du bien aux sens.

Voilà, je me suis laissé un peu  aller sur cette chronique car j’ai été vraiment surpris d’être capable d’apprécier un genre qui n’est, à la base, pas celui que j’affectionne. Même s’il subsiste quelques aspérités perfectibles,  ils ont su toucher juste et proposer quelque chose de diffèrent. Bravo.


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