A l’occasion du DOWNLOAD FRANCE FESTIVAL 2017 nous avons rencontré Adam, Aaron & Oli du groupe THE RAVENEYE. 

(Un grand merci à Peetoff pour les photos)


 

Votre album est sorti en septembre 2016, vous avez beaucoup tourné depuis, dans de grosses tournées, notamment en première partie de Kiss, vous pouvez nous donner un peu de vos nouvelles ?

Adam : Qu’est-ce qu’on fout les gars ?

Oli : C’est complètement fou ! Les gens ont très bien compris l’album, ce qu’on voulait dire, et du coup ça a créé une super connexion avec eux, avec le public, ça nous a libéré. Côté tournée c’était génial, on a fait une tournée au Royaume-Uni en tête d’affiche. Ca commence enfin à se calmer un peu, donc on recommence à travailler sur de nouvelles chansons, et on décompresse aussi un peu, car l’année a été très chargée émotionnellement ! Et puis comme tu disais, il y a eu cette tournée avec Kiss, quatorze concerts en Europe, c’était juste énorme, à chaque fois c’était une salle gigantesque, de 20 ou 25 mille personnes, c’étaient des moments merveilleux, ça nous a rassemblés, presque comme une famille, et on a dû investir aussi ! On a changé le van, ce n’est plus celui que tu as connu, il est plus gros maintenant, on peut dormir dedans ! C’est un peu bizarre au début de ne pas être à l’hôtel, mais on s’y est vite fait, à dormir comme ça dans le van !

Aaron : Et maintenant qu’on a ce super van où on dort dedans, on fait la route de nuit, par exemple ce soir, on part de Paris et on joue demain au Download UK. Donc dans un sens ça nous rend les choses plus difficiles.

Oli : C’est vrai que comme on peut dormir dedans, d’un côté on n’a pas à dépenser de l’argent pour un hôtel, mais d’un autre l’hôtel nous obligeait à nous reposer au moins un peu (rires)

Comme vous l’avez dit, vous avez fait votre première tournée en tête d’affiche, et ensuite ouvert pour l’un des plus gros groupes de tous les temps, ce sont deux choses réellement magiques ! Mais au final, laquelle des deux tournées avez-vous préféré ?

Oli : Ouais, c’est dur de choisir ! (rires) Quand on ouvrait pour Kiss, devant leur public, il y a toujours ce challenge de conquérir une audience qui n’est pas la nôtre, donc on donne out, on fait un peu les fous aussi, et on fait tout ce qu’on peut pour conquérir cette immense foule, et la plupart du temps, je dois dire qu’on réussit, parce qu’on adore ça ! D’un autre côté, en tête d’affiche, ce sont des gens qui te connaissent, qui connaissent les chansons, les paroles, qui les chantent avec nous, et ils ramènent aussi leurs amis et ainsi de suite. Donc le challenge n’est pas de conquérir les gens mais…

Adam : On doit jouer super super bien !

Oli : Ouais (rires) les deux sont super, je ne crois pas que j’aurais même envie de choisir entre les deux.

Aaron : Comme il disait, dans la tournée au Royaume-Uni, on avait des gens qui nous connaissaient, et c’est très valorisant, mais d’un autre côté ils savent exactement à quoi s’attendre, donc on doit leur faire passer un bon moment et surtout ne pas les décevoir. Mais après, ça donne des moments merveilleux aussi, on a fait monter des gens sur scène pour prendre des selfies par exemple, le genre de choses que tu ne fais pas dans une Arena de 20 mille personnes (rires)

Adam : C’est vrai que c’est plus adapté dans un petit club londonien (rires)

Oli : Il faut dire qu’on n’est pas trop un groupe à mosh pit, c’est plutôt soft ce qu’on fait !  (rires)

Avec toutes ces dates, avez-vous eu le temps de vous consacrer à de nouvelles chansons ?

Oli : Ouais ! Ouais, on a déjà de nouvelles chansons, c’est toujours marrant à faire, et ça nous donne envie d’aller de l’avant, et de voir ce que l’avenir nous apportera, et ce qu’on choisira comme direction musicale. On commence aussi à tester quelques nouveautés en live, à voir si ça marche, quelle couleur ça amène.



C’est donc la première fois que tu composes dans ce groupe Adam, puisque tu étais arrivé après l’enregistrement du premier album, comment ça se passe avec les gars ?

Adam : Ca fonctionne pas mal, je pense ! On fait tous nos trucs, et on met ça dans un ordinateur, et on maquette le tout ! On commence toujours par un guitare/batterie, et puis on ajuste la guitare, puis ensuite on remet un peu de batterie en fonction de ce qu’on a fait, et ainsi de suite. Je ne peux pas dire qu’on se soit vraiment engueulés pour l’instant ! Mais on essaie d’obtenir la meilleure chanson possible, sans que j’essaie à tout prix de caser un break de batterie ici pour me la péter ou quoi.

Aaron : Il y a toujours une espèce de fonctionnement démocratique, on échange plein d’idées sur ce qui pourrait rendre la chanson meilleure, et on en débat, on fait des essais. Et quand on a trouvé le bon truc, alors on y va !

Oli : Bon, des fois ça ne se passe pas comme ça, tu veux absolument que ton idée passe, et tu deviens méchant pour un rien, et ensuite tu te rabiboches avec tes potes et tu fais un gros câlin (rires) ! Non, je déconne, en fait tout se passe super bien, car nous sommes tous honnêtes les uns envers les autres.

Aaron : C’est vrai qu’on est honnêtes, on le fait pour les bonnes raisons : que la chanson soit aussi bonne que possible, car tu sais, au bout du compte, c’est ça que les gens retiendront. Pas si c’est Oli ou moi qui a trouvé cette intro, ou si c’est Adam qui a proposé ce bridge !

Adam : Pour faire cliché, on va dire qu’on se met tous au service de la chanson…

Vous avez énormément tourné, j’imagine que ça vous a renforcé en tant que groupe !

Oli : Ou affaibli…

Aaron : Pas du tout !!! On voyage tous dans des vans différents ! (rires)

Adam : Tu sais, on t’a dit qu’on s’était acheté notre propre van, en fait on s’est acheté chacun un van (rires)

Oli : Mais avec des chauffeurs, pour qu’on puisse dormir à l’arrière (rires)

Aaron : Non, sans rire, ça nous a beaucoup renforcés, ces derniers mois, nous étions tout le temps en tournée, les uns sur les autres, et on s’aime toujours… enfin… la plupart du temps.

Adam : Le secret, c’est que chacun respecte l’espace personnel de l’autre, on ne se bouffe pas l’air.

Aaron : Ouais, si on a besoin de se parler, on s’envoie des textos, même si on est dans la même pièce (rires)

Vous parliez en plaisantant de chauffeur, ça se passe comment, l’année dernière c’était essentiellement toi Aaron qui conduisais…

Aaron : Non, on a toujours partagé la route avec Oli, et pour l’instant Adam n’a toujours pas son permis, donc c’est toujours nous deux qui conduisons ! Et aujourd’hui, par exemple, on a notre ami Drew qui est venu nous filer un coup de main, et qui va conduire, car comme on fait la route de nuit, il faut qu’on puisse se reposer tous les trois si on ne veut pas être crevés sur la scène du Download UK demain !



Parlons un peu de cette merveilleuse tournée avec Kiss ! Comment ça s’est mis en place ?

Oli : En fait, notre tour manager nous a dit qu’il y avait une place pour la première partie de la tournée de Kiss, alors on a sauté sur l’occasion ! Donc on a envoyé notre album au management de Kiss, en demandant s’ils voudraient bien de nous pour leur première partie, on était super excités car on savait combien ce groupe est influent ! Et le management a donné son accord, et voilà comment on est partis en tournée avec Kiss ! C’est assez dingue, et on ne s’y attendait pas de la part d’un tel groupe, alors merci à eux pour le coup de pouce ! Mais c’est vrai qu’ils connaissent notre histoire et sont passés par là aussi, alors ça leur a peut-être donné envie de nous aider.

Les grandes scènes et les petits clubs, ça n’a rien à voir, ce n’est absolument pas comparable, en termes de performance scénique, tu dois t’adapter. Tu ne peux pas t’adresser au gens comme dans un club quand tu es face à plusieurs milliers de personnes, puisque de toutes façons tu ne vois que des ombres (rires) donc tu dois changer ta façon de faire pour tirer le meilleur parti du public, et leur transmettre ton énergie, donc on peut totalement se planter, et nous avons beaucoup appris de ça.

J’imagine qu’en termes d’installation aussi cela change la donne pour vous…

Aaron : On court beaucoup plus (rires) Non, je plaisante, mais c’est vrai qu’on avait l’habitude d’aller d’un bout à l’autre de la scène, et là c’est plus compliqué ! Je crois que le show est aussi une résultante de ça, on est en permanence en train de bouger, de donner toute notre énergie au public, et essayer qu’ils nous la renvoient, et sur une grande scène c’est d’autant plus un challenge !

Est-ce que ça vous a fait changer certaines figures que vous faites sur scène ?

Aaron : Je crois qu’Oli est monté une ou deux fois sur la batterie, …

Adam : Il a fait ce truc où il grimpe sur ton genou aussi !

Aaron : Ah, ouais ! On appelle ça « le podium » …

Adam : Je fais des pompes maintenant.

Aaron : Ouais, Adam se met à faire des pompes sur scène !

Oli : On essaie tout et n’importe quoi, tout ce qui peut devenir un gimmick de notre show, c’est ce qu’on essaie de faire, et sur la prochaine tournée en tête d’affiche, on fera le tri, qu’est-ce qu’on garde, qu’est-ce qui n’a plus sa place, qu’est-ce que les gens attendent… On veut toujours amener un véritable show aux gens, donc on fait de notre mieux, on change quelques trucs, on en essaie de nouveaux, on ira toujours plus loin jusqu’à ce que l’un d’entre nous se blesse, ce qui pourrait bien arriver (rires)

Avez-vous pu rencontrer le groupe sur votre tournée avec Kiss, comment étaient-ils avec vous ?

Aaron : Oh, ouais, ils étaient super !!

Adam : Ce sont des êtres humains comme nous tous, au final. On était très bien traités par le groupe et leur équipe, on a pu discuter avec Paul (Stanley), il nous a demandé d’où nous venions, comment ça se passait pour nous sur cette tournée, ce qu’on jouait sur scène, ce genre de trucs…

Aaron : Il était tels que les gens devraient être !

Oli : On n’a pas rencontré beaucoup de gens de ce niveau qui n’ont pas été super cool avec nous tu sais, ce sont souvent les gens les plus humbles et sympathiques qui soient !

Aaron : Je pense que la plupart du temps, quand tu en arrives à ce stade, c’est aussi parce que tu es une personne vraie et entière, quelqu’un de respectable.


the raveneye


C’est vrai que les gens aussi connus que lui n’ont plus rien à prouver, ils peuvent simplement être eux-mêmes…

Adam : C’est exactement ce qu’on a ressenti, tout le monde était adorable ! Même l’équipe, tout le monde nous a super bien traités, pour eux nous n’étions pas « juste » un groupe de première partie, nous faisions partie de la tournée, et ils n’ont pas compté leur temps pour nous aider à tout installer ou charger dans le van, nous prêter des caméras, des spots, sans même qu’on ait à demander quoi que ce soit, ils nous ont directement proposé de les utiliser ! c’était vraiment extraordinaire !

Vous parliez d’une nouvelle tournée en tête d’affiche, vous retournez au Royaume-Uni ? A quelle époque ?

Oli : Oui, on va faire une nouvelle tournée au Royaume-Uni, probablement à l’automne, au mois d’octobre quelque chose comme ça

Aaron : Plutôt septembre, cet été on est aux Etats- Unis, tout le mois de juillet, en tête d’affiche et quelques dates en première partie de Chevelle, et ensuite on rentre au Royaume-Uni en septembre, on refait une tournée là-bas, voilà !

Adam : Et ensuite une tournée européenne…

Oli : Ouais, on va être en tournée un bon moment, tout l’hiver probablement.

Super ! Donc on vous voit en Europe cet hiver !

Oli : C’est clair ! A 100% !

Adam : On revient dans tous les pays qu’on a déjà faits, l’Espagne…

Aaron : Et la France !! On veut jouer à nouveau en France !

Et ça va vous faire une super promo de jouer cette année au Download Paris !

Oli : C’est ce qu’on espère ! On va faire tout notre possible pour que ce show soit mémorable et ramène plein de monde ! C’est un peu notre carte de visite ! (rires)

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