Jeudi 23 mars nous avons rencontré Arnaud, batteur au sein d’UNEVEN STRUCTURE, à l’occasion de la sortie de leur dernier opus « la Partition ».

 

 

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  • Bonjour, peux-tu te présenter pour nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Arnaud, je suis le batteur d’UNEVEN STRUCTURE. Je suis arrivé dans le groupe en juillet 2015 après quelques années à faire mes armes dans ZULL FX et KADINJA.

  • Parlons un peu des changements de line up. Pour ce nouvel album vous avez intégré dans votre combo Arnaud et Steeve. Tous deux sont des afficionados du Djent et autres musiques métal prog actuelles. Qu’attendait le groupe de ce recrutement et surtout pourquoi avoir créé un poste de troisième guitariste ? Qu’est-ce que cela apporte comme supplément au projet ?

En fait le poste de troisième guitariste existe depuis le début du groupe. En plus d’Igor et Jérôme, qui sont toujours là,  il y avait Aurélien Pereira qui était assez impliqué dans la composition et la production lui aussi. Il est resté jusqu’en 2014 avant de quitter le groupe pour continuer sa carrière dans la production. Après pour le recrutement cela ne s’est pas passé en mode recherche et audition. Steeve et moi-même faisons partie de l’entourage du groupe depuis pas mal d’années, et ce sont toujours des concours de circonstances qui amènent à ce résultat.
A l’origine c’est Jean, le précèdent batteur, qui m’avait appelé pour le remplacer pour un semestre dans le groupe, car il jouait dans un autre groupe et ne pouvait pas se rendre disponible pour la tournée. Les premiers concerts arrivants, je me suis senti hyper bien avec le groupe et la réciproque était vraie. Ce qui, à la base, devait n’être qu’un remplacement s’est avéré être définitif.
La troisième guitare s’est avérée nécessaire car UNEVEN STRUCTURE n’est pas un groupe à abuser des séquences et samplers sur scène. 

  • D’ailleurs as-tu pris part à la compo de La Partition?

Pour ma part je suis arrivé au milieu du processus de composition, et Steeve est arrivé plus vers la fin. Je me suis réjoui qu’Igor ait déjà composé la plupart des parties batterie car je trouve cela toujours plus intéressant que si cela avait été les guitaristes qui les avaient composées. Ils n’ont pas nécessairement les codes et conventions propres aux batteurs.

  • N’aviez-vous pas peur, en recrutant deux musiciens évoluant dans le même style que vous, que la boucle soit bouclée et que, soit la surenchère technique soit eu rendez-vous, soit que leur contribution ne ressemble que trop à leurs projets précédents ?

Pas vraiment non. Cela n’a jamais été la vocation première du groupe de faire de la musique pour faire de la musique. C’est toujours une tentative de retranscrire des émotions brutes et de le faire le plus naturellement possible. Il faut qu’il y ait une liaison entre les émotions, les ressentis et les expériences des membres compositeurs. Nous nous servons de la technique comme un outil, et en aucun cas comme une démonstration.

  • 5 ans se sont écoulés entre Februus et La Partition, j’imagine que le changement de line up a contribué à cela ?

C’était un temps nécessaire dans la mesure où l’on maitrise toute la chaine de production de A à Z. Production vidéo, production des artworks, enregistrements, ce sont des choses que l’on fait entièrement nous-même. Cela demande évidement du temps. Après la sortie de Februus, les gars étaient « vidés » tant l’investissement avait été complet, et  il y a eu comme une sorte d’essoufflement. A la suite de cela il s’est écoulé deux années durant lesquelles le groupe a composé l’équivalent de deux albums. Matériel qui est passé à la trappe car trop proche de Februus.
Au final après quelques changements et bouleversements dans nos vies, le groupe est reparti sur une base seine et riche pour pouvoir recréer à nouveau.

 

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  • Quel est le modèle économique d’UNEVEN STRUCTURE ?

 On a tous des situations différentes. Pour ma part j’ai vécu un très bref moment de la musique avant de me rendre compte que cela impliquait de faire des choses pas plaisantes, avec des situations qui ne correspondaient pas du tout à ce que je voulais. Au final on a tous des emplois qui nous permettent d’avoir un certain confort pour continuer la musique.
Igor travaille dans la vidéo. Il a réalisé les clips du groupe ce qui lui sert aussi de vitrine pour son travail. Mathieu a un studio qui produit pas mal de groupes, Steeve bosse dans l’informatique et moi-même dans l’immobilier. On a tous des emplois.

  • Quelles difficultés rencontre un groupe comme le vôtre ?

On arrive à un point de notre croissance ou on doit se constituer une équipe pour gérer tout ce qui tourne autour du groupe. On a toujours eu un label, et aujourd’hui c’est Long Branch Records qui fournit un travail exceptionnel. On a une manageuse allemande qui assure ainsi qu’une agence de booking qui gère les tournées. Ce sont des parties que l’on a déléguées et c’est une chose que nous ne faisions pas avant et toujours un peu difficile à appréhender.

 

  • Februus était un concept album, La Partition sonne différent à mon sens, il est plus « découpé », est ce que je me trompe ?

La Partiton, au même titre que Februus est également un concept album. Là où Februus pouvait sonner très « cadré », voire un peu aseptisé dans sa production, La Partition est beaucoup plus « organique » et brut. Il n’y a pas de filtre sur cet album, on s’est laissés aller dans toutes les directions. Cela peut sembler être « dépareillé », mais c’est un album concept avec 3 triptyques de trois morceaux chacun séparés par des transitions. L’histoire de La Partition se déroule dans le même univers que dans Februus.

 

  • Comment fonctionnez-vous pour composer ?

Au niveau de la création de l’univers et du contenu c’est uniquement les visions d’Igor et Mathieu. Ils mettent en images leurs visions des choses, leurs expériences, leurs émotions.

  • Mis à part le clip d’Incube que l’on peut voir sur la toile, d’autres œuvres du même genre sont-elles à prévoir ?

Oui, on a un deuxième single à sortir le 7 avril prochain qui sera celui du titre Crystal Teeth. Nous avons aussi le projet un peu fou de poser une vidéo sur chacun des titres de l’album, si l’on a suffisamment de temps et d’énergie pour ça.

 

  • Quels sont vos projets de tournées ?

 

Le 1er avril on sera au Heart Sound Festival à Sucy en Brie, aux côtés de BRETAYING THE MARTYRS, THE ARRS, KADINJA et bien d’autres groupes. On a d’autres dates également à Savigny le Temple, Bordeaux et à Les-Pennes-Mirabeau avec TEXTURES et après ça on sera en tournée européenne à partir du 10 avril jusqu’au 11 mai avec TWELVE FOOT NINJA. Après on a des plans pour cet été un peu partout en Europe et en France en jouant en tête d’affiche ou l’on jouera en intégralité La Partition. C’est quelque chose qui nous tient à cœur de délivrer d’un bout à l’autre l’album sur scène.

 

  • Qu’écoutez-vous en ce moment ? Vos influences.

Je suis carrément éclectique. J’ai beaucoup de phases qui ne durent parfois qu’un ou deux jours. En ce moment j’écoute pas mal de jazz, des batteurs comme Marc Guiliana qui a joué sur le dernier album de David Bowie «Black Star ». J’écoute aussi beaucoup de métal « bête et méchant » comme FIVE FINGER DEATH PUNCH, je suis également un fan inconditionnel de SLIPKNOT. J’adore KORN et le nu métal.

 

  • Quelle vision as-tu de la scène française et penses-tu qu’il y ait une « patte » française ?


C’est sure qu’elle existe. Depuis ces dernières années il y a un essor de la scène française à l’international et de ses groupes comme bien sûr GOJIRA (incontournable), mais je pense aussi à BETRAYING THE MARTYRS, CARPENTER BRUT, NOVELIS, THE ALGORITHM. On le voit surtout au travers des commentaires que les fans laissent sur les vidéos et autres.

 

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