Du 17 au 19 MAI 2018 la capitale islandaise accueille un festival comme on en fait plus, le REYKJAVIK DEATHFEST, RDF pour les intimes. Authentique comme son organisateur, voici une mise en bouche avant le report qui suivra rapidement et c’est Adalsteinn  Magnusson (Alli) qui nous fait le plaisir de répondre à nos questions.


REYKJAVIK DEATHFEST


Alli, on te connait sous plusieurs casquettes, n’est-ce pas ?

Effectivement, je suis un musicien (NDLR chez AUDN), un promoteur et surtout une personne géniale (rires).

Et je suis bien d’accord avec toi. Quel rôle as-tu dans l’aventure REYKJAVIK DEATHFEST ?

Je suis un des créateurs du festival. Je suis là où on m’appelle mais je m’occupe principalement du booking des groupes et de l’organisation pure. Je suis aussi technicien lors des changements de plateaux, je suis comme qui dirait  “investi totalement” !

Comment as-tu pensé à créer ce festival avec ton équipe ?

Ingólfur et moi avons débuté Reykjavík Deathfest en 2016 car la scène islandaise observait un déclin par rapport à l’émergence du black métal. On voulait retrouver nos sources, les groupes qui nous avaient inspirés pendant notre enfance ou adolescence, pour que la nouvelle génération de musiciens puisse de nouveau monter de nouveaux groupes. 

Créer ce genre de festival nous a enormément apporté en terme d’expérience musicale et technique, étant nous mêmes musiciens notre  reseau s’etend et nous voyons à long terme l’évolution de ce projet. Nous allons même pouvoir y participer avec nos groupes respectifs.

Qu’est ce qui fait la difference du REYKJAVIK DEATHFEST ?

Je ne suis pas sur qu’on soit si different d’un autre festival death mais une chose est sure c’est l’émulation collective qui émane de tous ceux qui viennent jouer. Tout le monde est bienvenu et il n’y a aucune limite tant que cela reste dans la musique extrême.

Quels sont les principaux autres festivals metal en Islande ?

L’EISTNAFLUG (traduction de l’auteur : Festival des couilles volantes) est le plus gros festival du pays depuis des années. ORATION a émergé une année avant nous et se termine cette année. Il y a aussi Norðanpaunk, un festival DIY, en été que je vous recommande vivement.

Tu ne penses pas que EISTNAFLUG et ORATION avaient un peu fait le boulot et que RDF etait un peu une redite ?

Non, pas dans le sens qu’on le souhaitait en tous cas. ORATION était plus une sorte de showcase de la scène islandaise assez classique de l’underground, sans surprise on va dire. EISTNAFLUG, c’est la grosse machine avec des gros groupes et un public conséquent. REYKJAVIK Deathfest c’est du plaisir à létat pur. C’est le rêve réalisé de voir se croiser sur scène les uns après les autres les groupes mythiques qu’on a aimé où même certains musiciens vont rejouer. Death, black, hardcore, tout est représenté et en 2019 nous inaugurerons le Reykjavík METALfest (qui remplacera donc RDF) avec une programmation toujours aussi percutante mais avec plus de genres musicaux. Nous souhaitons ramener l’esprit et l’authenticité de nos jeunes années passées.

Quel type de musique est particulièrement à la mode en ce moment en Islande ?

En ce moment, c’est la scène Hip-Hop qui sort du lot localement mais heureusement les artistes metal sont plus connus à l’international.

Quel est le festival islandais le plus connu ?

Selon moi il en existe deux principaux : Secret Solstice et Iceland Airwaves. Ils bénéficient d’un bon budget et d’une production solide.

Et pour vous, quelles sont les difficultés majeures rencontrées pour monter le REYKJAVIK Deathfest  ?

Financer est toujours LE truc le plus difficile d’autant plus que nous ne bénéficions d’aucune aide de la ville ou autre et nous n’avons pas de sponsor non plus. Tout sort de notre poche donc on a la pression. Il faut que tout marche comme on l’a prévu et ça peut être vraiment stressant. Mais, finalement, lorsqu’à la fin de la journée tu te rends compte que festivaliers, invités, musiciens, tout le monde est content, ca te rend heureux !

Combien de groupes se cotoient pendant ces deux jours ?

On n’a jamais eu autant de groupes que cette année. 16 en tout dont 9 étrangers et 7 islandais.

Comment les choisis-tu ?

Selon nos goûts personnels mais on écoute aussi les desiderata du public pour composer une affiche attractive.

Combien de personnes travaillent sur  le REYKJAVIK Deathfest cette année ?

6 personnes à l’orga pure mais beaucoup nous donnent un coup de main pour une multitude de choses. Chauffeurs, techniciens, coursiers…

As-tu une vague idée du nombre de pays qui seront présents dans le public au REYKJAVIK Deathfest ?

On vient juste de s’étendre sur le marché international. Je ne suis pas du tout au fait de cela mais il y en aura très peu, ça va rester très local. L’an prochain, avec la nouvelle appellation Reykjavík Metalfest et les moyens que l’on va mettre en oeuvre, il y en aura plus c’est sur.

Emmanuelle NEVEU @ AMONG THE LIVING, Mai 2018

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