Entretien avec Eric Pariche, chanteur de SUPERSCREAM à l’occasion de la sortie de leur dernier opus  « The Engine Cries ».
Le 29 mai 2017 au Black Dog – Paris
(Photo Philippe Bareille) 

 


  • Tout d’abord je tiens à vous féliciter pour cet excellent album.

Merci, cela fait plaisir à entendre. L’album a été plutôt bien reçu par la presse, et on a fait en sorte de faire quelque chose de propre.

  • Peux-tu te présenter pour nos lecteurs ?

Je suis Eric Pariche, chanteur du groupe et producteur de l’album ainsi que du clip qui va venir. J’écris la majorité des textes de SUPERSCREAM et en particulier sur cet album ou j’ai écrit 7 textes sur 9. Je m’occupe aussi de la scénographie et de la mise en scène pour le live.

  • Comment est né SUPERSCREAM ?

Ce projet est né de la rencontre entre Phil Vermont le guitariste et moi-même quand nous avions enregistrés l’album de Darjeeling un précèdent groupe. Il avait beaucoup de morceaux qui tournaient dans un coin de sa tête et nous nous sommes amusés à poser ma voix sur ceux-ci. Cela a débouché sur Some Strange Heavy Sound. Ce qui au départ ne devait pas être un vrai groupe et ni joué sur scène est devenu pérenne.  A la base c’est Phil le fondateur du projet.

  • Que de chemin depuis la première (et seule il faut bien l’avouer) fois ou je vous ai vu en concert au RAISMES FEST en 2012. Que s’est-il passé dans l’histoire du groupe durant ces 5 années ?

Justement il s’est passé énormément de chose depuis cette date, à commencer par le changement d’équipe qui était très mouvante à l’époque. Je me souviens que l’on avait eu pas mal de galères pour ce concert d’ailleurs. Il y a eu une pause assez longue ensuite et Phil s’est mis à recomposer (environ 25 morceaux). Le line Up s’est formé en un vrai groupe,  et on a travaillés sur les titres que l’on avait choisis pour cet album. On a également beaucoup travaillés sur la scénographie pour que le visuel soit parfait, au niveau des costumes et autres. Il y a aussi le DVD live qui va sortir bientôt, cela fait beaucoup de choses.

  • Il y a eu un gros changement de Line Up en 2012, aujourd’hui vous êtes donc sur un line up « stable » ?

Oui, car aujourd’hui il est nécessaire pour SUPERSCREAM d’avoir cette stabilité, ne serais ce que pour jouer en live. Je viens du théâtre et je m’occupe de la mise en scène des concerts qui nécessite beaucoup e changement de costumes, des sons particuliers, etc. Il faut donc un groupe solide et cohérent pour réaliser tout ça. Nous sommes assez fans de Hard Rock comme Alice Cooper par exemple et dans le progressif on a un peu ce problème sur scène, au niveau du visuel, ou l’on a la plupart du temps des gens figés et concentrés. Pour le public ce n’est pas très passionnant et notre volonté est de faire de la musique pour les spectateurs et non pas pour les musiciens.
Avec The Engine Cries on a vraiment voulu faire quelque chose de fédérateur tout en gardant le cahier des charges quant à la technicité et la virtuosité. Et pour moi c’était une volonté de rendre tout cela plus alléchant sur scène au niveau visuel. C’est la même chose pour l’artwork de l’album ou on a été plus loin dans le visuel. On voulait faire un bel objet et je me suis occupé du choix des matières, des textures tout en ayant confié la réalisation de la pochette à Stan W Decker.

 

  • Moi qui ne suis pas plus fan que ça de prog en général, The Engine Cries m’a accroché du début à la fin, quel est le secret ?

On va bien s’entendre car je ne suis également pas un fan ultime de prog. Phil lui est très orienté prog et également hard rock. Le but était de faire un album qui ne soit pas « chiant », et l’idée étant de ne pas jouer pour un public qui ne soit là que pour regarder les doigts du guitariste ou d’analyser les mesures asymétriques ou non. 
Ce que l’on veut c’est que le titre soit bien. Ce que disait Phil à ce sujet, c’est que tous les morceaux pourraient être ré arrangés et joués juste à la guitare acoustique. On privilégie la mélodie à la technicité intello. Cet album n’a pas été composé comme un laboratoire à titres techniques. Malgré tout le cahier des charges du prog est quand même rempli car nous avons des points instrumentaux complexes.




  • Comment travailles-tu ta voix ? Tu as un panel plutôt larges avec des teintes variées à la Geof Tate ou des incursions plus brutales comme sur Where’s My Mom (titre qui m’a fait penser à du Freak Kitchen dans la folie), mélangeant du Jazz à du Growl. Comment ça vous vient ?

C’est un petit peu le délire de SUPERSCREAM et c’est pour ça que l’on s’est bien entendu avec Phil. Je me considère un peu comme un caméléon vocal  car mon métier c’est chanteur d’opéra et j’adapte ma voix en fonction. J’ai une formation classique de conservatoire et je me suis toujours amusé à faire plein de voix différente et à jouer avec elle. A la base je suis un amoureux de la voix et j’aime la technique. C’est pour ça que je m’amuse à modifier les textures de ma voix et de m’adapter en fonction du morceau que l’on compose.

  • Le titre éponyme de l’album est une pure merveille de rythmes, tout en breaks, et à moitié instrumental. Que raconte-t-il ?

C’est marrant car ce titre va faire l’objet du clip dont je te parlais. C’est un clip de près de 10 minutes que j’ai complètement scénarisé. Il a comme fond une expérience personnelle en rapport avec la dépression, mais ce n’est pas quelque chose de figé au niveau du texte et chacun peut l’interpréter différemment. Il faudra regarder le clip qui répondra complétement à ta question (rires).

 

  • Vous annoncez la sortie d’un DVD, peux-tu nous en dire un peu plus ?

J’avoue que je suis impatient de le sortir, je suis même plus impatient de cette sortie que de celle de l’album.  Pour le coup on y joue tous les titres de l’album, il y a toute la scénographie qui va avec. J’ai vraiment été content de pouvoir illustrer les textes avec les visuels.

  • Aujourd’hui, quel est le modèle économique de SUPERSCREAM ? Vous travaillez tous ?

Je suis donc chanteur professionnel, et Phil est musicien pro également. Il joue dans beaucoup de formations très différentes les unes des autres et donne des cours.
Notre batteur est en train de devenir intermittent, Stéphane le bassiste n’est pas professionnel, Daniel notre deuxième guitariste qui n’est pas pro également mais qui a aussi une grande expérience des groupes.

 

  • Il y a une tournée de prévue bientôt ? Une date à Paris ?

On n’a pas de tournée d’amorcée. Malheureusement on s’est occupés du DVD, des clips, de l’album, et l’aspect live étant un métier à part entière, on a un peu bottés en touche. Maintenant les retombées de l’album font que l’on commence à nous faire des propositions dont je ne peux pas encore parler ici  car rien n’est fixé et définitif.
On espère qu’un tourneur s’intéresse à nous et s’occupe de cet aspect-là.

 

  • Vous avez changé de label, peux-tu m’en dire plus sur cette collaboration ?

On a également un label, c’est tout récent. Il s’appelle SEND THE WOOD MUSIC et on est distribué par Season Of Mist. Nous avons signés avec eux pour cet album et on verra comment cela se passe pour la suite et le DVD.

  • Quels sont vos albums/Groupes de chevet en ce moment ?

En ce moment je n’écoute pas grand-chose, je suis beaucoup sur scène à l’opéra. J’adore des groupes comme Tool, Electric Mary. Dans le groupe on converge tous sur des groupes de Hard Rock comme Led Zep, Deep Purple, mais à titre personnel on n’écoute pas les mêmes choses.

 

  • Votre base fan a évoluée, elle vous a suivi ?

Il y a pas mal de gens qui suivent le groupe et qui attendaient la sortie de l’album. On est même en rupture de cd et c’est assez surprenant. De la main à la main ils partent comme des petits pains. Malgré le temps on a vraiment du monde qui nous suit.

 


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