C’est toujours un bon moment pour moi de rencontrer FROST de SATYRICON, néanmoins cette année, la rencontre sera virtuelle et la conversation quelque peut rythmée par des questions/réponses froides comme son auteur. Néanmoins, la passion de la musique l’emporte toujours sur les questions personnelles qu’il essaie toutefois de satisfaire.

En avant pour cette interview et rendez-vous ce mercredi 7 mars 2018 à la MACHINE !

 




De quoi est faite ta vie d’aujourd’hui ?

  • Travailler la batterie pour devenir meilleur. Ce dernier album a eu beaucoup d’implication dans ma vie personnelle et professionnelle. Je n’ai que peu de temps pour moi. Instinctivement je recherche à me relaxer ou l’indulgence de mes proches.

Je suis admirative des liens humains et de ta complicité au cours de toutes ces années avec Satyr. Comment faites-vous ?

  • Un respect mutuel et une volonté de grandir ensemble sur notre projet commun.

As tu pensé que ce cycle pourrait un jour être interrompu ?

  • Pas aussi longtemps de SATYRICON existera et probablement au delà. Tout peut arriver n’importe quand, bien sur, ce n’est pas une raison pour anticiper ce qu’il pourrait arriver.

Les récents évènements vous montrent mortels.  Est ce une chose à laquelle tu avais pensé sérieusement ?

  • Je suis conscient du sujet depuis mon enfance mais je sens que ma propre mortalité est quelque chose d’assez lointain. Certains évènements de ces deux dernières années (le diagnostic de la tumeur cérébrale de Satyr parmi d’autres) ont effectivement altéré ma façon de penser.

Et… quel est ton ressenti ?

  • J’y pense mais on est trop limité au niveau de l’interview pour faire le tour en quelques mots, je risque de dire des choses un peu folles. Sincèrement je n’en sais rien de toutes façons.

Le public Black Métal est extrêmement critique. Que penses-tu des gens qui disent que votre meilleure période était « Volcano » ?

Rien.

Il a fallu 3 ans pour écrire ce 9e album « Deep called upon deep ». Quel en est le thème ?

  • Il n’y a pas de thème particulier, les titres sont variés ainsi que les textes. Avec cet album, nous avons essayé de créer un album plus expressif et organique qui emmènerait SATYRICON plus loin avec des directions différentes et je pense que nous y sommes arrivés.

Vous êtes assez surprenants avec le choix de vos guests, on se souvient de Sivert Hoyem sur  le titre « Phoenix ». Alors ? sur celui-ci ? il y a qui ?

  • Un ténor fantastique qui s’appelle Håkon Kornstad qui est également un très bon saxophoniste, dont on a exploité la créativité au cours de l’album avec ses arrangements frénétiques et dissonants. Satyr et moi avons été impressionnés de le voir en live lors d’un concert auquel nous avons assisté. On a immédiatement voulu l’inviter sur notre album afin qu’il y joue et puisse réaliser des arrangements spéciaux.

Comment avez vous choisi les autres musiciens cette fois ?

  • Nous avons tout d’abord pensé à ce qu’on voulait faire sur cet album au niveau du son et des arrangements  avec un rajout un peu exitant sur chaque titre. Puis, nous avons écouté notre intuition et utilisé notre réseau pour travailler avec des gens motivés et créatifs.

Tu m’avais raconté avoir adoré travailler avec l’orchestre philarmonique d’Oslo sur votre album éponyme. Tu voulais continuer dans cette voie ?

  • Ce n’etait pas un but de continuer la même chose sur « Deep calleth upon deep ». Le plan que nous avions d’ajouter des textures variées et différentes est intervenu plus tard dans la progression de la composition de l’album, lorsque nous avons vu le potentiel des titres que nous avions composé. La magie opérait déjà à ce moment là dans la forme basique guitare-batterie-voix.

Quels sont tes hobbies lorsque tu sors de la musique ?

  • Mon hobbie est aussi mon travail mais en hiver j’aime faire du ski de fond.

Quel est le dernier livre que tu as lu ? 

  • Je suis en train de lire « 1Q84 » de Haruki Murakami, je suis proche de la fin d’ailleurs. Le prochain va être « The emotion machine » de Marvin Minsky.

Quel est le dernier album que tu as écouté ?

  • Pas totalement sur mais il me semble que c’est « Airborne bells/Is suicide a solution » de  Coil ou « Bad reputation » de Thin Lizzy. Un des deux.

 

 

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