Nous avons rencontré Max & Nico respectivement bassiste et guitariste du groupe HOLISPARK à l’occasion de la sortie de leur dernier opus Sonic Bloom.
Une belle rencontre ce mardi 6 fevrier 2018 au Dr. Feelgood des Halles.


Holispark interview max & nico


Bonjour ! C’est votre première interview pour AMONG THE LIVING, pourriez-vous vous présenter pour nos lecteurs ?

Nico : Bonjour, alors moi je suis Nico, 31 ans et guitariste rythmique d’HOLISPARK (rires). Je travaille dans la musique, je suis prof de guitare.
Maxime : Je suis Maxime, j’ai 26 ans et je suis bassiste dans HOLISPARK.

Vous  vivez tous de la musique dans HOLISPARK ?

Max : Oui je donne des cours de basse aussi. Nous vivons tous de la musique dans le groupe excepté Manon (la chanteuse) qui bosse dans le garage de son père. Roch (batteur) est maintenant intermittent.
Nico : Ce qui est pratique avec les cours c’est que cela nous laisse du temps et une maitrise de notre emploi du temps, car je suis à mon compte.
Max : Moi je donne des cours dans une structure, mais ma directrice est fan d’HOLISPARK donc elle est plus souple avec moi (rires).

HOLISPARK c’est une histoire de potes, de rencontres et d’amitiés solides. Comment est né le projet ?

Max : En fait en face de toi tu as les deux « nouveaux » membres du groupe. A l’origine HOLISPARK était un trio. Ils ont sorti un premier EP qui s’appelle The Harvest (2016) et nous sommes venus leur prêter main forte avec Nico pour le jouer sur scène. A la suite de cela nous avons décidé de nous lancer à 5 dans le projet HOLISPARK et la réalisation d’un album.


Deux ans se sont écoulés depuis votre premier EP The Harvest. Vous êtes passés d’un mode trio à quintet. Que s’est-il passé pour  HOLISPARK durant ce temps-là ?

Nico : Nous avons fait une cinquantaine de concerts pour la promotion de The Harvest, avec de très belles dates et premières parties comme celles de Bertignac, Boulevard des Airs, et Axelle Red entre autres. Mais aussi le Energy Music Tour ou l’on a joué devant 20 000 personnes.

Max : Du coup depuis The Harvest il y a eu toutes ces dates, dont un mois de tournée en Corse. Nous sommes rentrés début Septembre et fin Octobre on s’est mis au boulot, ce qui a donné Sonic Bloom notre dernier album. 

Quel retour avez-vous eu sur The Harvest ?

Max : Bien que ne l’ayant pas vécu dès le début, je pense que c’était un bon départ pour un petit groupe local. Il y a eu de bons retours et on a été très vite catalogués dans une pop de type Superbus, No Doubts et autres groupes du genre avec une nana qui chante. On a gagné du public.

Nico : Ce qui change aujourd’hui, par rapport à The Harvest, c’est que cet EP était « Pop/Rock », avec ce côté trop Pop pour les gens qui aimaient le Rock et trop Rock pour ceux qui aimaient la Pop. Et c’était pareil pour les structures : ceux qui organisent les concerts et les radios. C’est cela qui nous a motivés à partir sur un style peut être plus affirmé. Dans l’ensemble les chroniques ont été plutôt bonnes.

Avec Sonic Bloom vous êtes bien calibrés pour un Mainsquare non ? En plus c’est chez vous.

Max : (rires) On va tenter le tremplin qu’ils organisent, mais on ne sait pas encore car les pré sélections ne sont pas terminées. Et en toute humilité je nous y vois bien (rires). Cela pourrait bien fonctionner.

Nico : si nous avions un seul festival à choisir en France ce serait le Mainsquare c’est sûre.

Vous venez de sortir votre premier album Sonic Bloom (floraison sonore), peux-tu m’en dire plus sur le titre déjà ? C’est un printemps auditif ?

Max : Le titre de l’album correspond à ce que l’on a vécu, en tant qu’artistes, dans le projet à cinq. On s’est trouvés, on a commencé à faire de la musique ensemble et de là est sorti quelque chose de diffèrent de ce qu’il y avait avant. Cela représente cette renaissance du groupe à 5 qui donne une musique différente.

Vos influences marquent votre album. On y retrouve du Paramore ou du Arctic Monkeys entre autres. Quelles sont vos principales inspirations aujourd’hui ?

Nico : au sein du groupe nous n’écoutons pas les mêmes choses. Moi je peux écouter du métal, les Beatles, j’adore les Artic Monkeys et j’aime beaucoup le métal modern prog de ces dernières années.

Max : Moi je viens d’un milieu punk rock, et aujourd’hui je suis vraiment en phase avec le Hardcore dont notamment le dernier album d’EVERYTIME I DIE que je sur Kiffe (rires). Manon quant à elle écoute plutôt des choses comme Lana Del Rey et ce genre de trucs tu vois. C’est pour ça que HOLISPARK est un peu de toutes ces influences avec Manon qui vient adoucir l’ensemble.

Si je vous dis que j’ai trouvé que Sonic Bloom est la suite logique de The Harvest avec une intensité et une maturation étonnante (en gros vous avez la « niak »), cela vous inspire quel commentaire ?

Nico : Oui cela nous parle et nous correspond. On ne s’arrête jamais en fait. Nous sommes sans arrêt en train de rebondir.
Max : Il y a cette volonté d’aller de l’avant.  C’est pareil pour Sonic Bloom. Nous avons voulu ne pas se laisser enfermer dans une catégorie et donc cette maturité dont tu parles vient de là.

Peut-on dire que  l’enchainement de Sunset (intense et court) et Failed Escape (plus aérien) résume plutôt bien le groupe ?

Nico : Oui, c’est le panel de nos influences qui nous permet de faire ça. C’est aussi que l’on ne se met pas de barrières. Si l’on a envie de faire une ballade on en fait une. Mais on ne se pose pas la question de faire un titre plus cool ou un autre plus brutal. Cela vient naturellement.

 HOLISPARK - Sonic Bloom

Comment travaillez-vous ensemble ? Qui fait quoi ?

Max : C’est souvent Nico ou Kévin (Guitare) qui ramènent une idée ou un riff et on rebondit tous dessus et voilà. 

Vous composez en mode « repet » alors ?

Max : Oui, nous sommes proches les uns des autres géographiquement, et perso je préfère ce genre de manière de fonctionner. Le CD c’est un support qui est cool, mais le but d’un groupe de musique c’est quand même la scène.
 
Nico : Le problème du tout maquetter à la maison c’est que tu n’as pas le ressenti « live ». Et on aime bien voir le rendu d’un titre en live. C’est pareil pour la production, on a fait le choix de ne pas mettre d’Overdub partout ou d’autres effets pour ne pas se retrouver en live à ne pas pouvoir avoir le même rendu.

Pourquoi avoir choisi Emotionally, qui est un titre plutôt aérien et pop, pour ouvrir l’album ?

Max : Il y a plusieurs raisons. Tout d’abord c’est que c’est une chanson un peu spéciale par rapport au reste de l’album, elle avait donc une place toute particulière  et on a donc décidé de la mettre en  ouverture pour cette raison-là. De plus pour Manon c’est un texte qui lui est très personnel. Et ensuite, d’un point de vue plus terre à terre, c’est quand même un titre plus facile d’accès et donc c’était une bonne place pour commencer. Bon j’avoue que perso je voulais la mettre en 5eme position parce que je trouve que c’est une place cool (rires). Mais finalement ils ont eu raison car on commence par un titre cool et après ça tartine (rires).

Pour les textes, c’est essentiellement Manon qui les écrits ou c’est un travail d’équipe ou vous avez un droit de regard?

Max : Oui, c’est Manon qui écrit tous les textes. Cela tant à évoluer, mais c’est vrai que quand tu écris tu te mets à nu quelque part. Manon est assez timide avec ce genre de choses.

Nico : pour Manon c’est important d’être en phase et de ressentir ce qu’elle chante. C’est basé sur du ressenti, des expériences de vie, des sentiments.

Max : C’est beau ce que tu dis (rires).

Vous dites que le rock en France est mort depuis pas mal d’années déjà. Que pensez-vous apporter à cette scène avec HOLISPARK ?

Nico : Alors non, ce n’est pas le rock qui est mort, c’est la médiatisation de celui-ci qui est à l’agonie. En France on aime bien les chansons à textes, ou l’électro. On n’a que ça à la radio. A part cela et les artistes internationaux connus, il n’y a pas de place pour le reste. En France on n’a pas le droit de chanter du rock en anglais quand on est français. On n’a pas cette culture.

Max :
Tu vois en France on a une putain de scène métal avec des supers groupes, mais elle n’est pas du tout médiatisée. Ils sont médiatisés ailleurs en fait comme GOJIRA par exemple.

Nico : C’est le business de ce milieu en France qui est comme ça. Regarde dans les pays limitrophes c’est différent. 

Max : Tu vois, nous qui habitons à côté de la Belgique, je peux te dire que les radios que l’on capte n’ont rien à voir avec les nôtres. Ils passent du rock et de tout.

Vous ne pensez pas que les générations à venir et même celle d’aujourd’hui vont se passer des médias classiques pour s’orienter sur des modèles comme Spotify, Deezer ou Youtube pour l’image ?

Nico : Quand notre génération aura un peu plus grandit, car il y a encore celle de nos parents là, on ira sur ce modèle-là oui.

Fais gaffe car j’ai l’âge de vos parents hein (rires)

Max : (rires) Il y a des gens très bien qui ont l’âge de nos parents. En fait j’espère que l’on sera acteur de ce changement-là. Ce serait hyper cool de faire naitre une scène de rock française qui soit importante dans le milieu musical français.

Nico : En France on manque de culture live et d’endroits de taille « club » de 200/300 personnes pour faire tourner les groupes.

Quels moyens vous donnez vous pour partir à la conquête de l’international, hormis le fait de chanter en anglais ?

Max : On écrit des mails en anglais aussi (rires). En Avril on va tourner aux Pays Bas, et on est en pour parler pour faire des dates en Angleterre. On essaye.

Le nom HOLISPARK est en rapport avec une fête Indienne célébrant le printemps. La nature est inspirante pour vous ?

Nico : C’est toujours en rapport avec l’énergie tu vois. La nature reprend toujours ses droits peu importe ce qu’il se passe. Cela correspond bien à HOLISPARK et son fonctionnement. Oui c’est inspirant.

Un mot sur la pochette. Où a été prise la photo et par qui ?

Max : Nous somme passé par un graphiste Polonais au nom imprononçable (rires), et il a trouvé directement l’idée. Ce fut sa première proposition.

Vous travaillez déjà sur votre prochain album ?

Nico : (rires) Non, on se concentre sur notre prochaine tournée. On travaille avec un Lighteux pour construire et proposer un vrai show lumière.

Max : C’est ça, on veut développer notre aspect visuel scénique. Habiller le set pour un faire un vrai spectacle. J’ai envie que les gens repartent de notre concert avec une super impression.

Quels sont vos disques de chevets en ce moment, vos derniers coups de cœur ? Max tu m’as déjà répondu avec EVERYDAY I DIE, mais toi Nico ?

Nico : Il y a le dernier PVRIS, ROYAL BLOOD qui est ma plus grosse claque de ces dernières semaines et ANIMALS AS LEADERS dans un genre complétement différent.

Que peut-on vous souhaiter dans un futur proche ?

Max : Enormément de succès, des avions privés pour chacun (rires). Sincèrement c’est de pouvoir réaliser nos projets et de pouvoir enregistrer plein d’albums. Ce serait le pied et surtout d’avoir un tour bus avec des toilettes. (Rires)

 

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