Entretien avec Nick Fuelling, guitariste de POP EVIL
Janvier 2018

pop evil


C’est en octobre 2016 que les américains de POP EVIL étaient passé à Paris, pour soutenir leur dernier né : « UP », telle une tornade, pour une brève interview à leur image Speed, joyeuse, insaisissable, imprévisible. Leigh (Kakaty) nous présentaient HAYLEY CRAMER nouvelle recrue aux fûts qui, outre le fait d’être jolie fille allait s’avérer être LE catalyseur qu’il manquait au groupe…ils reviennent en notre belle capitale et c’est le guitariste Nick Fuelling qui va nous présenter « POP EVIL » leur album éponyme qui sort le 16 février 2018.  Entretien.

Vous en avez fait du chemin depuis 2001, le son de ce cinquième album est massif et puissant, un vrai tsunami. Qu’en penses-tu ?

Ce nouvel album est comme une collection de sons. Aucun des titres ne sonne comme son prédécesseur. C’est une combinaison de ce que nous avons fait durant notre carrière. Les titres les plus violents sont encore plus catchy. On est rentrés plus en profondeur dans notre travail, on voulait explorer et expérimenter les sons différemment.

Vous travaillez pour la première fois avec Kato Khandwala Comment cela s’est-il passé ?

Oui, c’est la première fois que nous travaillons avec ce producteur. Il est fantastique. Il a su nous pousser à un renouveau du son du groupe. Pour capter la batterie par exemple, il y avait trois ou quatre points différents. On a eu le temps de faire toutes ces expériences en studio. Ca nous a pris 8 mois pour vraiment accéder à un résultat entre l’écriture, les pré-prod et les essais. Ca paraît long et ça l’est mais c’est un luxe qu’on a vraiment beaucoup apprécié.

Vous arrivez sans rien au studio ?

Si, on a des pré-prod, des petits trucs, mais on aime jouer ensemble c’est ce qui créé les textes, les titres, l’album.

Tu écris un peu de textes ou le job revient entièrement  à Leigh (Kakaty) ?

Je n’écris pas non. Leigh est la voix du groupe. Il doit ressentir ce qu’il va chanter, c’est à lui qu’incombe la direction des titres. Sans vraiment savoir où cela mène, nous composons et laissons la liberté à Leigh. Il n’y a pas de thème spécifique. Tout dépend de l’inspiration du moment. C’est une volonté propre de justement ne pas explorer un seul thème sur l’album. Chaque titre à son identité.

Justement, le titre éponyme de cet album me fait penser à une identité trouvée une sorte de renouveau du groupe.

Oui, effectivement déjà parce que c’est le premier album avec HAYLEY (Cramer) à la batterie. On a trouvé notre son, notre équilibre. On est enfin confiants sur la solidité de notre son. 

Hayley est le catalyseur de POP EVIL ?

Oui, elle a amené un vent de fraicheur, une personnalité passionnée. En studio, elle nous a étonnée par son professionnalisme, sa passion du rythme, ça nous a transporté. Elle a toujours expérimenté les sons d’une manière différente. Par exemple si une cymbale ne lui convenait pas, elle recommençait encore et encore jusqu’à ce que cela soit parfait. Elle est habitée par sa passion. C’est incroyable d’assister à ce genre de travail. Elle est également douée pour les claviers et a trouvé des parties au piano très intéressantes. Elle a mis sa patte dans tous les titres de cet album (rires).

Entretien avec Nick Fuelling, guitariste de POP EVIL

Photo by Yann Charles

Le dernier clip «Color Bleed » est assez violent, on y reconnaît un côté très Body Count assumé ?

Oui, effectivement, c’est la première chose qui vient à l’esprit, on nous le dit souvent. Ce n’est pas un fait exprès c’est surtout que Ice T était rappeur et c’est ce que nous avons abordé dans cette composition. Avec une agressivité et une colère rarement abordées. Unifier les gens entre eux (noir ou blanc, homme ou femme) c’est notre but. C’est un message d’équité et d’unité que nous souhaitons véhiculer.

Le mouvement #me too# dont vous faites référence, vous a touché particulièrement pourquoi ?

Ca faisait un moment que cela couvait aux USA. Nous avons une fille dans notre groupe et ça change beaucoup de choses. On assume le fait que personne ne doit être sujet à du harcèlement. On en a pris conscience d’une manière différente.

Personnellement, tu te sens plus impliqué dans la politique depuis que Trump est à la présidence ?

Je ne pense pas. En politique,  tu en choisi un et ce sont tous les mêmes c’était un « Evil » choix de toutes manières. C’est pourquoi nous défendons l’unité entre les êtres humains, peut être plus qu’auparavant.  Si les gens s’unissent, il y aura moins de dérives.

Vous avez un discours nouveau dans POP EVIL ? avant, il s’agissait d’un groupe pour le fun, j’ai bien l’impression que maintenant, vous suivez un chemin plus mature.

Effectivement, notre travail est devenu plus personnel, on a des convictions que l’on veut défendre à travers plus que quelques titres sur un album. On a des préoccupations qui font que nous ne voulons plus faire des chansons légères. Nous avons toujours eu un message positif. A présent, nous avons pas mal d’expérience à mettre au profit d’un message toujours aussi positif mais également un peu plus engagé car voir du pays créé de l’expérience que nous voulons partager.

On vous retrouve quand en France ?

Rien de calé au niveau salle mais très bientôt au Download.

One Comment

  1. […] lead vocals Dave Grahs – rhythm guitar, backing vocals Matt DiRito – bass, backing vocals Nick Fuelling – lead guitar, backing vocals Hayley Cramer – […]

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