Gudmundur Oli Palmason, (Gummi pour les intimes) est une personnalité hors du commun. Ancien batteur de Solstafir ayant défraillé la chronique lors de leur séparation bien étoffée dans les médias et réseaux sociaux et les déchirements qui en ont résulté, on en avait presque oublié l’essentiel : la musique. Il revient avec son groupe KATLA et apparaît assagi, apaisé, le calme après la tempête et ça lui va bien. Entretien…


 



Gummi, Comment vas-tu après ces mois difficiles ?

Cela n’a pas toujours été facile  mais j’ai une famille géniale et un boulot incroyable (NDLR : guide touristique) ce qui m’a beaucoup aidé. Il y a toujours des trucs qui fâchent mais tout va dans le bon sens à présent. J’ai eu mon troisième enfant en février 2016 cela me donne une nouvelle perspective de vie, un autre niveau, un autre amour. Désormais, ma vie s’articule autour de ma famille.

 

Du point de vue musical, a-t-il été difficile de créer un nouveau groupe ?

Pas vraiment. Ce qui aurait été difficile c’est de ne PAS créer un nouveau groupe. Quand l’envie est là et s’impose ça ne part pas comme cela. J’avais besoin d’un nouveau départ pour mes compos alors j’ai contacté deux de mes meilleurs amis Einar et Atli Jarl pour former un groupe. Malheureusement en raison d’agenda surchargé, Atli n’a pas pu assurer la basse mais il est une pièce maitresse de KATLA comme Hafsteinn Kjötbolla Árnason.

Quelle a été la difficulté majeure pour monter KATLA ?

La difficulté majeure lorsque tu veux faire autre chose, après 20 ans, c’est te renouveler. C’est assez flippant  mais ce sentiment a disparu rapidement car notre envie de créer est devenue un besoin. Pas pour faire plaisir aux autres mais pour notre propre désir artistique.

Ce premier album est rythmé, mélancolique, avec d’intenses passages émotionnels. Qu’en penses-tu ?

C’est une description assez précise. Nous souhaitons que l’auditeur se représente la musique en images. C’est une des raisons pour laquelle la musique et les paroles (que personne ne comprend ahah) sont tellement importantes.

Cet album est un succès. Tu le ressens comme une sorte de revanche ou une liberté dans ton art ?

Une revanche contre qui ? Pas du tout. Si cela avait été une raison de faire de la musique alors la musique aurait été à chier. Cet album est 100% sincère. Je l’ai composé avec amour et non avec haine.

Présente nous les membres du groupe

Il y a moi Gummi, je joue de la batterie et je scream sur une chanson (NDLR : à la fin)  et je parle sur une autre (rires). Je compose la plupart des textes, un peu de la musique et m’occupe surtout du visuel.

Plus important maintenant il y a Einar qui écrit la plupart de la musique, un peu des textes et a surtout réalisé les écritures du book des différents formats d’édition.

Notre coup de main de maître est notre producteur Halldór du groupe « Legend », il remplit les vides avec des tas d’incroyables sons synthétisés.

Effectivement, personne ne vas comprendre les textes (comme tu le dis) pourquoi avoir choisi l’islandais comme langue alors ?

Tout simplement parce que c’est la seule manière sincère pour nous exprimer.

katla
Quels sont les thèmes de cet album ?

l’Amour et les sacrifices qu’il implique. La vie qui triomphe temporairement de la Mort selon chacun. Et la Mort qui triomphe sur nos vies individualisées. Les liens familiaux  et comment chaque génération se bat en son temps pour son existence.

Est-ce qu’il s’agit d’un concept album ?

Pas vraiment  mais le thème commun est développé dans tous les titres, comme une sorte de fil rouge.

Le thème de la Famille est important pour toi. Pourquoi ?

Parce que j’ai enfin compris que c’est le bien le plus précieux dans la vie.

Comment as-tu eu l’idée d’utiliser un vieil enregistrement datant de 1934 de la voix de ta grand-mère sur le titre « Modurastin » ?

Tu veux dire mon arrière grand-mère. J’en sais rien, je l’ai toujours eu dans un coin de ma tête et ca matchait étrangement et parfaitement avec ce titre. La chanson qu’elle interprète s’appelle « ce que chantent les petits oiseaux », que les mamans chantent à leurs enfants en bas âge.

 

Gummi, tu es un passionné de photo et de ton pays l’Islande. Dis m’en plus sur le sujet :

La photo et l’Islande c’est la même source d’inspiration à ce projet holistique (NDLR : toutes les approches de la vie) qu’est KATLA.

Tu as choisi un visuel old fashioned pour tes photos explique moi ce choix.

Lorsque j’ai eu le titre en tête, j’ai demandé à Einar ce qu’il en pensait. Je ne croyais pas trop qu’il aimerait ce style « vieux polaroids de ma copine » mais si.  Et ca collait parfaitement avec le concept et l’ambiance de l’album. Je pensais également que Einar penserait que je voulais mettre des photos de ma copine en avant (rires) mais il a vu le potentiel artistique du projet avant tout. Nous avons le même point de vue créatif et c’est génial.

Vous avez  signé sur le Label Prophecy production. C’est le tien ?


Non pas du tout, c’est un label Allemand

J’ai lu que KATLA a été refusé en groupe métal pour figurer dans l’encyclopedie métal d’Islande ? Tu peux m’expliquer ?

Alors pas en Islande en fait c’est juste eux :  https://www.metal-archives.com il faut que tu leur demande pourquoi. Pour ma part « KATLA is metal ! »

 


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