Entretien avec Toschie, chanteur d'AUDREY HORNE

Entretien avec Toschie, chanteur d’AUDREY HORNE à l’occasion de leur passage à Paris au Petit Bain. 



Découverts en 2012 au Motocultor festival, me voici un certain nombre d’années et de concerts d’AUDREY HORNE plus tard dans le tour bus pour l’interview de TOSCHIE « le peintre des mots », leader du groupe norvégien. Un sixième album qui place la barre encore plus haut pour le groupe toujours aussi soudé, assagi mais pas trop. Entretien…


Le tour bus est impressionnant, 15 personnes au bas mot, c’est la colonie de vacances ?

On connaît bien les deux autres groupes. Alors, oui, c’est plutôt très sympa comme ambiance. On a des choses à se dire.

Le but de AUDREY HORNE a toujours été de faire plaisir à votre public n’est-ce pas ?

Yeah. Et surtout de nous rendre heureux aussi ce qui rend les autres heureux. On écrit des chansons pour nous avant tout et nous avons toujours été droits dans ce que nous voulions.  Les retours que l’on a sur « BLACKOUT » c’est qu’il s’agit d’un album festif mais on a écrit ce dernier en faisant ce qui nous plaisait et surtout ce qui est fun à jouer. Le résultat est là. Les live on adore et l’on essaye d’être le plus fun possible et avec nous c’est absolument sincère.

4 ans après le très bon « YOUNGBLOOD » Quelle est la recette de « BLACKOUT » ?

J’en sais rien du tout. Ce n’est jamais facile de faire un album, on ne sait jamais où cela nous mène mais on est tous amis depuis tellement longtemps que même si l’on est pas d’accord (parfois nous sommes tous les 5 en désaccord), on trouve toujours un terrain d’entente parce qu’on adore jouer ensemble. On a « faim » de faire de la bonne musique et c’est cela qui manque à certains groupes « avoir faim », plutôt que de gagner de l’argent et de n’être plus amis.

Alors pourquoi ce titre « This is War » ?

Lorsqu’on l’a écrit c’était le titre le plus long et « progressif » de l’album.  On a voulu des paroles assez fraternelles pour nous et notre public. Ce n’est pas un titre agressif du tout, c’est plus un titre fédérateur de « lève toi et fait ce que tu as à faire ».

Y a-t-il un thème principal autour de « BLACKOUT » ?

Pas vraiment. Depuis les trois derniers albums, nous écrivons notre musique chacun de notre coté et on met tout en commun ce qui donne de bons résultats. Le but est d’avoir une bonne connection à chaque titre pour que tout s’articule parfaitement. On met les mots sur la musique, on les traite comme un instrument et pas forcément comme une idée globale de chanson au départ qu’il faut caler sur la musique. De ce fait, les mots ne veulent pas dire grand chose dans un sens mais ils collent parfaitement à la musique. C’est plus important pour moi d’entendre le son des mots que leurs significations dans un sens. C’est comme peindre avec les mots.



Les paroles de « AUDREREVOLUTION » parlent de  « 666 notre constitution » qu’entends-tu par là ?

C’est notre liberté. Notre révolution n’est pas nouvelle, c’est de faire ce qu’on veut. 666 dans la culture moderne est un symbole de rébellion contre l’etablishment et la religion. De plus, j’aime le rythme de ces mots 6-6-6.  Par exemple, c’est comme lorsque l’on a intégré Johan de Amonth Amarth dans le clip « Out Of The City », c’est casser les codes et les règles. Faire ce qu’on veut. 

Le public parisien est toujours au rendez-vous depuis 2012, de votre côté, depuis quand avez-vous ressenti cet engouement ?

Depuis le premier HELLFEST 2012.  Nous étions les premiers à passer le matin et nous étions sûrs que personne ne serait réveillé et d’un coup tout le monde est arrivé et on était très surpris du nombre. Ensuite le deuxième HELLFEST sur la mainstage a été énorme et les fois suivantes en France, il y a eu de plus en plus de gens. Lorsque je discute on me dit très souvent que c’est depuis le HELLFEST qu’on nous connaît.

En France c’est étonnant car on pense que c’est pas trop le public pour le hard rock old school, mais on se trompe. En Norvège il y a un gros marché pour des groupes comme nous. Là-bas c’est très « trendy », très mode, on doit être à la pointe de tout. Les médias sont à fond sur l’ électro et la pop. Si tu es une nana  que tu gardes ton nom et que tu fais de l’electro c’est jackpot pour toi (rires). Il n’y a pas de médias pour le rock  old school.

Les générations se suivent et ne se ressemblent pas ?

La nouvelle génération n’écoute pas d’albums. C’est leur truc. Le gouffre entre les générations. Lorsque j’étais ado, ma mère n’appréciait pas que ce que j’écoutait et c’est normal que nous ne soyons pas d’accord, c’est la différence de génération. MOTLEY CRUE c’était mon truc pas le truc de ma mère. Ca m’aurait fait bizarre qu’elle aime. On doit respecter les générations.

Quelle est l’essence du groupe AUDREY HORNE en 2018 ?

Dans les débuts on voulait être des rock stars mais finalement on est arrivé à un point ou on est contents d’être ce qu’on est. On a des familles.  Alors, plus on a de succès plus on apprécie mais ce n’est plus le but. Le but est de faire ce qu’on veut. Et c’est ce que je fais. On est plus amis qu’on ne l’a jamais été depuis plus de 10 ans et c’est ca l’essence. On apprécie ce qu’on a. On a aussi la chance de ne pas faire de compromis, notre management respecte nos décisions. C’est super. On ne se force à rien.

J’aurai cru que tu dirais « le live » ?

Oui, c’est le live notre truc, on s’y sent comme à la maison mais j’adore aussi être en studio pour le bidouillage et l’élaboration technique, je trouve cela super intéressant.  On a intégré les deux derniers titres de l’album pour l’ambiance.


Entretien avec Toschie, chanteur d'AUDREY HORNE

Quels groupes de métal as-tu remarqué ces derrières années ?

Je suis assez actif sur SPOTIFY, je cherche toujours à connaître des choses nouvelles. J’écoute de tout mais pour être honnête le hard rock en est une petite partie. Je te citerais bien du punk/hardore comme AGAINST ME, EVERYTIME I DIE, en pop Bruno MARS et Justin TIMBERLAKE que j’apprécie beaucoup. J’aime aussi la country. J’adore  QUEEN, MOTLEY CRUE (toujours). On a fait des supers concerts avec SOLSTAFIR et VINTAGE CARAVAN également.

Les islandais…

Ils ont tous quelque chose de spécial, unique, plus que les suédois, les Français ou d’autres nationalités. Ils sont connectés avec la nature dans leur musique.  Il n’y a qu’à écouter BJORK ou SIGUR ROS, c’est spécial.



De quoi sera faite la set-list de ce soir, le coup d’envoi avec « AUDREVOLUTION » le nouvel hymne ?

Heu…non (rires) mais bien sûr on va le jouer, la set-list est axée sur le nouvel album et les 4 derniers.

Cela devient un casse tête  de choisir ?

C’est le luxe qu’on a maintenant et on doit tous être d’accord. C’est compliqué c’est sûr (rires).

La dernière pour notre Boss, où as tu mis ton T-Shirt noir de Dolly PARTON ?

A la maison. En fait je te fais une confidence, j’en ai plusieurs de Dolly PARTON. J’aime la country music et c’est la Reine.  J’ai même un jour flashé sur un girly car il me plaisait beaucoup et au moment de le porter il était tellement serré que je ne pouvais pas sortir comme ça et j’ai du me résoudre à le donner.


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