HalestormHALESTORM + WILSON


Le TRIANON – Paris


13/02/2016

 

 

 

 


 

Bis repetita et Nothing More en moins !

S’il est bien un évènement que je m’efforce de ne jamais rater c’est bien le passage de la freak family Hale et son groupe HALESTORM. Garant d’une efficacité maintes fois éprouvée par votre serviteur, Lzzy et consort reviennent dans la capitale en compagnie de WILSON pour un set qui tiendra toutes ses promesses une fois de plus.
Pour ce faire, le public parisien a répondu massivement présent en remplissant le Trianon, gage d’une soirée qui promet d’être torride. Majoritairement composée d’une population plutôt jeune, la foule se masse bruyamment dans le pit, laissant éclater ses hormones à l’entrée en scène des bucherons de WILSON.
En gravures de mode type Hipster, les gus de Detroit se présentent pour un set qui sera vraiment catchy et puissant. Cette entrée en matière propulse la soirée dans le top niveau de cette rentrée 2016 avec une  prestation musclée des WILSON.

 

february 13 2016


Ils nous servent un rock efficace et rondement mené.  Chad Nicefield , en frontman charismatique, ne lâche pas le public d’un  iota, mettant fortement  à contribution celui-ci pour donner de la voix.

Il n’y a pas à dire, les WILSON connaissent la musique et savent retourner une scène comme un gamin sa piaule. C’est nerveux, ça vous attrape par les couilles et vous fait danser un gig que vous le vouliez ou non. Même schéma qu’en 2013, la maturité en plus.
Le public adhère sans résistance. Les filles se déchirent les cordes vocales pour tenter vainement de se faire remarquer par un Chad totalement immergé dans son set. Le reste de la tribu n’est évidemment pas en reste, mouillant le maillot à l’image du bassiste et hurleur James Lascu.
Le Trianon, raz de la gueule, tremble sur ses fondations, aussi bien sous l’effet de la prestation énergique du groupe que sous l’assaut du pit en effervescence.  Après plus d’une dizaine de titres, les ricains sortent de scène sous une ovation et à la satisfaction générale. Les WILSON ont placé la barre haute. Job done !


 


 

Lorsque les lumières s’éteignent à nouveau, c’est une véritable vague d’hystérie qui s’empare de la salle. De ces vagues qui vous vrillent le tympan à coups d’aigue hormoné. Mais c’est sans commune mesure avec le deuxième effet lié à l’apparition de Lzzy sur scène, sanctifiant mes bouchons d’oreilles.
La magie opère dès les premiers accords de Bad Girl’s World, plongeant le public dans une dévotion qui ne le quittera plus de la soirée. La fusion s’opère, les fans communient, Lzzy dit la messe.

Ce soir comme jamais, ils portent bien leurs noms, c’est un véritable set au cordeau qui agit comme un ouragan de sympathie et d’efficacité. Lzzy est en grande forme. Proche de son public et affable, elle donne le meilleur d’elle-même et cela se ressent. Toujours avec cette banane accrochée au visage, les cheveux mi longs encadrant son visage jovial, elle discute avec la salle, rigole et balance quelques blagues.
Balançant des clins d’œil aux balcons ou se sont massés des grappes de fans, elle dédiera I Love You All the Time, la reprise des Eagle Of Death Metal, aux français et aux fans du monde entier, pleine d’empathie pour les victimes des attentats de novembre dernier, sur fond de lumières bleue blanc rouge.
Même traitement capillaire pour le frangin Arejay, qui arbore une coupe bien propre sur lui mais dont le coté sage ne trompe personne. Toujours aussi sur excité, il cogne comme une brute tout en sautant dans tous les sens. Il nous gratifiera d’un solo de batterie monumental à la suite de Dear Daughter, faisant le pitre derrière ses futs en invectivant la foule. Il nous ressortira ses baguettes surdimensionnées comme à son habitude. Le public en redemande, lorsque Lzzy lui conseille de ne pas « nourrir le singe car il deviendrait pire » (Ah l’amour fraternel)!
Josh
et Joe sont, quant à eux, toujours plus discrets et font le boulot. Dans la fosse, la température monte, des circles pit se forment, pas de ceux timides que l’on pourrait imaginer à un concert d’HALESTORM, mais bel et bien des couillus qui envoient du bois.

 

February 13 2016


Le public est bien dans le ton, face aux zicos qui portent tous un drapeau français accroché à leurs sangles de guitares.
Après un medley dans lequel on retrouvera du Metallica, du Papa Roach, du ACDC, et j’en passe, Lzzy s’interrogera sur la bêtise du « rappel », le trouvant obsolète, avant d’enchainer sur un Freak Like Me assassin.

C’est après un Here’s to Us  superbe qu’elle demandera si quelqu’un dans le public connaissait les paroles de I Miss the Misery, avant de faire monter sur scène l’heureuse élue. Une fois passé le cap de l’émotion, celle-ci aura remarquablement assuré le duo, laissant un souvenir impérissable aux fans (dont un indélébile à la chanteuse d’un soir).

Et voilà c’est fini. La salle se vide après que les HALESTORM aient salué leur freak army longuement, déroulant une banderole jetée sur la scène qui clame l’amour des fans pour le groupe. Une fois de plus Lzzy et sa bande ont livré un set remarquablement efficace et de qualité.
Plus qu’un concert, c’est une communion que d’assister à un concert de la fratrie Hale et consort. 1H45 de pure énergie communicative, avec un capital sympathie XXL. Que vous dire de plus ? Allez-y la prochaine fois car vous ne serez pas déçus.


 

 


Setlist

Bad Girl’s World
Love Bites (So Do I)
Apocalyptic
Scream
I Am the Fire
I Like It Heavy
Rock Show
Sick Individual
It’s Not You
Mz. Hyde
Amen
I Love You All the Time (Eagles of Death Metal)
Dear Daughter
Solo de batterie
Mayhem
I Get Off
Freak Like Me
Here’s to Us
I Miss the Misery

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