HELLFEST 2017
16, 17, 18 juin 2017 Clisson FRANCE

Hellfest 2017


Vendredi 16 juin

Myrath

Premier concert de cette édition 2017, en ce qui me concerne, et… premier coup de cœur. J’avais laissé les Tunisiens en 2012 sous le charme de leur prestation au Motocultor.
Cinq ans plus tard, c’est le même le charme est toujours là. Leur metal progressif teinté de rythmes orientaux fait toujours autant plaisir à entendre. Il n’est pas encore midi mais il fait déjà bien chaud sur Clisson, mais il est bon de constater qu’il y a déjà pas mal de monde pour venir profiter du vent de fraicheur que nous aura apporté Myrath. Après une 1ère partie plus centrée sur le dernier album « Legacy » sorti en 2016, retour à des titres plus anciens tels que « Madness » (2011) ou encore « Beyond the Stars » (2012) qui clôturera parfaitement ce set.
Pour être honnête, Myrath n’est pas le genre de groupe que j’écoute habituellement, mais il faut bien avouer qu’ils bénéficient d’un capital sympathie indéniable et que je n’ai franchement pas boudé mon plaisir de les écouter en live.

True Black Dawn

S’il y avait bien un groupe dans cette édition que je ne voulais pas louper, c’était sans conteste « True Black Dawn ». En effet, le Hellfest (et Garmonbozia) nous offrait là une véritable exclusivité dont il a le secret et à ne rater sous aucun prétexte. Il faut dire qu’ils ne sortent pas souvent les Finlandais ! Wrath (chant) débarque sur scène vêtu d’une soutane, la croix d’Ankh renversée accrochée au cou. Et là, comment dire, la magie a opéré !
Nul doute que True Black Dawn aura su conquérir le public. Certes relativement peu nombreux au regard de ce que la Temple connaîtra avec d’autre groupes, mais un public qui aura à n’en pas douter su apprécier cette offrande à sa juste valeur. D’autant que les malins n’hésiteront pas à aller piocher dans leur précédent répertoire (époque Black Dawn de 1993 à 2002) avec par exemple l’excellent « A Hymn to Grand Darkness ».
A la fois bourrin et hypnotique, bénéficiant d’un son excellent (toutes proportions gardées pour du Black bien évidemment !), ‘fin bref violent, brutal superbe ce set aura définitivement paru trop court, mais quel bonheur d’avoir pu voir True Black Dawn !

Dødheimsgard

Pratiquement un an jour pour jour après le (re) départ de leur vocaliste originel Aldrahn, nous retrouvons Dødheimsgard avec Vicotnik, habituellement guitariste, au chant. Et je dois avouer que cette nouvelle configuration ne m’a pas plus que cela convaincue. Même le public semblait circonspect. Ou alors il était concentré, à moins qu’il ne se soit fait prendre par surprise dans sa quête d’un peu d’ombre… Avec une set list aux allures de douche écossaise, piochant dans toutes les périodes du groupe de « Midnattskogens Sorte Kierne » à « A Umbra Omega » et donc passant de titres rapides et violents (qui ont sans conteste ma préférence) à d’autres plus cools, mélodiques, planants même, l’auditoire aura été bien malmené par les Norvégiens.
Entre Dødheimsgard (période Black metal pure style) et DHG (plus indus et très avant gardiste), probablement la prestation la plus schizophrène de ce Hellfest 2017. Normal c’est un peu la tendance de l’évolution du groupe me direz-vous ! Cependant, cette atmosphère n’aura, étonnement, pas forcément été mise en valeur par les mimiques largement exagérées de Vicotnik, grimé en Sâdhu.
Malheureusement, cette fois, impossible de me mettre vraiment dans l’ambiance en fait. Malgré une prestation techniquement irréprochable, il manquait quelque chose (ou peut-être quelqu’un ?). Et même si Dødheimsgard était loin d’être une découverte en ce qui me concerne. J’avoue avoir eu bien du mal à y retrouver des repères.

Corvus Corax

Autre prestation que je ne voulais manquer sous aucun prétexte : celle les Allemands de Corvus Corax. Là encore, un groupe que l’on peut qualifier de rare dans nos contrées. En effet ce n’est que la quatrième fois (en presque trente ans de carrière) qu’ils viennent fouler notre sol, et la troisième que je les vois. Puissant et festif c’est exactement ce qu’il fallait pour bien démarrer la soirée. Avec des titres en perpétuelle accélération, des binious, des cornemuses, bombardes, percussions et autres instruments tous aussi inhabituels les uns que les autres, Corvus Corax n’a pas son pareil pour emmener le public aux limites de la transe.
D’ailleurs ce dernier ne demandait pas mieux et ne se faisait pas prier pour participer et témoigner sa motivation. Bras levés en cadence, danses sautillantes, sans oublier de donner de la voix sur « Havfrue » reprise en cœur pour le plus grand bonheur des musiciens qui semblaient eux aussi s’en donner à cœur joie.
Nous aurons même droit à la reprise d’Amon Amarth « Twighlight of the Thunder Gods » en version Corvus Corax bien sur, avec leurs propres instruments donc. Différent mais plutôt sympa. Sans oublier la reprise de « Game of Throne » pour les connaisseurs. Toujours un excellent moment qu’un show de Corvus Corax.

Behemoth

Bien évidemment, on ne présente plus les Polonais. Ni leur set d’ailleurs, car c’est exactement au même show que celui de la tournée ‘The Satanist’ que nous aurons droit et au pas prêt, j’aurais envie de dire. Même le canon qui lance les petits papiers argentés était de la partie !
Mais voilà, le show est tellement puissant qu’on ne s’en lasse pas et le public était visiblement nombreux à penser la même chose à en juger par la foule massée devant la Mainstage 2. Et une fois de plus, le charme aura opéré.
On aurait pu craindre que le soleil et l’heure auraient pu impacter la prestation des Polonais, mais il n’en a rien été. Il est clair que rien ne peut arrêter la tornade Behemoth une fois qu’elle s’empare de la scène. Changement de back drop, de costumes de maquillage, fumée, lance flammes ils n’ont comme à leur habitude pas fait les choses à moitié. Du lourd, du puissant, du Behemoth quoi.

Les Ramoneurs de Menhir

Quand on ne veut pas partir avant la fin d’un concert (Behemoth tout de même…) pour aller au suivant, quand ce dernier est en Warzone, et encore plus quand il s’agit des Ramoneurs de Menhirs, la sanction est immédiate : il faut se frayer un chemin de haute lutte pour pouvoir accéder. Mais une fois la marée humaine franchie, il ne reste plus qu’à profiter de la fête.
Et inutile de dire qu’avec Les Ramoneurs de Menhirs, la fête c’est quelque chose ! Surtout que les gars avaient dû avoir peur de ne pas faire assez de bruit à eux tout seuls, ils avaient emmené avec eux le Bagad de Quimperlé. Et le mélange fonctionnera à merveille ajoutant encore plus de puissance et en soulevant encore plus de poussière s’il était possible… Extraordinaire moment festif s’il en fut avec en prime une reprise des Punk Anarchiques Crass (« Sucks ») sans oublier bien sûr Bérurier Noir « Porcherie ».

Sabaton

Ahhh ! Le Hellfest et ses immanquables choix cornéliens. Le plus gros dilemme du week-end aura clairement été entre Marduk (que j’adore) et Sabaton (qui bénéficie d’un facteur de sympathie indiscutable tellement on est assuré de passer un bon moment). Ajoutez à cela la curiosité de voir le gagnant du concours Metallian (Laurent Fabisz) à l’œuvre et voilà qui aura pesé d’un bon poids dans la balance.
Et c’est qu’il s’en est plutôt bien sorti sur « Swedish Pagans », sans se démonter alors que Joakim Broden (chant) l’a laissé maître à bord. Le moins que l’on puisse dire c’est que les Suédois ont, une fois de plus, sorti l’artillerie lourde avec la batterie installée sur un tank.
De la pyrotechnie, des vidéos sur écran géant en font de scène, un jeu de lumières aux couleurs d’Ik.. enfin, de la Suède, un public nombreux et en total synchro, scandant « Sabaton » ; ils avaient de quoi pour les Suédois avoir le sourire d’une oreille à l’autre !
Mais en vrai, a-t-on, ne serait-ce qu’une seule fois, vu Joakim Broden se départir de sa bonne humeur légendaire et tellement contagieuse hein ? Et bien ce ne fut encore pas pour cette fois ! On dira ce que l’on voudra mais peu de groupes peuvent se prévaloir de mettre une telle ambiance. Indéniablement Sabaton maîtrise l’art du show. Ajoutez à cela une set list qui bastonne du début à la fin, un vrai bon moment qui ne pouvait bien sur pas se terminer sans « To Hell and Back » !



Samedi 17 juin

Ultra Vomit

Pas particulièrement fan d’Ultra Vomit à la base, mais pas particulièrement motivée par ce qu’il se passait sur les autres scènes, j’avoue avoir cédé à la facilité de la Mainstage 2 sur ce coup-là. Finalement bien m’en aura pris puisque les bougres auront réussi à me faire passer un bon moment. C’est au son du générique des dessins animés « Loney Tunes » puis sur un extrait de « Fort Boyard » que le combo débarque sur scène : ambiance.
Un show bien en place avec humour à tous les étages, une set list bien pensée donnant la part belle au nouvel album « Panzer Surprise ! » sorti en avril dernier mais sans oublier le précédent avec des titres tels que « Les Bonnes Manière » ou, bien évidemment « Je Collectionne les Canards (vivants) ». Des intermèdes humoristiques, une super interaction avec un public qui se donne à 200 %, un wall of chiasse d’anthologie, voilà ce que l’on peut appeler une excellente façon de démarrer une bonne après-midi. La prestation d’Ultra Vomit aura été un grand bol de fraîcheur bienvenu.

Igorrr

Passer d’Ultra Vomit à Igorrr pourrait ressembler à ce qu’il serait convenu d’appeler un grand écart. Alors autant le dire tout de suite, à cet exercice je me suis totalement vautrée. Il faut dire que je suis arrivée en touriste complet sans le moindre entrainement, ni échauffement auditif, sans savoir le moins du monde à quoi je devais m’attendre et avec pour seul moteur quelques critiques dithyrambiques que j’avais entendues.
Peu sensible au metal symphonique à la base, ce sont les parties lyriques qui m’ont fait totalement décrocher. J’ai donc jeté l’éponge, laissant les connaisseurs (visiblement en grand nombre sous la Temple) apprécier la performance, en me disant que j’allais creuser l’affaire et peut-être réitérer l’expérience mais dans d’autres conditions que debout sous une tente de festival. Pour un baptême c’était peut-être un peu sauvage…

Frank Carter & The Rattlesnakes

Retour à la Warzone qui cette année nous réservera décidément de bien bons moments pour Frank Carter & The Rattlesnakes. La Warzone, que Frank Carter lui-même qualifiera d’ailleurs de meilleure scène du festival. Débordant d’énergie, il débarque au son de la bande originale d’Ennio Morricone « Le Bon La Brute et le Truand », embrayant directement sur « Juggernaut » avec une énergie qui donnera le ton, allant même jusqu’à terminer le titre porté par le public. Les Anglais ont visiblement bien l’intention de démonter la Warzone et la fosse est toute prête à les y aider.
Entre les nuages de poussière témoins d’une activité plus que débordante et le circle pit jusqu’à la régie sur « Jackals », la mission sera largement accomplie. Sur scène, Frank Carter et ses comparses ne se ménagent pas. Nous aurons également droit à « Paradise », tout spécialement dédicacé aux victimes des attentats du Bataclan et Manchester Arena, pour tous les gens qui sont allés à un spectacle et n’ont pas eu la chance de rentrer chez eux. Titre que Dean Richardson (guitare) ira jouer au plus près du public, juché sur les crash barrières.
Un vrai coup de cœur pour Frank Carter & The Rattlesnakes que je voyais pour la première fois, mais pour sûr pas la dernière. Car contrairement au titre qui clôturera ce set, « I Hate You », nous on vous adore ! D’ailleurs ceux qui le souhaitent pourront les retrouver à Rock en Seine.

 

Un peu en manque d’inspiration en ce début de soirée, j’allais trainer du côté de Altar pour jeter une oreille à Pain Of Salvation. Pas fan de prog, j’ai eu franchement du mal à accrocher. Le temps d’écouter deux ou trois titres, et d’entendre Daniel Gildenlöw se moquer gentiment de l’auditoire qui criait trop mollement à son goût : « ça c’est un cri de Français, et si vous essayiez le cri Sud-Américain plutôt ? C’est pareil mais deux fois plus fort » ! Du coup la réaction ne s’est pas faite attendre.
De mon côté, je décidais de quitter les Suédois et d’aller jeter une oreille vers la Mainstage 2 où se produisait Apocalyptica. Le but étant de mettre à profit le temps qui me restait avant d’aller rejoindre la Warzone pour Agnostic Front, c’est en fait de loin et principalement en regardant les écrans géants que j’assistait au concert des Finlandais. Par contre, surprise ! Il s’agira d’un immense bon en arrière vers le premier album d’Apocalyptica sorti en 1996.
En effet, le set sera totalement dédié à des reprises de Metallica adaptées pour violoncelles et entièrement instrumentales, le public ayant la charge de s’occuper de la partie chant. Retour aux sources donc qui au final et contre toute attente donnait un rendu carrément incroyable. « Enter Sandman », « Master and Puppets » « Creeping Death », les titres s’enchainent.
Le public hyper réactif chante, frappe des mains et semble ravi. L’ambiance est vraiment bon enfant, mais il est, presque malheureusement, l’heure d’aller rejoindre la Warzone. J’avoue que si je n’avais pas dû partir, je me serais volontiers faufilée plus avant pour profiter vraiment de l’ambiance ce qui n’est pas le cas lorsqu’on se trouve éloigné de la scène.

Agnostic Front

Direction donc la Warzone au pas de course pour retrouver un des fleurons du Hardcore, le groupe emblématique de la scène New-Yorkais, Agnostic Front. J’arrive juste à temps et retrouve avec amusement la bande son de « Le Bon, la Brute et le Truand ».
Décidément quel succès ! Le combo attaque sévère d’entrée de jeu avec un « The Eliminator » bien énervé. Roger Miret (chant) réclame régulièrement des circle pits. Résultat, la poussière envahit à nouveau la fosse au point qu’elle n’a même plus le temps de redescendre. D’ailleurs on va dire que c’est la poussière qui à totalement fait foirer le wall of death sur « Take me Back » n’est-ce pas ?
Un wall of death visiblement tellement désordonné qu’il sera qualifié de « French way » par Roger… Et bim ! De son côté, Vinnie Stigma (guitare) est totalement déchaîné. Et si Roger apparaîtra par moments à la peine au niveau vocal, il s’avèrera par la suite qu’il s’agissait en fait d’un problème technique de micro qui s’aggravera nettement en fin de set. Quoi qu’il en soit, de « My Life My Way » à « Gotta Go » (reprise en cœur par le public) en passant par « For My Family » ou « All Is Not Forgotten » nous aurons droit à un véritable florilège de hits qu’Agnostic Front nous envoient tel une volée de crochets en pleine tronche. Probablement la palme du plus grand nombre de titres joués dans un set de ce Hellfest 2017 ! Visiblement heureux d’être là devant ce public d’agités, Roger avouera même « Je me sens comme à la maison dans cette prison (la Warzone) ». Et comme si leurs propres titres n’y suffisaient pas nous aurons droit à deux reprises dont celle de « Blitzkried Bop » des Ramones en clôture, histoire de nous achever bien comme il faut. Mission accomplie !

 

 

Suicidal Tendencies

Très honnêtement la fatigue commence à se faire sévèrement sentir lorsque j’arrive sur la Warzone pour assister au concert de Suicidal Tendencies. Les Américains démarrent au quart de tour et parviendront à maintenir la cadence sur toute la longueur du set. Mike Muir (chant) et ses acolytes, courent dans tous les sens. Enfin, à part bien évidemment Dave Lombardo (ancien batteur de Slayer) qui reste certes acharné mais néanmoins coincé derrière ses fûts.
Alors que dans la fosse c’était la guerre, je restais légèrement à l’écart. Du coup un peu moins dans l’ambiance, mon esprit commençait à décrocher lorsqu’il s’est méchamment fait rappeler à l’ordre aux premières notes de « War Inside My Head » puis par le nuage de poussière dégagé par le circle pit qui s’en est suivi. Et ce n’est pas « Subliminal » à la suite qui aura fait baisser la pression. Malgré tout je décide d’opérer un repli tellement l’air empli de poussière devient irrespirable.



Dimanche 18 juin

Motionless in White

C’est totalement par hasard que je me retrouvais devant Motionless In White en ce dimanche. A l’origine je voulais aller voir Regarde les Hommes Tomber sous la Temple, mais la tente étant pleine à craquer, j’avais renoncé.
A la place je décidais d’aller me promener et d’errer de scènes en scènes. Dommage pour Regarde les Hommes Tomber, mais finalement, ce fut une bonne chose car mes pas me portèrent vers la Mainstage 1 et j’y suis restée scotchée. Originaire de Pennsylvanie, Motionless In White propose un mélange assez sympathique constitué d’une bonne base de metalcore, saupoudré de métal Indus et de gothique (particulièrement au niveau du look qui n’est pas sans rappeler quelques peu Marylin Manson).
Un cocktail rafraîchissant et suffisamment efficace pour faire sauter le public venu en nombre parfois même sans avoir besoin de le demander comme sur « Reincarnate ». De la poussière, des lances à incendie pour rafraîchir le public, du bon son et un set bien puissant. Finalement, voilà comment on transforme une déception (de ne pas avoir pu voir Regarde les Hommes Tomber) en bonne surprise !

 

Devildriver

C’est un Dez Fafara tout barbu et tout sourire qui prend possession de la Mainstage 2 en cette fin d’après-midi. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les choses n’auront pas traîné. A peine les premiers accords sortis, que déjà toute la fosse se met en action : sautant, remuant, gesticulant.
Les Américains n’ont pas grand-chose à faire pour que le public réponde présent. La motivation du quintet transpire à grosses gouttes. A n’en pas douter ils ont décidé de frapper encore plus fort que lors de leur dernier passage sur les terres Clissonnaises en 2012 (sur cette même Mainstage 2) qui avait laissé dans toutes les mémoires un circle pit d’anthologie.
Les maîtres sont là et entre mosh pits et slam de licornes, ça va fumer ! Et d’ailleurs, ça fume au sens propre. A tel point qu’il en deviendra difficile de voir ce qu’il se passe sur la scène. Comprenant bien que le rideau de poussière n’allait pas redescendre de sitôt, je décidais de modifier mon angle d’approche pour le rendre un peu moins frontal. Peine perdue en fait.  Ce fut puissant ce fut brutal ce fut énorme !
Pour ne pas faillir à sa réputation, le public se lancera dans un wall of death assez impressionnant sur « Meet The Wretched », le dernier titre. Avec une set list sans réelle surprise mais efficace et ratissant large de « I Could Care Less » (Devildriver 2003) à « Daybreak » (Trust No One 2016) en passant par l’incontournable « Clouds of California » (The Last Kind Words 2007), nul doute que chacun aura pu y trouver son compte. Il n’y a pas à dire, Devildriver nous en aura fichu plein les oreilles (plein les yeux et les narines aussi par la même occasion…) et c’était bien bon.

 

End of the Line – 2005

Not All Who Wander Are Lost – The Last Kind Words 2007

Grinfucked – 2005

Cry for Me Sky (Eulogy of the Scorned) – Devildriver 2003

 Daybreak – Trust No One 2016

I Could Care Less – Devildriver 2003

Before the Hangman’s Noose – 2005

Clouds Over California – The Last Kind Words 2007

Ruthless – Winter Kills 2013

Meet the Wretched – Devildriver 2003

 

Equilibrium

Retour sous la Temple pleine à craquer pour retrouver les Allemands d’Equilibrium et leur Folk/Black metal aussi pêchu que dansant pour voir s’ils vont pouvoir nous décoller la poussière des oreilles. Ils y parviendront haut la main à grand coups de riffs acérés. L’ambiance promettait d’être au top : le groupe n’avait même pas encore foulé la scène que le public était déjà bien chaud. Inutile de dire que lorsque le groupe a déboulé cela a tourné direct à l’ébullition ! Equilibrium est de retour pour une troisième participation sur les planches du Hellfest. Mais cette année, c’est forts de leur album Aramageddon sorti en 2016 largement mis à l’honneur et avec un nouveau bassiste, Marcus Riewaldt/Makki, qu’ils reviennent.
Malgré tout, des titres plus anciens tels que « Unbesiegt », « Blut Im Auge » (Saga 2008) et son wall of death ou encore « Heimwarts » ne seront heureusement pas oubliés.
Devant un public tout ce qu’il y a de plus remuant, pogotant ou bras levés frappant dans ses mains et reprenant en cœur, les Allemands exultent littéralement. Face à tant de ferveur ils mettront toute leur énergie afin de ne pas se trouver en reste. Faisant preuve d’une belle complicité sur scène et avec le public. Une fois de plus Equilibrium nous aura prouvé que non seulement ils sont une valeur sure, mais surtout que leur « German epic metal » comme ils l’appellent n’a assurément rien à envier à leurs voisins plus au nord.

 

Prey – Armageddon 2016

Heimat – Armageddon 2016

Waldschrein – Erdentempel 2014

Blut im Auge – Sagas 2008

 Karawane – Erdentempel 2014

Zum Horizont – Armageddon 2016

Born to Be Epic – Armageddon 2016

Helden – Armageddon 2016

Unbesiegt – Sagas 2008

Encore:

Heimwärts – Sagas 2008

Eternal Destination – Armageddon 2016

Prophets of Rage

Crée en 2016 et formé de musiciens de groupes aussi mythiques que Rage Against The Machine, Cypress Hill et, Public Enemy, c’est en toute logique que le combo va nous proposer des reprises de ces trois groupes de légende.
C’est poings levés et toutes sirènes hurlantes dans un décor rouge et noir (couleurs du nouvel album éponyme à paraître le 15 septembre prochain) que le coup d’envoi sera donné avec « Prophets Of Rage » de Public Enemy.
D’entrée de jeu on sent que les Américains vont nous la jouer façon bulldozer qui éclate tout sur son passage. On le sait, on l’espère en tout cas. On est prêts pour cela. D’ailleurs lorsqu’après une rapide présentation du groupe, Chuck D. envoie « Testify » (RATM) c’est tout le public qui se met à jumper formant une véritable vague humaine. Chuck D. et B. Real, vêtu d’un keffieh rouge tenu par un turban noir tel un prince arabe, haranguent la foule.
Tous deux arpentent la scène en long et en large, investissent l’avancée pour se rapprocher du public tout en enchaînant les titres les plus incontournables de RATM principalement.
Enfin, pas uniquement puisque nous aurons droit non seulement au premier single de Prophets Of Rage « Unfuck The World » extrait du nouvel album, puis à un medley constitué de titres de Cypress Hill, Public Enemy et de House of Pain, chanté depuis les crash barrières (et là on dit merci les écrans géants…), mais également à un émouvant hommage à Chris Cornell sur « Like a Stone » d’Audioslave jouée uniquement par Tom Morello à la guitare tandis que les autres membres du groupe resteront à l’écart en recueillement.
Avant de repartir de plus belle avec l’excellente « Know Your Enemy » (RATM). Il va de soi que la fête n’aurait pas été complète sans que l’on ait eu droit à « Killing In The Name » (RATM). Donc voila, elle fut complète !

 

Prophets of Rage (Public Enemy cover)

Testify (Rage Against the Machine cover)

Take the Power Back (Rage Against the Machine cover)

Guerrilla Radio (Rage Against the Machine cover)

 Unfuck The World

Bombtrack (Rage Against the Machine cover)

Fight the Power (Public Enemy cover)

Hand on the Pump / Can’t Truss It / Insane in the Brain / Bring the Noise / Jump Around

Sleep Now in the Fire (Rage Against the Machine cover) (with snippet of Audioslave’s « Cochise »)

Like a Stone (Audioslave cover) (instrumental – dedicated to Chris Cornell)

Know Your Enemy (Rage Against the Machine cover)

Bullet in the Head (Rage Against the Machine cover)

How I Could Just Kill a Man (Cypress Hill cover)

Bulls on Parade (Rage Against the Machine cover)

Killing in the Name (Rage Against the Machine cover)

 


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