Rencontre avec un des sur-doués des fûts, Franky Costanza, le charismatique batteur de  Blazing War Machine.

 Le Marseillais a bien voulu nous accorder quelques minutes de son précieux emploi du temps à la veille du premier concert de Fleshgod Apocalypse pour sa tournée française à Puget au Rat’s dont il assurera la première partie avec Blazing War Machine. Toujours disponible et passionné, c’est avec un réel bonheur qu’on le verra officier demain ( le 7 mai au Rat’s ) dans une de ses salles fétiches . 

Il manquait au paysage métal français depuis son départ pratiquement un an, jour pour jour, de Dagoba.

Pourtant, celui qui est l’honneur du métal français, cité comme une référence par quelques uns des cadors de la scène internationale et qui a même reçu les félicitations de Tommy Lee, son mentor de Motley Crüe, consécration ultime pour lui, n’était pas resté inactif, loin s’en faut !

 

 

Franky, vraiment ravi de te revoir une nouvelle fois au Rat’s. Tu avais fait l’inauguration de cette salle magique de Puget sur Argens avec Dagoba puis tu étais revenu avec Blazing et puis en démo, tout seul.  Le Rat’s, c’est une connexion particulière pour toi ?

Franky : C’est vrai qu’on s’est tout de suite bien trouvé avec Eric*. Au départ, il nous avez programmé avec Dagoba pour l’ouverture et on a eu un bon feeling.

Eric m’avait dit, à l’époque de Dagoba, qu’il adorait ce que je faisais avec Blazing alors dès qu’il en a eu l’occasion il nous a programmé. On était sur la même longueur d’onde, humainement et musicalement, le même humour aussi. C’est avec un grand plaisir qu’on retrouvera cette salle demain. L’accueil est trop top et puis les équipes  au son et à la technique sont nickels. Quand on vient on est comme à la maison.

 Demain ce sera du bonheur. Il y a qu’un truc, c’est le jour des élections et j’espère que ça ne va pas inciter les gens à rester chez eux.

 ( * Eric Devillers, le gérant du Rat’s, concert inaugural de la salle le 2 octobre 2015 )

 

BWM en première partie de Fleshgod Apocalypse, c’est pour la date ou ça annonce une tournée ?

 

F.C : On va faire les dates françaises de Fleshgod Apocalypse. Demain au Rat’s, lundi à Lyon, mardi à Nantes puis mercredi à Metz.

D’ailleurs tout le mois de mai est booké pour Blazing. C’est la première fois. Vendredi on joue à la maison, à Marseille puis on enchaîne au  Rock Metal Camp fest  à St Hilaire les places près de Limoges le  26 et le 27 à Audincourt, au Moloco dans une très jolie salle également.

On est déjà programmé aussi dans des festivals, en septembre au Leym Fest à Leyment près de Lyon et en novembre au MusikO_Eye Fest près de Paris.

C’est bien reparti pour Blazing.

 Après la sortie du premier et unique album de BWM en 2010, autoproduit sur le label Blazing Assault, tu avais fait le pari audacieux d’une promo relancée en permanence par la sortie d’un titre par trimestre en clip, sans LP, toujours la même stratégie ?

F.C : Oui, on est toujours sur ce créneau de sortie de single. Ça nous a rapporté davantage de visibilité que la sortie de l’album. On diffuse sur les réseaux sociaux et on laisse le libre choix aux fans d’acheter au prix souhaité, en téléchargement. C’est une stratégie beaucoup plus productive. On est en prise directe et permanente avec nos fans.

Par contre, on nous a réclamé un support pour regrouper nos cinq titres. Ce sera chose faite dès demain. Le CD sera en vente à 5 euros avec deux titres en bonus en édition limitée en vente aux concerts et sur notre site avec un beau packaging à la clé.

C’est vraiment la démarche qui nous convient et qui nous laisse une totale liberté, sans compte à rendre, sans pression, sans dead line et en plus ça fonctionne totalement.

Pour en revenir au style musical de BWM, c’est quoi, plutôt Métal symphonique ou Black indus, ou les deux ?

F.C : Je dirais pas Black parce que on l’est pas assez pour les vrais fans de Black mais plutôt « Metal extrême symphonique » s’il faut absolument donner un genre. Certains nous qualifie de métal moderne, d’autres de Metal Female Front Head, à cause d’Irina.

Nous, on sait qu’on fait du métal extrême avec des influences qu’on puise un peu partout, indus notamment.

Le line-up, constitué à l’origine en plus de toi, de ton pote Phil aux claviers et de Izakar, venu de Dagoba comme toi puis de l’incroyable Irina venue suppléer Typhus au chant en 2012, de Fab en deuxième guitare et Adam à la basse est il le bon ?

F.C : Oui tout à fait, on s’entend nickel et on est très bien comme cela.

Ce qui ne manque pas d’étonner pour qui te connais un peu, c’est le décalage entre ta passion pour le Glam et ton amour indéfectible pour Tommy Lee, le batteur de Motley Crüe, et  l’image que tu renvoies, plus sombre et plus violente, avec Dagoba d’abord et avec BWM maintenant ?

F.C : C’est vrai que Dago et Blazing c’est plus sombre et plus puissant mais j’aime bien le côté théâtral du métal en général qu’on retrouve dans tous les styles, dans le glam, le power mais aussi dans le black sympho qui me passionne.

J’aime tous les styles et je m’éclate toujours quelque soit le genre, du hard au black, je n’ai pas de frontières. Je suis fan de métal et de tous ses styles, des Guns à Dimmu Borgir. J’adore Bon Jovi par exemple mais aussi Cradle et Rammstein. Je n’ai aucune limite. Le visuel c’est une partie du show, il en faut pour les oreilles mais pour les yeux aussi. Pour ça, je me suis beaucoup inspiré de Tommy Lee, mon idole, en particulier pour son jeu scénique,même si je n’atteins pas son niveau technique.

J’ai développé ma gestuelle mais sur scène je suis toujours sous influence de Tommy Lee, dans la frappe, la gestuelle et dans la connivence avec le public.

Sérial Drummer, dans tout cela, c’est un complément logique ou un soutien logistique nécessaire ?

F.C : C’est complètement ce que tu as dit en premier. Fini le temps du batteur relégué en arrière plan et qui fait des «  poum – tchak » pour soutenir le rythme,comme dans les années 70.

Maintenant, il est Front man, il est beau, il est puissant. Il est à fond dans le show.

Avec Serial Drummer, on est en plein dans cette philosophie: des fûts customisés, des tenues de scènes, des shorts et des débardeurs, à la fois jolis à voir et confortables pour le batteur. C’est le look et la puissance du jeu qui ont remis le batteur en avant. Serial Drummer, c’est tout pour le visuel et le confort du batteur.

Comme je le disais, plein la vue et plein les oreilles !

 




Tout autre chose, le traitement médiatique du métal en France, tu as noté une évolution ?

F.C : Pas du tout : rien à la télé, rien à la radio, pas même un rockeur.

Quand tu pense que Gojira, groupe français est nominé deux fois aux Grammy Awards américains et que personne n’en parle, tu te dits qu’on passe vraiment à côté de quelques choses.

En France, les chaînes cherchent essentiellement à faire du business avec de la télé réalité en apportant aux gamins qu’une approche musicale extrêmement réductrice, se contentant de Maître Gims, Magic System ou équivalent. On cherche à les brosser dans le sens du poil pour faire le max de fric et on leur fait bouffer de la merde, on commet une grave erreur.

Heureusement qu’il reste un public fidèle qui se fiche des modes et de ce qu’on veut bien lui faire bouffer. Ces fans viennent au métal parce qu’ils aiment cette musique tout simplement et ce sont eux qui le font vivre. Ce que je regrette, c’est que nos gamins aujourd’hui ne peuvent même plus entendre un morceau ne serait ce que de hard.

Quand j’avais 8-9 ans, j’ai découvert le heavy avec les ballades de Scorpions, de Bon Jovi, etc…C’est ça qui m’a amené au métal. Aujourd’hui ils ne peuvent même pas découvrir Ledzep qui n’est plus programmé. A l’époque, on retrouvait ces groupes au Top50, sans parler des émissions de De Caunes ou de Manoeuvre, aujourd’hui c’est le néant.

Pour finir, tes projets à titre perso ?

F.C : Plein de choses, Serial Drummer ça continue et je serais à l’extrême market au Hellfest mais surtout je continue ma deuxième passion : le son et le studio.

J’ai beaucoup de demandes pour les enregistrements, dans plein de style, heavy, sympho ou nu-metal  . Je prête la main à la demande si le groupe à besoin d’un batteur.

Je vais rentrer en session pour 4 groupes de genres complètement différents, deux américains et deux français.

Ça permet de vivre et de continuer dans la passion qui m’anime.

 Franky, merci encore une fois pour ta disponibilité, comme toujours et bon concert.

On se voit demain.

Leave a reply

Laisser un commentaire

Qui sommes nous

Une équipe animée par une passion commune des ambiances live, collant au plus près de l’actualité musicale. Among The Living vous fait (re)vivre des moments forts à travers ses articles. Enjoy !

Nous suivre

Among The Living © 2017
%d blogueurs aiment cette page :