Nous avons rencontrés trois des membres d’AKROMA à l’occasion de la sortie de leur nouvel album “Apocalypse”. 

Alain « Bob » Germonville : chant
Matthieu Morand : guitare, orchestration
Pierre-Yves Martin : basse

 


Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs.

PYM : Hello je suis Pierre-Yves Martin, je suis le bassiste du groupe.

AG : Je suis Alain Germonville, Bob pour les intimes (rires), je suis le chanteur. Oui Bob, c’est une longue histoire et on n’a pas vraiment le temps de t’expliquer (rires).

MM : Et moi je suis Mathieu Morand à la guitare et orchestration.

 

AKROMA est un groupe très conceptuel managé par vous deux (Mathieu et Alain), à la manière d’un MELTED SPACE, comment arrivez-vous à gérer cette troupe qui gravite autour d’un projet pareil ?

MM : On discute de la trame avec Bob, avec un concept biblique sur chaque album. Comme la bible est un gros bouquin plein d’histoires, il y a matière.
AG : C’est ça, c’est un bon gros bouquin de contes de fées et de légendes (rires).
MM : Oui c’est assez inépuisable comme source, et nos thèmes sont assez identifiables et il ne faut pas nécessairement avoir lu la bible pour connaitre. Donc la trame de notre dernier album est claire (rires). L’apocalypse est un concept un peu dangereux et usé, c’est pour cela qu’on a voulu l’aborder sous l’angle d’un requiem, une messe pour les morts. Du coup on a décidé aussi de reprendre le texte du requiem en latin tel qu’il existe et voilà le résultat.
AG : En gros tout doit disparaître. L’apocalypse c’est le retour au néant.
MM : Liquidation totale (rires)
AG : ça c’est bon… En fait on travaille beaucoup dans le commerce… (Rires). Plus sérieusement, on s’inspire de la bible pour créer des histoires.
MM : On a donc abordé l’Apocalypse par 6 thématiques (chansons) qui sont :

La destruction de la planète par les 4 éléments (Air, Eau, Feu, Terre)

La disparition de toutes les espèces animales

Et pour finir celle de l’homme.

Parlons un peu du line Up. Vous avez « recruté » Dirk Verbeuren pour la partie percussions, comment s’est faite cette collaboration ? Gros palmarès que le sien.

PYM : On ne sait pas (rires).

AG : On a pris son numéro dans l’annuaire des batteurs en fait (rires). En fait on se connait depuis plus de 20 ans, j’ai fait deux albums avec lui dans Scarve, et on apprécie de jouer ensemble.
MM : C’était à l’occasion d’un concert, on en a parlé comme ça. A l’époque il était encore dans Soilwork, et il était bien partant en fonction de son agenda. L’album a du coup éte un peu retardé car il est parti sur la tournée de Megadeth en 2016, et on a pu finaliser l’album que très récemment.
 AG : Dirk est une personne humainement au top, très accessible et humble. C’est un tueur à la batterie ce qui ne gâche rien. On a vraiment été touchés qu’il accepte de jouer sur l’album malgré son emploi du temps et sa notoriété aujourd’hui.
PYM : C’est vraiment un beau cadeau qu’il nous a fait, et en plus le boulot qu’il a réalisé sur Apocalypse est énorme.

Du coup cette place de batteur est à prendre ? Et vous envisagez de tourner ?

MM : En fait on ne tourne pas, AkromA n’a pas pour vocation d’être sur scène.
AG : On apprécie tellement notre musique, sa complexité et son rendu qu’il n’est pas possible pour nous de la retranscrire en live sans avoir des moyens énormes. Il faudrait un décor et des instruments improbables sur scène. On ne voit pas jouer du AkromA dans un bar.
MM : Depuis 2003 on fonctionne comme ça. On travaille avec des gens formidables et on est heureux d’en être arrivé là aujourd’hui et d’avoir 4 albums. Malgré qu’il y ait une forte demande de concerts, même de groupes internationaux, on ne le fait pas. C’est paradoxal c’est vrai, mais c’est notre façon de voir AkromA.
AG : On ne veut pas donner un show qui ne soit pas à la hauteur des albums. AkromA c’est trop théâtral pour être approximatif.

MM : Pierre Yves et moi on joue dans d’autres groupes plus « organiques », et on va sur scène pour se faire plaisir.
PYM : le concept d’origine a toujours été celui de faire un album uniquement.

Quel est le modèle éco d’AkromA ?

MM : Il n’y en a pas (rires). On travaille tous et on investit ce que l’on peut dans le groupe. On est déficitaire à chaque fois de toute façon.
AG : On investit là-dedans comme un gars qui investit dans un VTT pour en faire le dimanche. C’est notre passion.
MM : C’est une passion qui nous coute de l’argent, mais on se fait plaisir. On fait l’album qu’on aimerait écouter. Quoi de mieux ? (rires).

 

 


akroma 


Comment fonctionnez-vous au sein du groupe en termes de composition ? Qui fait quoi ?

MM : En fait on discute d’abord du concept, puis je compose les morceaux  que j’envoie à Pierre-Yves pour les parties basses et Alain pour qu’il compose les textes et la mélodie. Pour ce qui est de la chanteuse Laura, je lui dis ou elle devra intervenir et avec quel texte. Après on affine un peu lors de l’enregistrement.  


Combien de temps cela prend-il pour faire un disque comme Apocalyspe, de la phase de conception à la sortie finale ?

MM : Entre 3 et 4 ans.

AG : On sort quelque chose d’aboutit, et cela prend du temps.

 

Y a-t-il des titres plus difficiles à composer que d’autres ?

AG : Je butte toujours sur le dernier. Sur Seth c’était le titre sur les grenouilles, sur Apocalypse c’est le cinquième sur les animaux.

 

 

Avec APOCALYPSE, votre 4eme opus, vous amenez une fois de plus, une vision pessimiste de notre monde. Finalement vous prêchez la mise au rebut de la calamité qu’est l’espèce humaine ou est-ce juste une constatation résignée ?

AG : Notre prochain batteur c’est Bernard Minet des musclés, donc on va forcément partir sur quelque chose de plus léger à base de BBQ et de merguez quoi (Rires). Plus sérieusement, on prend la bible et on en tire une des histoires. Il n’y a pas de message ni rien.  On fait de la musique et c’est tout.
MM : Il y a forcément différents niveaux de lecture. Il n’y a pas d’orientation, mais forcement on peut retranscrire cela aux évènements qui se passent en ce moment, notamment en terme d’écologie. 

Avez-vous un projet de Clip ?

MM : Oui il est tourné et en montage. C’est Agnus Dei.
AG : Il devrait sortir avant le 12 mai, et je dois dire qu’on y a été fort.

 

Comment appréhendez-vous la scène métal française aujourd’hui ?

MM : C’est de plus en plus compliqué. Je pense qu’il y a trop de groupes, avec une explosion des labels dans les années 90 qui ont sortis beaucoup de choses de qualités très diverses. De plus la fréquentation des concerts est en baisse aussi, les gens se déplacent moins, privilégiant les gros groupes ou festivals. C’est dommage.
AG : Même à 5€ les gars ne viennent pas. Ils préfèrent rester devant leur PC.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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