Rencontre avec Laura, chanteuse/guitariste du Laura Cox Band, dans le backstage du Download Festival. Accompagnée de son groupe, elle aborde ses débuts dans la musique, son parcours de réussite et ses influences variées issues du classic rock.

 


laura cox


Tu décris ta musique comme du southern hard blues. On y sent des influences allant du classic rock au hard rock. D’on te vient cette définition ?

 

Dans le premier album, tu as des chansons où tu sens les influences ZZ Top, d’autres où tu sens un peu Aerosmith ou AC/DC. On a essayé de condenser toutes ces influences que j’ai eues en grandissant, notamment grâce à mon père. Ensuite, ma culture musicale s’est forgée toute seule, puis avec mes amis. Globalement, le southern hard blues semblait être un bon nom pour définir ce style-là, qui est issu d’un regroupement d’influences.

Actuellement, quelles sont tes influences majeures ?

Maintenant, je n’écoute plus exactement la même chose que ce que j’écoutais il y a trois ou quatre ans. Nous avons la chance d’avoir de nouveaux artistes qui émergent, surtout des américains. A l’époque, je m’inspirais énormément d’AC/DC et de Guns N’Roses. Maintenant, j’écoute plus de jeunes artistes, comme Tyler Bryant And The Shakedown. Mais j’essaye de faire en sorte qu’avec le groupe, nous soyons nos propres influences.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de commencer à apprendre la guitare ?

Bonne question ! J’ai la chance d’avoir un père anglais, qui n’est pas musicien mais qui m’a toujours fait écouter de la bonne musique. Il n’aurait peut être pas écouté tout ça si il était français, et ça a aidé. Puis, j’ai vu un film quand j’étais au collège, qui m’a bien motivée à commencer la guitare. C’est un film de Disney pas très connu qui s’appelle Freaky Friday, où le personnage de Lindsay Lohan monte un groupe de rock au lycée. Je me suis dit que j’aimerais bien faire la même chose, quand j’étais en cinquième ou en quatrième. Je devais avoir douze ou treize ans. J’ai commencé la guitare un ou deux ans après.

Est-ce que tu as toujours voulu en faire ton métier, ou est-ce que ce choix s’est imposé à toi ?

Quand j’ai commencé la guitare, je ne pensais pas du tout à l’aspect métier, mais plus à l’aspect loisirs. Je me contentais de poster des vidéos sur Youtube, et je ne pensais même pas à l’idée d’un groupe. Même quand le groupe a démarré, je ne pensais pas non plus à en vivre. Je croyais que l’on n’arriverait pas à avoir assez de dates pour tourner régulièrement. Cela s’est fait récemment. Il y a un an et demi, nous avons rencontré notre manager. Il nous a dit que nous pouvions aller plus loin et développer notre activité. Maintenant, on arrive à ne faire que ça.

Tu as commencé la guitare en solo. Pourquoi as-tu voulu monter un groupe ? Est-ce que tu as éprouvé le besoin de venir sur scène pour te produire devant ton public ?

En fait, je n’en avais pas du tout envie ! Je suis quelqu’un d’assez réservé à la base. Maintenant, c’est vrai qu’avec les concerts et la proximité avec les gens, ma personnalité s’est un peu développée. Je suis devenue vraiment plus expansive. A la base, j’étais très bien toute seule chez moi à poster des vidéos sur Youtube ! C’est ma rencontre avec Mathieu, l’autre guitariste, qui m’a motivée à monter un groupe. Il a toujours été  plus dans le contact avec les musiciens, le jeu en groupe, et l’improvisation. Sinon, j’aurais peut être encore attendu plusieurs années avant de commencer ça. On a commencé à y penser entre 2010 et 2011. Nous avons changé de lineup plusieurs fois, cela fait deux ans que le lineup final est constitué. Depuis la sortie de l’album en Mars 2017, on tourne pas mal, plus ou moins tous les week-ends.

Au sein du groupe, comment se passe le processus de création ?

Je me suis toujours sentie plus guitariste que chanteuse. J’ai toujours aimé laisser les paroles à Mathieu, l’autre guitariste. Au niveau de la composition, c’est 50/50 entre lui et moi. Ensuite, nous apportons les idées de base, la ligne de chant, et les riffs principaux. Enfin, nous effectuons les arrangements à quatre, avec notre bassiste et notre batteur.

Une partie de ton public est composée de jeunes. Quel est le message que tu voudrais transmettre aux personnes qui t’ont découverte sur Youtube ?

En fait, je ne suis pas sûre que mon public soit très jeune ! Quand je regarde les statistiques sur internet, les gens qui nous suivent sont de la génération de mes parents. Ce sont des personnes qui ont la cinquantaine et à qui ce genre de musique parle, comme c’est du classic rock.

Ce qui fait plaisir, c’est de voir un public un peu plus varié sur ce genre de festival. Là, il y a de plus en plus de jeunes, et de plus en plus de filles. Si j’avais un conseil à donner aux jeunes, c’est simplement d’essayer d’écouter le plus de musique qu’ils peuvent. Et aussi de ne jamais abandonner. Il faut sortir, aller voir des concerts, et ne pas laisser tomber le rock !


Photo @Alain AFO


Tu viens de dire que tu commençais à voir de plus en plus de filles dans le public des festivals. Est-ce que le fait d’être une femme guitariste te tient à cœur, en sachant qu’il y a une minorité de femmes dans le monde du rock ?

De plus en plus ! Avant, je ne pensais pas vraiment à ce genre de choses. Je me disais juste : « que tu sois une fille ou un garçon, tu fais ta musique, c’est pareil ». Mais, en fait, l’on se rend bien compte que ce n’est pas pareil, car tu n’es pas perçu pareil. C’est une cause qui me tient à cœur.

Je suis moi-même fan de pas mal de groupes avec des filles en frontwoman, et je suis contente de faire partie de tout ça. Je suis très flattée quand des filles plus ou moins jeunes viennent me voir à la fin des concerts pour me dire que je suis leur inspiration principale à la guitare. Ca fait vraiment super plaisir, et ça me motive à aller plus loin pour leur donner envie de continuer.

Est-ce que tu aurais des rêves musicaux à accomplir, par exemple un artiste fétiche avec lequel tu aimerais monter sur scène ?

Ce ne sont pas les groupes les plus connus du monde avec lesquels j’aimerais collaborer. Maintenant, mes influences ont un peu changé. Une de mes grandes inspirations dans le monde de la musique est Lzzy Hale de Halestorm, et si il pouvait se passer un truc sur scène avec elle ou une collaboration, je serais super contente. Maintenant, je n’ai plus vraiment d’idole, et je suis contente de partager la scène avec des personnes un peu moins connues.

Enfin, quels sont tes projets musicaux à venir ?

Nous sommes en tournée, mais ce n’est pas vraiment une tournée consécutive. Comme l’album est sorti en Mars 2017, nous avons entre une et trois dates par week-end. La semaine, on revient et on se repose. C’est un rythme un peu bizarre, mais au final ça nous convient. Actuellement,  nous sommes en train de préparer le deuxième album, que l’on devra enregistrer vers la fin de l’année, vers Octobre/Novembre. Il sortira début 2019. Nous avons également une petite tournée au Royaume-Uni qui se prépare pour la première moitié d’Octobre.

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