Rencontre parisienne avec The Living End, groupe de garage rock australien qui sévit depuis 1994. Scott Owen, Andy Stratchan et Chris Cheney, au complet, répondent à nos questions avant leur show dans la capitale et nous prouvent une fois de plus que le punk est bien vivant !

 


the living end


Cela fait bientôt vingt-cinq ans que The Living End a fait ses premiers pas. Qu’est-ce qui a changé, et qu’est-ce qui ne bougera jamais au sein du groupe ?

Chris : Et bien, pour commencer, nous avons eu pas mal de batteurs différents, mais Andy est évidemment devenu le batteur principal depuis un bon moment. A part ça, nous avons traversé des moments assez tortueux dans notre carrière en tant que groupe, ce qui ne nous a pas empêché d’attaquer un huitième album.

Scott : Nous avons eu la grande chance de parcourir le monde, ce qui a été très enrichissant. Nous avons tenté plusieurs styles musicaux, et nous nous sommes diversifiés. Il faut dire que la société aussi a changé ! Nous avons commencé pendant une période où internet n’existait pas, et nous devions passer nos coups de fils dans les cabines téléphoniques, en comptant nos pièces pour ne pas que la conversation soit coupée. Et maintenant, nous évoluons dans un monde avec du wifi absolument partout, c’est hallucinant.

C’est vrai que récemment, vos influences musicales semblent avoir changé. D’où vous viennent-elles ?

Scott : L’année dernière, nous avons fait quelques concerts avec Midnight Oil aux Etats-Unis et en Australie. Ce groupe a eu une carrière de malade, ils se sont séparés un bon moment pour se reformer ensuite. Nous avons joué environ cinq shows avec eux, et les voir sur scène a été une putain d’inspiration ! Cela fait très longtemps que nous sommes fans. Jouer avec eux a été un accomplissement énorme, et nous a permis d’avoir une interaction personnelle avec les membres du groupe. Ils sont très terre-à-terre, très solides. Ils font encore partie de ceux qui font du vrai rock, avec un important message politique derrière. Comme eux, nous avons essayé de rester au plus près du réel et d’aller à l’essentiel pour notre nouvel album. Je pense que l’on peut dire que nous avions Midnight Oil en tête pendant les enregistrements !

Parlons de votre dernier album, Wunderbar, qui sort le 28 septembre 2018 dans les bacs. Comment s’est passée son écriture ?

Andy : Nous avons commencé par écrire le plus possible, dès que l’idée de l’album nous est venue en tête. Nous habitons dans des coins du monde super éloignés, mais je me souviens que chaque jour, et surtout chaque nuit, nous écrivions des chansons de façon frénétique. Nous voulions avoir du choix, pour sélectionner les meilleurs morceaux du lot.

Chris : Ensuite, nous avons choisi d’aller en Allemagne pour enregistrer l’album. Ce qui signifiait atterrir à Berlin avec d’excellentes chansons. Pour nous, c’était une étape très importante de nous rendre à l’étranger pour enregistrer.

Les paroles de votre dernier album abordent de nombreux sujets de société. De quelle façon est-ce que la politique actuelle vous a inspirés ?

 Scott : Il y a évidemment un lien entre la situation du monde actuel et les paroles que nous avons pu écrire. Notre album précédent, appelé Shift, était un disque plus personnel du point de vue de l’écriture. C’était un album très psychologique, qui abordait des thématiques propres à chacun de nous. Un peu comme une thérapie ! Notre nouvel album Wunderbar est un retour à nos fondamentaux, c’est à dire à des chansons sociales et politiques.

Quels sont les préoccupations humaines principales que vous pouvez ressentir en tant que groupe de rock en 2018 ? Qu’est-ce que vous aimeriez dire à ceux qui vous écoutent ?

Chris : Ce qui ressort vraiment comme thématique dans notre nouvel album est la vitesse du monde dans lequel nous vivons. La technologie avance tellement rapidement, avec les Smartphones et l’avènement d’internet. Le rythme est différent de celui que nous connaissions auparavant. Je sais que nous passons pour des vieux, mais c’est pourtant bien ça !

Scott : C’est vrai que le rythme actuel est différent. Beaucoup de nos chansons parlent de la façon dont on peut se retrouver dépassé par le rythme de la vie en tant qu’individu. Parmi les autres thématiques abordées, il y a bien évidemment la situation actuelle du gouvernement américain. Il y a aussi cette chanson, qui s’appelle Not Like The Other Boys, qui parle des droits LGBT. Les paroles de ce titre font référence à tous ces enfants qui sont harcelés à l’école alors qu’ils essayent de trouver leur propre identité, leur préférence sexuelle. Pour nous, c’était important d’en parler. La musique est une super plateforme pour s’exprimer. Nous essayons toujours d’aborder les thématiques complexes comme celles-ci avec un message positif pour ceux qui nous écoutent.




Vous avez mentionné que vous vivez tous dans des pays différents. Comment s’est passé le processus de création de votre nouvel album dans ces conditions ?

Andy : Nous sommes de retour à Victoria maintenant. Au moment de l’enregistrement et de l’écriture de l’album, c’était très compliqué ! Dès que nous nous retrouvions pour nos concerts, nous nous arrangions pour rester tous ensemble une semaine de plus afin de trouver le temps de composer. Durant l’enregistrement à Berlin, nous étions ensemble 24 heures sur 24.

Quels sont vos projets pour les mois à venir ? Avez-vous des tournées prévues ?

Andy : Nous avons des singles qui vont arriver jusqu’à la date de sortie de notre album en septembre. Il y aura aussi un documentaire prévu sur le making of de l’album, qui va bientôt être disponible. Concernant les tournées, nous allons réaliser beaucoup de concerts en Australie. Nous reviendrons l’été prochain en Europe pour des shows. Maintenant, notre objectif est de nous produire. Durant cette tournée, nous avons déjà joué quelques nouvelles chansons en live, et ce n’est que le début !


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