Nous avons rencontré Fred, le puissant chanteur d’ACOD à l’occasion de la sortie de leur dernier et excellent opus The Divine Triumph. Une bien belle rencontre. 


Pour commencer, un mot sur votre line up. Il semblerait que celui-ci se soit éclairci pour votre dernier opus ?

Fred : Oui c’est vrai que nos rangs se sont resserrés. A l’aube de ce dernier album nous étions 5 musiciens, mais après quelques divergences musicales deux membres ont préféré partir dans une autre direction. Nous nous sommes séparés d’un premier guitariste il y a un an environ et le deuxième qui n’aimait pas du tout les compos du dernier opus a décidé de partir également

 

Comment on aborde un 4ème album comme « The Divine Triumph », est ce quelque chose d’acquis pour vous ou vous remettez vous systématiquement en question ?

F : C’est forcément une remise en question car tu vas proposer quelque chose de nouveau, mais c’est aussi acquis car nous sommes un « power » trio qui avons la même vision de la musique. Du coup cela a été très simple de partir dans le même sens tous ensemble. Nous sommes fans du métal extrême des années 80 et 90 comme MORBID ANGEL, DISSECTION, les premiers CRADDLE OF FILTH et nous avons à trois un espace de liberté que nous n’avions pas forcement avant. Il y a malgré tout une prise de risque car nous présentons un album un peu diffèrent de ce que nous avons fait auparavant.

 

Comment composez-vous au sein d’ACOD ? Le fait de passer en mode « trio » a t-il changé les choses dans votre façon de travailler ?

F : Complètement oui. Aujourd’hui pour tout ce qui est arrangements musicaux c’est Jérôme (Guitare / Basse) et Raph (Batterie) qui les composent, et moi je suis plus concentré sur la partie texte. Bien entendu on a un droit de regard sur l’ensemble.
Nous avons énormément travaillé sur The Divine Triumph.


Être un groupe de Métal de Marseille, c’est un atout ou un handicap ?

F : C’est vrai qu’on dit que sur Marseille c’est compliqué, pourtant il y a ETHS et DAGOBA qui ont émergés de cette scène locale. Je pense que quant on veut on peut, et que c’est compliqué dans chaque ville. Il faut se retrousser les manches et les gens acharnés y arrivent. Après le seul problème que l’on a, c’est certainement l’éloignement géographique. Nous sommes au bord de la mer et au sud de la France, et pour venir nous voir il faut tout traverser. Il ne faut pas se leurrer, il y a beaucoup plus de tournées métal dans le nord de la France que dans le sud. Nous avons aussi moins de salles, et c’est un vrai problème à Marseille.

 

Vous êtes semble-t-il très lié à Shawter de DAGOBA, pouvez-vous m’en dire plus sur cette amitié et ce qu’elle amène musicalement parlant ?

F : Shawter est un très bon pote. On l’est devenu par le biais d’un membre du groupe d’avant, et on s’est rencontrés lors de bringues sur Marseille. On a rapidement sympathisé et on a bossé avec lui sur nos précédentes réalisations. Pour moi c’est vraiment un ami proche. C’est vraiment un gros bosseur. Nous sommes tous les jours en contact et je peux te dire qu’il n’arrête pas.

 

The Divine Triumph est conçu comme un concept album. Peux-tu m’expliquer le thème de fond développé sur ce nouvel album ?

F : C’est l’histoire d’un homme qui perd sa femme et sa fille, sa raison de vivre en fait. C’est une sorte de descente aux enfers, une sorte de revisite de l’œuvre de Dante. C’est un combat transposable dans la vie de tout le monde, avec le combat de nos propres chimères lorsqu’un coup dur arrive et les réactions différentes que l’on peut avoir face à ça.  

 


acod


Il y a clairement un coté symphonique mis plus en avant sur « The Divine Triumph », notamment avec l’apport de synthés, est-ce votre collaboration avec Richard Fixhead (Ex TANTRUM) qui a engendré ceci ou est-ce une démarche du groupe ?

F : En fait nous voulions faire un concept album, et pour cela nous avons voulu habiller la musique qu’on allait proposer. Pour cela nous avons voulu ajouter des claviers à la composition, mais pas juste soupoudrés de ci de là, mais qu’ils prennent part intégrante à l’album. Avoir un petit côté cinématographique. C’est Raph qui connaissait Richard et nous a mis en relation. Richard a fait un test et on a directement été emballés. Il a un côté très old school dans son approche sur The Divine Triumph, comme les premiers CRADDLE OLF FILTH. J’adore. 

 

Difficile de vous coller dans une case (ce qui n’est pas plus mal d’ailleurs), car vous évoluez résolument dans un Death Metal de plus en plus mélodique et orchestré mais avec des pointes de Black. Comment définis-tu la musique d’ACOD finalement ?

F : C’est très compliqué. Pour moi le Death Metal c’est du DEICIDE, du MORBID ANGEL, des trucs comme ça, ou alors du brutal Death comme CANNIBAL CORPSE, donc on ne fait pas vraiment du Death Métal mais pas non plus du Black. Dans le  Black Métal il y a des codes, c’est du EMPEROR, mais nous ne sommes pas non plus un crossover. C’est difficilement cataloguable c’est vrai, on n’a qu’à dire que l’on fait du death métal tout court (rire).

 

Vous avez signé sur Jive Epic/Sony Music, c’est un signe plutôt encourageant. Comment cela est arrivé et à quoi un deal pareil vous engage-t-il ?

F : C’est très encourageant oui c’est clair. En fait lorsque nous avions sorti notre album II The Maelstrom qui était notre troisième réalisation, comme tous les groupes nous sommes allés taper aux portes des maisons de disques et autres et il s’avère que le boss de Jive Epic/Sony Music est un fan de Métal. Il a écouté et ça ne lui a pas plu du tout (rires), et il nous a dit pourquoi.  Laurent Rossi est un fan de métal extrême et Old School, et il nous a donné quelques conseils qui se sont révélés plutôt avisés et nous ont permis de gommer quelques aspérités.
Nous sommes revenus le voir avec notre EP Inner Light et il a proposé à notre manageuse de nous signer. Nous avons bossé comme des dingues pour en arriver à ce The Divine Triumph.

 

Du coup, avec cette signature, le modèle économique du groupe a changé ?

F : Oui, quand tu as une grosse machine de guerre comme Sony derrière toi, tu as carte blanche pour travailler. Du coup à la suite de l’EP nous avons pu faire ce que l’on voulait avec un budget complètement différent de celui qu’on avait en autoproduction. Cela nous a permis aussi de jouer avec des musiciens choisis comme Matthieu Asselberghs (NIGHTMARE) par exemple pour les guitares, Richard pour les orchestrations, le travail d’artwork avec une peinture de Paolo Girardi un artiste que j’adore, Nicolas Senegas un photographe qui a fait les photos de l’album avec son approche vraiment top. Voilà avec du budget  on peut vraiment bosser sans contrainte.

 

Parlez-moi un peu de votre dernier clip : le synopsis, la réalisation et la conception.

F : Nous avons contacté Igor Omodei en lui envoyant notre synopsis et notre univers musical. Nous avons choisi des lieux lourds de sens pour nous comme les falaises de Cassis, le temple de Diane à Nîmes, le lac du Salagou, Montpellier, ou dans un ancien lieu druidique entre Aix en Provence et Marseille. Le but étant que l’on ressente au travers de ce clip ce que l’on a voulu décrire dans notre musique.

 

Une tournée bientôt ?

F : En janvier avec DECAPITATED et HEART ATTACK normalement. On devrait l’annoncer bientôt avec des dates françaises et probablement des festivals.

 

Merci à toi

F : C’est moi qui te remercie et à bientôt.

 

 

 

 

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