Cet été nous nous sommes entretenu avec Benjamin Guerry, chanteur et guitariste du groupe THE GREAT OLD ONES, à l’occasion de leur passage sur scene au HELLFEST 2018. Impression!

 




Qu’as-tu pensé de ton passage sur scène?

C’était super. C’est mon 3ème Hellfest et il y avait du monde, les gens étaient au taquet. C’était un changement de Line up donc assez nouveau car je me retrouve à chanter tout seul en chant lead, je savais que ça allait fonctionner et j’étais confiant, au niveau des décorations de scène aussi… Et à priori ça a fonctionné. On a notamment eu un son excellent surtout pour la Temple, l’ingénieur du son a été au top malgré les 3 guitares à gérer.

C’est justement ton 3ème Hellfest, tu as relevé quelques changements par rapport aux anciens ?

Alors au niveau du festival en lui-même j’ai vu plus de choses que les autres fois, je me suis promené, et c’est gigantesque, on redécouvre toujours de nouveaux coins. Sinon on est toujours bien accueillis, on a les loges et l’espace artistes, les restaurants sont bien aussi. Globalement, le festival s’est toujours amélioré, il y a beaucoup de monde et c’est génial quand tu joues, après dans le festival ça met l’ambiance même si ça peut être un peu fatiguant.

Presque 10ans de carrière, car tu as commencé à composer tes morceaux en 2009. Qu’as-tu en tête en repensant à tes débuts ?

Alors oui il y a eu le travail en amont avant la création du groupe en 2010 réellement. Je trouve qu’on dégage plus de choses sur scène qu’avec l’ancien Line Up, même si on avait une alchimie certaine. Aujourd’hui on est plus dynamiques, plus violents mais on garde cette ambiance qu’on aime. J’ai l’impression que chaque changement de Line Up est excitant, je me confronte à de nouvelles idées, de nouveaux conseils, même si c’est moi qui compose tout. Je fais l’instrumental à 100% sur les derniers albums, pas les deux premiers car il y avait d’autres personnes qui sont parties maintenant, mais sinon je fais tout. A chaque changement de Line Up, il faut arriver à les faire entrer dans l’univers que je partage, et ça se passe bien à chaque fois, je tombe sur des personnes ouvertes.

L’organisation est différente entre un concert et un Hellfest ?

On essaye toujours de plaire au maximum, que ce soit un festival ou un petit concert. Ce qui change c’est surtout au niveau de l’organisation. On a peu de temps pour se préparer avant l’entrée en scène, mais on commence à avoir l’habitude à force des festivals. Et puis, si on a tout bien préparé avant c’est nickel, et une fois sur scène on oublie tout puisqu’on a seulement 40 minutes de prestation, donc on donne tout sans se poser de question.



Pour en revenir au thème principal de tes compositions, d’où te vient cette passion pour l’univers Lovecraftien?

J’ai connu H. P. Lovecraft par le jeu de rôle. J’avais un voisin qui m’a fait découvrir ça, et je vivais vraiment le jeu de rôle. Je participais à quelque chose que j’ai adoré à travers ces jeux. De fil en aiguille j’ai commencé à lire Lovecraft et à m’en passionner.

Ensuite j’ai relié ma musique à ses œuvres, quand j’ai commencé à composer tout seul. C’était comme une évidence pour moi d’écrire sur Lovecraft pour accompagner mes compos, leur ambiance me rappelait énormément l’univers Lovecraftien. C’est quelque chose qui ne m’a pas quitté depuis mes 14/15 ans. J’achète toujours toutes les BD Lovecraft, encore aujourd’hui j’agrémente ma collection. Par exemple il y a un jeu de société qui est sorti récemment. Il se joue avec des figurines en interaction avec une application qui fait maître de jeu… C’est fantastique ce qui se fait encore concernant cet univers. On trouve l’influence Lovecraftienne au sens large dans une grande partie de la pop culture.

Ce fameux voisin, je l’ai retrouvé hier au festival, on ne s’était pas vus depuis 18ans. Il ne se rendait pas compte à quel point il m’a lancé dans ce projet, et qu’il a été un point de départ du concept de ma musique. J’aurai peut-être été inspiré par autre chose, mais ce n’est pas le cas et c’est en partie grâce à lui au fond.

Pour la petite anecdote, son frère écoutait du métal et c’est chez lui que je piquais des CD que j’écoutais à l’époque.





As-tu pu apercevoir cet ami dans la fosse pendant ton concert?

Alors ce n’est pas très black métal de dire ça, mais je suis vraiment myope donc je vois à peine les gens qui sont au premier rang, et sinon ça devient un peu compliqué… Je vois l’ensemble des personnes mais sans netteté. Donc si il n’était pas au premier rang, et il n’y était pas, je l’ai pas vu.

Une petite anecdote pour finir, à part la jolie anecdote de ton voisin d’époque?

On commence à être sacrément sérieux donc les petites anecdotes rigolotes y’en a pas tellement… Mais il m’en revient une ! Là on part en tournée avec Audn, en tournée européenne. C’est un super groupe Islandais.

On a déjà tourné avec eux quand on tournait avec Gaahl’s Wyrd. On jouait à Edimburg, et pendant le concert au début, quelqu’un a shooté dans mon pied de micro pendant que je chantais. Au début je comprenais rien, j’avais pas débranché ma guitare donc elle sifflait, et je m’étais pris le micro en pleine tête, rien de grave mais déstabilisant… C’était une petite scène donc le micro dépassait un peu dans le public de devant. Et les gens avaient protégés le micro pendant ce temps, ils avaient formé un cercle pour pas l’abîmer, c’était le côté sympa de l’anecdote.


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