KATAKLYSM – Meditations

Sortie Juin 2018

Maurizio Iacono – chant
Jean-Francois Dagenais – guitare
Stephane Barbe – basse
Oli Beaudoin – batterie

 

 

 

 

 

 


Pilier de la scène extrême Death Metal québécoise aux cotés de Cryptopsy ou Gorguts, Kataklysm avait éclot aux oreilles du monde avec les cultissimes Temple of knowledge (1996) et Victims of the Fallen World (1998): les vocaux psychiatriques de Sylvain Houde le chanteur de l’ époque et la batterie  démente avaient forgé le style du groupe le Northern hyperblast.
Le groupe s’est peu à peu orienté vers un style plus mélodique influencé par le melo-death suédois, nous proposant des albums de très bonne facture comme l’excellent Prevails (2008). Le groupe de Montréal est donc de retour avec un 13éme album, Meditations, 3 ans après “Of Ghosts and Gods“.
Ce nouvel opus confirme l’orientation entamée sur l’album précédent, à savoir l’évolution vers un Groove Métal Core pas toujours très inspiré. Même si le premier titre Guillotine nous propose quelque chose d’assez réjouissant: blastbeats, riffs et chants brutaux et cette pointe de mélodie qui caractérise désormais le groupe, les choses changent dès le deuxième titre Outsider.
L’ombre de Devil Driver ou Lamb of God plane sur les compositions, ça groove, c’ est efficace, une batterie mid tempo appuie des riffs mélodico-gentillets loin d’être désagréables mais bordel ou est passé Kataklysm?  Ou est passé la folie? Heureusement le batteur Oli Baudouin nous gratifie encore de quelques beaux blasbeats sur The Last Breath I Take is Yours. La voix de Maurizio Lacono reste brutale sans être gutturale et s’harmonise bien avec la musique.


KATAKLYSM - Meditations


Narcissist avec son groove imparable (très Soulfly dans l’esprit) est excellent mais nous montre que le groupe a un peu cédé à la facilité en terme de composition, nous proposant quelque chose de plus direct et (trop?) simple.
La touche melo-death se retrouve sur Born to kill and destined to die et And then I saw Blood. Malheureusement d’excellents riffs côtoient d’autres passages un peu trop convenus et fades.
Quelques morceaux sortent du lot comme What Doesn’t Break Doesn’t Heal, lourd a souhait et dont la ligne mélodique est vraiment excellente, nous rappelant Arch Enemy ou encore Bend The Arc , Cut The Cord aux relents de The Crown.

Ainsi la qualité du contenu de ce Meditations reste trop inégale surtout si l’on compare aux compositions de leurs premiers albums. Ce nouvel opus saura certainement contenter les amateurs d’un métal core plus moderne mais risque hélas de ne pas sortir du lot en cette année 2018, tant la concurrence propose du lourd : Si vous cherchez du québécois qui envoie,je vous conseille plutôt d ‘aller écouter du coté de Beyond Creation, Augury ou First Fragment.


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