Lex KORITNI, le plus parisien des australiens est de retour sur le devant de la scène avec son 5e album de classic rock intitulé « ROLLING » qui sort le 31 août 2018 chez VERYCORDS. Entrevue bien calée au CAFE OZ de Paris, l’Australie est omniprésente et nous on aime cette coolitude absolue devant la bière de la semaine (à consommer évidemment avec modération).



Aucune nouvelles de toi depuis trois ans après « NIGHT GOES ON FOR DAYS », où t’étais-tu caché ?

(rires)… j’ai été plutôt fainéant je t’avoue. Depuis le dernier album, j’avais trois-quatre titres sous le coude et puis le temps a passé, j’ai beaucoup voyagé (Thaïlande, USA)  ce qui m’a donné aussi l’occasion de rencontrer des gens et de m’inspirer de leurs histoires pour composer.

Peut être que ton équipe internationale était également dans le même état d’esprit « summerbreak » à long terme, sont-ils aussi en France ?

Tout le monde était prêt, vraiment, sauf moi (rires)… Désolé c’est de ma faute uniquement. Chris, le batteur, est australien et vit en France et  Eddy est Français et vit en Australie…. Hormis  la localisation pas banale, on a le même rythme de travail.

On va te pardonner car ce 5e album «ROLLING »  est plutôt séduisant dans le style classic Rock, parle nous en un peu.

Comme tous les albums de KORITNI, ce n’est pas un concept album, aucune idée particulière derrière. C’est une collection de titres créés ces dernières années.  J’ai commencé à les écrire à la fin de l’album précédent, il y a donc 3 ans .

L’étape d’enregistrement est toujours une épreuve pour toi ?

Enregistrer est toujours pour moi un long travail, assez fastidieux car j’ai toutes les casquettes et je suis perfectionniste. C’est donc l’étape la plus difficile car à un moment je dois lâcher prise et décider que c’est ok comme ca. Pendant cette période, je ne peux pas du tout créer de la musique, par contre, j’emmagasine des idées.

Alors, tu veux dire que pour le prochain album tu as déjà des idées actuellement ?

Effectivement, cela me fait penser au titre «  Life Away » qui a été créé à la fin de l’album précédent et qui est celui qui  débute « ROLLING ». C’est ma chanson préférée, on l’a enregistrée en 45 mn, les vibes étaient là. Le top.

Le visuel de la pochette est-elle une métaphore de chacun de nos démons ?

Oui, tu peux voir cela comme ça. Lorsqu’on murit, on en a tous qui reviennent taper à notre porte. On en a tous dans nos placards n’est-ce pas ? C’est comme lorsque tu réalises un album, tu fais de ton mieux mais à la fin,  les dés sont jetés, tu ne peux plus rien maîtriser. Le public va aimer ou pas, quoiqu’il arrive.

Cet album est un peu plus sombre que ce que tu as fait précédemment ?

Oui surement. Les clichés utilisés communément dans le Rock sont aussi des vices que chacun passe du temps à combattre et qui nous accompagnent tout au long de la vie. Tous ces titres sont autobiographiques. Plus tu vieillis, plus tu reconnais tes faiblesses et les problèmes qui t’empêchent d’y voir clair dans ta tête.

C’est humain, je trouve que chaque dizaine d’années passées te rapprochent d’une vision de la vie plus objective, de ce fait, les propos évoqués sont plus profonds, ton travail plus abouti. Qu’as-tu appris de ces dernières années ?

(rires) J’ai l’impression que j’ai appris à reconnaitre les erreurs et à les apprivoiser. Je ne suis plus surpris comme lorsque j’étais plus jeune, je vis au jour le jour et c’est ma façon d’appréhender le lendemain.  Je n’aime pas du tout être en mode « introspection ». C’est facile de se perdre en réflexions et se considérer comme le plus important au monde, je n’aime pas cette sensation.

Finalement, la musique est ta seule porte ouverte ?

Je pense qu’il n’est pas nécessaire de penser à tout et tout le temps et analyser. La musique c’est simple, ça doit l’être en tout cas. Je prends l’exemple de Guns and Roses lorsqu’ils ont créé « Chinese democracy » ça n’a duré que quelques minutes pour plier le titre, c’est révélateur pour moi de ce que doit être la musique.

Tu n’as pas créé tous les titres de « ROLLING » aussi vite n’est-ce pas ?

Non bien sur, j’ai fait beaucoup de travail sur cet album, guitare, basse (que je ne faisais pas auparavant). Je suis maniaque et perfectionniste, la pire combinaison que tu puisses imaginer, mais c’est comme ça. Je sais tout de même écouter les autres.

As-tu une petite anecdote à nous raconter au sujet de « ROLLING » ?

(rires) oui, il y avait cet ingé-son, le pauvre garçon, que je connais depuis longtemps, il est vraiment sympa et je l’ai rendu dingue lors de l’enregistrement. Il pourrait porter plainte contre moi pour mes mauvaises blagues. Je plaisante, il me connait depuis trop longtemps, je crois qu’il avance avec sa thérapie d’ailleurs (rires).

Il y  a pas mal de guests sur « ROLLING » comment les choisis-tu ?

Ce sont des musiciens qui sont venus jouer sur l’album en tant qu’amis, c’est un peu l’esprit. La friend attitude.

De quoi est faite ta vie aujourd’hui ?

Je vit très simplement en savourant chaque instant, je n’ai rien de bizarre, de hobbies étranges, je ne me déguise pas en Michey Mouse et je ne chasse pas Buggs Bunny le week-end. J’espère continuer longtemps à écrire de la musique et apprécier ce que la vie a à m’offrir.

Les tournées t’ont manquées ?

Oui bien sur. C’est toujours comme cela lorsque tu n’as plus ce que tu avais. A présent l’objectif de KORITNI c’est trouver la bonne équipe et le temps pour repartir sur les routes.

Interview par Emmanuelle NEVEU pour AMONG THE LIVING, septembre 2018


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