THE DEAD DAISIES – THE NEW ROSES
Le Trabendo Paris
Dimanche 6 Mai 2018


Les flibustiers du heavy eighties s’appellent The Dead Daisies !

The Dead Daisies, quésaco ? Pas moins que les personnages de second plan des plus grands groupes des deux hémisphères, réunis au sein d’un seul All-Stars Band sous amphét. Le Trabendo est ardent, blindé jusque dans sa balustrade.

En guise d’ouverture, The New Roses font leur entrée avec un rock allemand pensé à l’américaine. Le jeune groupe sévit depuis 2007 à coup de riffs pêchus, à cheval entre Bon Jovi et Airbourne. Entre refrains mélodiques et touches humoristiques, les gaillards entament les réjouissances sans se prendre au sérieux. Les chansons aux airs de tubes se succèdent, tournant en dérision les clichés et autres déboires du hard rock comme dans Life ain’t easy for a boy with long hair. Timmy Rough, chanteur à la gueule d’ange et à la voix impeccable, convainc immédiatement l’audience de ses mélodies tenaces. Accompagné de Norman Bites, guitariste aux airs vampiriques tout droit sorti d’un roman d’Anne Rice, le frontman tient la route et mène la danse.





Place aux Dead Daisies, connus pour leurs tournées en guest aux côtés de KISS, Judas Priest, Def Leppard et compagnie. Du heavy métal aux sonorités old school composé au 21ème siècle, c’est possible ! Depuis 2013, le supergroupe se construit autour d’un hommage aux plus grands, empreint de réminiscences aux années quatre-vingt. Au gré de leurs pérégrinations rock n’roll, les voiles sont mises sur la capitale.

Dans une forme d’enfer, les loustics envahissent la scène avec le diable au corps, dès les premières notes entamées. Le climat devient moite, tel une jungle habitant la fosse en émoi : l’âge d’or du métal est dépeint à la perfection. Tous les tubes y passent, de Midnight Moses à Mexico, plaisantes évocations des Guns N’Roses et consorts. Les médiators se lancent et s’attrapent, avec une extase trop souvent perdue. Les Dead Daisies sont avant tout un groupe à groupies, comme le veut la tradition !

Le lineup a tout pour impressionner. John Corabi, ex chanteur de Mötley Crüe début nineties, tient le gouvernail. Showman incontestable à la démarche chaloupée, ses faux airs de corsaire accompagnent son timbre acéré, faisant écho à celui de Steven Tyler, The demon of screaming. La clique de pirates se complète avec Marco Mendoza, ex-Thin LIzzy au regard de braise, partageant des airs de Nikki Sixx ainsi qu’un don incontestable pour la basse, aux lignes rythmées et impétueuses. Toujours issu d’un groupe phare, Doug Aldrich rejoint l’équipe à la guitare, après sa présence emblématique dans Whitesnake.

Le live s’enchaine sans aucun temps mort. ‘’Kick them in the ass!’’ scande Corabi à ses acolytes. Le ton est donné, dans une joyeuse camaraderie. Au tour de Marco le bassiste de s’adonner à un bain de foule, parcourant la fosse aux mains baladeuses le temps d’un solo fabuleux. Les reprises sont à l’honneur pour le final des vieux loups de mer, entre Highway to Hell et Smoke on The Water, en clôturant les festivités sur Helter Skelter. En l’espace d’un set, la nostalgie de la belle époque du Whisky a Gogo et du Roxy s’empare de la salle. Des envies de Sunset Strip, Hollywood ou Las Vegas traversent les esprits, affichant le rock des Dead Daisies comme étant résolument aventurier, composé pour des road-trips sans retour.


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