DIR EN GREY – NAME THAT B**TCH
Le Trianon – Paris
Dimanche 14 Octobre 2018


Dir En Grey, oxymore du rock nippon  

C’est un public hétéroclite qui s’attroupe devant le Trianon, complet pour l’occasion. Et pour cause – les sauts dans l’Hexagone du fameux groupe nippon ne se font pas fréquents. En attendant Dir En Grey, le théâtre fait patienter son audience avec une demi-heure de NAME THAT B**TCH, première partie aux consonances électro.

Plus que décevant, le jeune DJ parisien se cachant derrière ce pseudonyme délivre une dubstep sans saveur. Clairement booké pour tuer le temps, le set de NAME THAT B**TCH est d’une banalité commune. A des années lumières du son de Carpenter Brut ou Perturbator, pontes de l’électro dark ! Sans la moindre touche rock, le mix de deep house remanie quelques tubes connus pour un résultat impersonnel à souhait. Inaudible et sans intérêt.

Au tour des japonais d’entrer en scène après une courte pause et quelques pintes, afin de faire oublier la première partie d’une fadeur excessive. Formé à l’orée des années 2000, le quintette de quadras ne se fait pas prier pour délivrer un prog metal atypique dès les premières notes. La salle parisienne atteint un état d’engouement proche de la transe dès l’entrée en scène de Dir En Grey.  Une hystérie que seul un groupe nippon de visual kei est susceptible de provoquer ! Au delà du simple genre musical, l’on découvre un communautarisme habitant chaque fan.


Le groupe ne validant pas les photos, nous ne pouvons les mettres en ligne….


Loin de l’univers pop souvent associé à la culture japonaise, ce groupe développe une touche dark prononcée. Entre gothique et New Wave, une agressivité découle de Dir En Grey. Durant tout le concert, une succession de visuels dérangeants défile en projection, accompagné de lumières épileptiques. Les tabous sont abordés au sein de cet univers adolescent, entre scarifications, mutilation et suicide… Face à ce défilé d’images peu évidentes, le public semble conquis. Et peu importe si le texte se déclame en japonais – les paroles semble dotées d’une portée universelle pour leur auditoire français.


Le groupe ne validant pas les photos, nous ne pouvons les mettres en ligne….


Original, insolite, le boys band ultra looké enchaîne des tubes difficilement reconnaissables dans un univers aux mille couleurs. Même étranger à ce monde particulier, si fantasmagorique,  l’on saluera la niaque sans pareille des musiciens. Kyô, chanteur au timbre modulable à l’excès, va du growl aux aigus, en passant par des hurlements peu humains ! Expressif, le vocaliste frise même avec le death metal dans quelques tubes plus vigoureux. Pleine de coffre, sa voix communicative parvient même à franchir les barrières de la langue.


Le groupe ne validant pas les photos, nous ne pouvons les mettres en ligne….

 


Chaque tube s’ouvre avec une intro de grande qualité, portée par un duo de guitaristes de talent. Plus qu’accrocheuses, les compositions parfois inspirées du metal industriel ne manquent pas de pep. Le résultat est particulier, porté par un chant s’harmonisant difficilement avec les riffs du background.
Pour des oreilles non averties plus habituées aux classiques du hard rock, un manque de musicalité peut se faire sentir. Difficilement accrocheur pour les néophytes, l’on saluera tout de même l’énergie incroyable de ce groupe de métal tout droit débarqué d’Osaka. Dir En Grey, l’expression d’une nouvelle dimension poétique ?


 

2 Comments

  1. Armel says:

    Bonsoir, ma foi c’est un live report assez juste. Par contre boys band c’est pas trop le mot et ils ne sont plus dans le visu depuis longtemps Ils ont démarré dedans oui mais en sont sortis. Sinon je trouve l’article plutôt bon sur la soirée et le concertconcert et cette première partie qui a fait l’unanimité contre elle. Mauvais choix vu ce qui passait après.
    Ils sont a découvrir vraiment. Pour les curieux deux albums : Uroboros et Dum Spiro Spero.
    Merci pour les superbes photos de Kyo ( surnommé le nain énervé )

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