Necrowretch – Satanic Slavery - Among The Living

Necrowretch – Satanic Slavery

Sortie le 14 avril 2017

 

 

Vlad – Guitars, Vocals
Ilmar – Drums 
K.Desecrator – Guitars, Basse,Vocals

 

 

 

 

 


Fondé en 2008, le trio valentinois Necrowretch délivre un métal estampillé blackened death d’une brutalité rarement atteinte pour un combo aussi jeune.

Leurs premiers albums, Putrid Death Sorcery (2013) et With Serpents Scourge (2015) leurs avaient apporté une certaine notoriété sur la scène du métal extrême.

Curieusement, c’est davantage à l’international qu’il recueille la reconnaissance, témoin une tournée qui les avait conduit jusqu’en Malaisie pour finalement peu de scènes dans l’hexagone.

Des armadas de fans les soutiennent, de la Turquie à l’Espagne ; il n’y a qu’à les suivre sur leur compte facebook pour comprendre l’engouement suscité hors de nos frontières. C’est en France qu’il  souffre d’un déficit de reconnaissance, bien injuste. Nul n’est prophète dans son pays !

Mais pour le troisième opus de l’oeuvre au noir, sorti comme un métronome, 18 mois après le précédent, le grand prêtre Vlad ( au chant et à la guitare ) et ses deux apôtres du mal , Desecrator (basse) et Ilmar (batterie) se sont donnés les moyens de frapper un grand coup.

Necrowretch repousse les limites encore plus loin.  Après 6 mois à suer sang et larmes au purgatoire de la composition, le combo se déchaîne en studio pendant 6 jours pour nous offrir une galette encore plus violente et brutale que jamais. « Satanic Slavery » sublime l’esprit du groupe à son apogée.

On en prend plein la gueule dès le premier titre qui frappe les esprits par une qualité de composition rare: « Sprawl Of Sins »,  minaude d’abord avec une intro extrêmement glauque et pesante, avant de nous arracher les tripes par un riff d’une incroyable brutalité. La rythmique n’est pas en reste avec son intensité soutenue, le tout transcendé par le chant torturé de Vlad.

Le prêtre de la mort avait prévenu :  « Quand on rentre en studio, on joue à fonds, le plus vite possible. Il faut que ce soit une descente aux enfers à l’écoute».



Les titres qui suivent, « Tredeciman Blackfire », « Satanic Slavery » et « Evil Names » s’enchaînent dans l’ultra violence .

Et parce qu’il faut bien apporter la critique,  le seul et très léger point négatif de cet album : la construction des morceaux se répète un peu. On a l’impression que ces trois morceaux sont un seul titre entrecoupé, avec plus ou moins les mêmes riffs, cependant marqués par l’originalité.

Mais on ne peut que tomber en admiration devant la surprenante  qualité d’écriture, tant des mélodies de guitare, des lignes de basse surpuissantes que de la rythmique de batterie, qui a rarement été aussi variée dans un registre de death metal.

Vient ensuite le cinquième titre de l’album, « Hellspawn Pyre », qui est probablement le plus brutal de tous. Ce titre est une monstruosité de rapidité et de brutalité, dont on peut déjà imaginer les prestations on stage déchaînées.

L’album se poursuit avec « Bestial Rites » et « Curse Of Blasphemy », dans la même veine que le reste. C’est à dire plus que correcte ( pour être tatillon ) mais qui  ne sortent pas spécialement du lot. L’album se conclut alors,au bout de 38 minutes 34 pour être précis, sur « Verses From The Depth », qui, après un début plus ou moins similaire, ralentit complètement le tempo et tranche avec l’ensemble pour donner le riff le plus pesant et lourd de  l’album, comme un pied de nez. Le tout est d’une noirceur infinie et disparaît progressivement, pour ne jamais finir.

Au final, on se sera pris près de 40 minutes de métal d’une brutalité rare, mais aussi d’une grande qualité. Dans le genre, à ce niveau, on peut parler de virtuosité avec l’excellence d’Ilmar aux fûts, la surpuissance de Desecrator à la basse et le reste pour le grand prêtre, Vlad qui déchaîne sa guitare et sa voix jusqu’à la névrose torturée de son âme.

« Satanic Slavery » est probablement le meilleur album du groupe qui confirme sa progression et enfonce un clou bien acéré dans le bois pourtant bien dur du métal extrême.

Gageons qu’il vienne enfin consacrer Necrowretch à sa juste place sur ses propres terres.

Quelques dates programmées pour le moment : le 13 mai au Lions Metal Festival, le 2 juin au Rat’s à Puget sur Argens, décidément très actif sur la scène rock, le 3 au Bandidos à Avignon et le 8 septembre au Fall Of Summer


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