Les américains de BROKEN HOPE  sont  dans la capitale pour la toute première fois en ce samedi 3 mars 2018 pour fêter les ……30 ans du groupe au GIBUS. Ni les meilleurs ni les moins bons, c’est avec une lucidité et une humilité étonnantes et qui force le respect que je vous propose de  les (re)découvrir à travers l’interview de Diego SORIA, bassiste de la formation que je rencontre au bar de son hôtel à quelques heures du show…


Diego SORIA broken hope


Tu fais partie du groupe depuis 2014, et depuis parfaitement intégré comme un « ancien » , comment as-tu rencontré BROKEN HOPE ?

BROKEN HOPE est revenu en force en 2013 c’est à cette époque que je les ai rencontrés.  J’étais dans DISGORGE et nous tournions ensemble avec DEICIDE. La complicité s’est installée et depuis, j’ai intégré le groupe, ils sont devenus des amis et l’on a jamais arrêté de travailler.

Quel regard portes-tu sur la carrière du groupe ?

La carrière de BROKEN HOPE est assez intéressante, ils tournent depuis 1988, j’avais un an. Ils ont démarré au même moment que des groupes comme SUFFOCATION, et ont fait évoluer le style.

C’est ton premier concert parisien ?

Mon deuxième. En 2013 j’avais joué avec DISGORGE au Glazart. On tournait activement à l’époque et on est arrivés pour les balances et je me suis rendu compte que mon matériel était endommagé. Je me suis retrouvé à chercher un magasin de musique pour gérer le problème. J’ai visité à l’arrache, comme cela. Aujourd’hui j’avais plus de temps et je voulais conjurer ce « sort » alors je  suis allé à Notre Dame et…. je me suis perdu (rires). J’adore Paris.

Vous semblez très soudés à vous voir sur scène et dans votre vraie vie, je me trompe ?

C’est exact, nous sommes très soudés. Je suis tellement heureux de faire partie de cette aventure avec ce nouveau line up. Il me semble surtout que l’on devient tous meilleurs d’année en année. On ne regarde pas en arrière et on est innarretables. Nos shows nous font rencontrer des tas de personnes géniales. Notre son se « poli »  avec les années. Je dirai qu’il est initialement le même mais a gagné en maturité et en modernité. Jeremy (guitariste et membre fondateur restant), Mike (batterie) et Damian  (chant) collaborent en une combinaison parfaite. Cela ressemble plus à des amis faisant de la musique qu’à un groupe de revival : « new school pour une old ceremony » comme on dit.

Le public est au rendez-vous à ce que j’ai pu voir en passant devant la salle il y a quelques minutes.

Le public ne s’y trompe pas, il sait lorsqu’un groupe ne triche pas.

A quoi ressemble ta vie à présent ?

J’ai 31 ans et depuis que je suis un gamin, je suis musicien. J’ai mon propre studio d’enregistrement  et je produits des groupes locaux car je suis Mexicain. Je travaille aussi dans un magasin de musique  à Tiguana. La localité est proche de la frontière  et de San Diego. J’habite à Mexico et je travaille aux Etats unis, je passe la frontière chaque jour.


Diego SORIA


Comment vis-tu la situation ?  j’ai l’impression que depuis Trump c’est l’enfer pour vous ?

Pour ma part, je n’ai aucun problème. Etant né aux Etats Unis, je suis donc citoyen américain. Je fais la navette depuis 15 ans. C’est plus compliqué pour les ressortissants mexicains de passer la frontière. Ils sont harcelés de questions.  Ca peut prendre 3 heures vraiment. Moi j’ai un passe, c’est pratique.

Ou trouves tu ton inspiration, ta créativité ?

Bizarrement lorsque je fais la cuisine (mexicaine ou italienne). J’adore cela. J’ai même travaillé longtemps dans un restaurant Français.  Me poser devant la mer avec un café après avoir passé du temps en cuisine, cela me ressource. Mon esprit se libère et je peux alors laisser mon imagination travailler.  Si j’écris un riff  à ce moment là tu peux être sur qu’il est bon (rires).

Quel bassiste t’as le plus influencé ?

J’ai commencé la basse grâce à Cliff BURTON (RIP).  J’apprécie tout particulièrement  Jack Pastorius, Steve Harris et Robert Trujillo. J’ai beaucoup d’influences Jazz, c’est une base importante pour moi ainsi que le fait de travailler la batterie.

As tu essayé d’autres instruments ?

La guitare, mais au moment de jouer « For wWhom The Bell Tolls » de Metallica, je me suis rendu compte que le rythme était plus important pour moi. Je me suis rendu à l’évidence que la basse était mon instrument de prédilection. Je peux tout jouer à la basse : un solo, une mélodie,  les fondations d’un morceau. C’est ce qui me plait. Le rythme.

Et tu n’as jamais été attiré par la batterie ?

C’est marrant que tu mentionnes cela car oui, effectivement lorsque je travaille un morceau je détache d’abord la batterie. C’est comme un album de coloriage lorsque tu sépares les couleurs. Ma ligne de basse s’immisce dans le morceau. Lorsque je produits je fais de la même manière : une bonne batterie et le reste.

Revenons à BROKEN HOPE. De quelle manière vous détachez-vous des autres groupes de ce style ?

La longévité et surtout la diversité des parties super speed et le groove heavy sur certaines autres. Ça te donne envie de headbanger et les moments thrash te donnent envie de t’éclater. C’est le dosage parfait. Notre dernier album « Mutilated and assimilated » est plus technique et représente bien ce que je viens de décrire.

Qu’aimerais tu que les gens  retiennent du concert de ce soir ?

La même chose que tous les autres soirs : qu’ils se soient éclatés même s’ils ne sont que 10 dans la salle car pour nous c’est le plus important avec le fait d’avoir un bon son. Si par hasard, ils se sont cassé quelque chose c’est encore mieux (rires), c’est que le concert a été trèèèès bon  !!!

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