Rencontre “express” avec Poun et Hervé de Black Bomb A à l’occasion de leur passage au HELLFEST 2018

Rencontre avec Poun et Hervé de Black Bomb A

 

A la fin de votre passage sur scène, vous avez invité votre public à aller voir Get The Shot à la WarZone, quelles sont vos affinités avec ce groupe ?

Poun : On a fait quelques dates ensembles, on a joué notamment en Allemagne avec eux, ce sont des bons potes. Ce n’est pas une amitié de vingt ans, ça fait trois ou quatre ans qu’on les connait, mais quand tu partages des scènes comme ça avec un groupe, soit ça match soit ça match pas, et là ça a matché. Ils sont super sympas et on adore leur musique, donc on ne pouvait pas ne pas leur faire de pub.

C’est donc votre 2ème Hellfest, quelles sont vos impressions par rapport à votre passage en 2012 ? Les changements ?

 

Hervé : C’est tout pareil, mais en « plus-plus ». Le festival en lui-même a pris de l’ampleur, et le public est encore plus grand, les gens sont bien plus nombreux.

Poun : Le festival s’est agrandi même s’il était déjà top en 2012. Par rapport aux festivals du début des années 2000 dans lesquels c’était sale, peu organisé, très basique, ça n’avait déjà rien à voir et c’est encore le cas.

Hervé : Déjà en 2012 on était super contents de passer, mais on passait plus tard, il y avait moins de monde. Là le public était présent, y’avait des bras levés, et ce n’était pas que des gens de passage pour manger des merguez, c’était énorme. Tout devant les mecs étaient à fond, mais nous on voulait aussi aller chercher les mecs au fond, qui écoutent le dos tourné, et on avait envie de leur dire de regarder la scène et de partager notre musique. Devant y’a les fans, qui sont venus là pour nous et c’est génial, mais sans vouloir être présomptueux je pense qu’on a réussi à toucher de nouvelles personnes et à lever de nouveaux bras et ça c’est génial.

Poun : Après notre passage sur scène, on nous a dit « enfin, le Hellfest est lancé », et ça c’est un beau compliment.




Comment vous composez vos titres ? Chacun sa tache ou travail collectif ?

Poun : Ça part d’une base où Sam le guitariste travaille beaucoup de riff, bien préparés, puis il nous ramène le tout et tous les cinq on écoute. Ensuite Arnaud et moi on se partage les paroles en se basant sur l’instru, chacun écrit ses parties. Puis pour le reste c’est tous ensembles, on essaye de garder cette unité dans la composition de nos titres et ça fonctionne bien.

Se produire sur scène, notamment au Hellfest, est-ce que ça vous impacte sur votre vie personnelle ?

Poun : *rires* Bah je rentre chez moi et c’est pareil qu’avant… Perso je trouve ça super que les gens ne me reconnaissent pas dans la rue.

Hervé : On espère surtout que l‘impact soit sur la tournée de septembre, que cela va ramener de plus en plus de fans. Notamment des étrangers, surtout grâce au Hellfest car on a constaté qu’il y en avait beaucoup, dont certains qui nous ont potentiellement connu et aimé ici. Et qui seront donc peut-être présents lors de nos prochaines dates.

Lors d’une interview récente, vous avez confié être satisfait de vos albums, mais pas à 100%, et qu’avec le recul vous avez constaté avoir évolué mais toujours pas réussi à être pleinement satisfaits d’un album, est-ce que celui de septembre répond complètement à vos attentes ?

Hervé : Alors oui cet album nous satisfait à 100%, selon moi en tout cas. Par contre on ne l’a pas encore mixé, donc on ne pourra en parler qu’à partir de septembre puisqu’on va encore le sublimer, mais je pense qu’il va toucher beaucoup de personne, il est vraiment brutal.

Poun : Oui, y’a toujours l’effervescence du nouvel album, mais effectivement il y a une étincelle sur ce nouvel album, une réelle unité, un côté pas prise de tête. Ce sont des morceaux « rentre-dedans » mais en même temps qui sont frais. On est super fiers de cet album, sans vouloir être prétentieux pour autant.

Hervé : En fait on a fini d’enregistrer l’album y’a deux mois, et on le mixe seulement dans quinze jours. On n’a jamais eu autant de recul sur un album avant de pouvoir le sublimer, et là vraiment on est fiers du boulot qu’on a fait.

Poun : On a hâte de voir le résultat final !

Et pour finir, une anecdote ou moment “spinal-tap” à partager ?

Poun : Dans chaque tournée, chaque événement, y’a plusieurs moments drôles, mais l’exemple qui me vient à l’esprit est notre rencontre avec The Exploited. En arrivant à un festival, après une longue nuit de route, on était fracassés le matin, et là un anglais se pointe et il demande de prendre une photo. Nous on était crevés, et on dit oui, on prend la photo, ils repartent, puis quelqu’un me dit que « Heu… Je crois que c’était le chanteur d’Exploited ». Et là on s’est bien marrés, c’était sympa.


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