SABATON – ACCEPT – TWILIGHT FORCE
L’Olympia – Paris
Le 16 janvier 2017

 


 


 

Les noms affichés en lettres de feu sur la devanture de l’Olympia ce soir promettent une soirée haute en décibels et riche en métal couillu. Difficile pour moi de faire l’impasse sur un passage des allemands d’ACCEPT, tant ce groupe me rend toujours aussi dingue en concert. Aujourd’hui, ils ne sont pas en haut de l’affiche, cédant leur place aux suédois de SABATON qui débarquent (et c’est littéralement le bon terme…) à Paris avec leurs artillerie et scénographie dont eux seuls ont le secret.
Mais avant d’essuyer une volée de plomb, la mise en bouche viendra également de Suède avec les TWILIGHT FORCE et leur power métal elfique à vous faire pousser les oreilles.

C’est donc devant un Olympia qui finira péniblement à faire le plein, la faute à l’heure d’ouverture des portes, que TWILIGT FORCE fera son entrée sous les timides acclamations des furieux arrivés à l’heure.
J’avoue que c’est pour moi une découverte que ces suédois déguisés en malandrins de grands chemins dont seules dépassent les oreilles pointues de foulards dissimulant leurs visages. Bien que n’étant pas forcement fan du côté « épique/heroic fantasy » dans le métal, les suédois m’ont mis une bonne raclée tant la qualité des musiciens est indéniable.
La joie visible des gus à se produire sur la scène parisienne fait plaisir à voir et contribue largement à leur succès ce soir, en plus de la qualité de leurs interprétations. Le jeu est précis et efficace, l’imagerie bien en place et les rôles bien tenus. Les titres font mouches dans la salle. Même si le style me rappelle trop un HELLOWEEN d’une époque bénie et révolue, la maestria des musiciens, et en particulier des grateux, m’a laissée admiratif. Chrileon a, quant à lui, une voix magnifique. Les 6 musiciens laisseront un Olympia bien en température avec à peine six titres pour faire le boulot. Malgré la brièveté du set, pour ma part, ils auront probablement acquis à leur cause un bon nombre de spectateurs pas forcement venus pour eux, et c’est plutôt une belle prouesse. Bravo !



C’est devant une salle dorénavant quasiment comble que les teutons d’ACCEPT prennent place pour un set qui sera une fois de plus magistral (et court…trop court).  Ouvrant sur Stampede, Hoffmann et sa bande donnent, d’entrée de jeu, le ton. Le son est énorme et remarquablement bien balancé malgré sa puissance. Les lights sont somptueuses et les lascars s’en donnent à cœur joie. Tout est millimétré, Hoffmann est dans la démonstration et c’est bien ce que son public attend de lui. La banane sur la figure, Wolf fait le show comme à son habitude, en parfait virtuose de la 6 cordes.
Stalingrad vient faire tomber les dernières réticences, s’il y en avait, que pourrait avoir un fan de SABATON, avec son refrain et sa mélodie rudement efficace.  C’est un véritable déluge de décibels qui s’abat sur l’Olympia, ne laissant aucun répit au public. La setlist est ultra efficace, enchainant le redoutable Restless And Wild au groovy London Leatherboys,  et laissant les vieux fans comme moi sur le carreau.
Je suis aux anges. C’est à chaque fois la même histoire avec eux : je me reprends mes années 80 en pleine gueule, mes poils se dressent et je jubile comme un ado. Mark Tornillo fait le boulot, et cela depuis longtemps, même si je trouve qu’il est un peu « court » sur certains titres. Mais je chipote, et Princess Of The Dawn vient me cueillir, comme l’ensemble de la salle, par son rythme langoureux annonçant une branlée que l’on sait inéluctable. Le refrain est assassin, les envolées de guitares somptueuses, le chorus jouissif. La salle est conquise.
Comment vous décrire l’hystérie qui s’empara de moi lors des premiers craquements annonçant l’imparable Fast as a Shark ? Seuls ceux qui ont vécus au moins une fois cette expérience live de ce  titre emblématique des allemands peuvent me comprendre… Mon froc ne s’en remet pas.
Et à mon émoi de continuer avec Metal Heart… je suis en mode « cure de jouvence », et je prends un pied monstrueux.
Teutonic Terror viendra actualiser la setlist, avec un refrain repris en chœur par la salle (vous me direz, cela fait un moment que l’Olympia chante avec les teutons). C’est le traditionnel Balls To The Wall qui viendra clore cette prestation sans faute et mémorable d’ACCEPT, avec une salle debout du sol au balcon reprenant d’une seule voix, et les baloches bien accrochées, ce refrain à faire marrer un eunuque.
Quel concert ! ACCEPT vient une fois de plus d’assener une leçon au public parisien, une de celles qui donne du fil à retordre au groupe qui suit.



Photos HD

C’est sur une bande d’In the Army Now de STATUS QUO que le set commence, hommage certain à   Rick Parfitt, récemment disparu. S’en suit The March To War sur lequel deux soldats entrent en scène en mode démineurs. Le ton est donné, il va y avoir du « spectacle » coté scénographie.
C’est avec Ghost Division et dans un décor de plage de débarquement que Joakim Brodén et son unité vont ouvrir les hostilités. Coiffé d’un casque de soldat, et pourvu de son inaliénable paire de lunettes de soleil qu’il commence ses pitreries pour le plus grand plaisir des fans présents dans la salle.
Sparta verra le même Joakim, coiffé d’un casque Sparte et d’une cape rouge, prendre la pose alors que derrière lui une cohorte (oui je sais c’est romain mais bon…)  de vaillants spartiates (en fait juste 4) pointeront fièrement leurs lances face à un envahisseur imaginaire. Oui on est dans le grand guignol, mais on est aussi venu pour cela.
Le public adhère dès le début. La salle est visiblement sous le charme malgré un son vraiment pas à la hauteur. Alors que les deux premiers groupes avaient un son fort mais clair, SABATON lui nous sert une balance brouillonne.
La setlist est bien fournie, balayant assez largement l’ensemble de la discographie du groupe. C’est Tommy Johansson qui tient la guitare, en remplacement de Thorbjörn Englund qui les a quitté le à la fin de l’année 2016, montrant une fois de plus l’instabilité du groupe en terme de line up. Mais peu importe, ce soir les musiciens sont en phase et le set est carré malgré ce son que je trouve vraiment déplorable.
C’est festif, grandiloquent. Sur Resist and Bite,  Broden nous fera même une digression sur un fond de Beat It de M. Jackson. On aura même le droit à un débarquement de soldats sortis des décors en forme de barges sur le côté droit de la scène.
Les suédois finiront sur un To Hell and Back qui marquera la fin de ce set qui aura convaincu la masse de fans hystériques présents dans le pit. SABATON au complet viendra saluer son public sur un fond de Masters of the World qui viendra mettre fin à ces 1h30 de communion.

C’est bien chauds que les spectateurs sortent affronter les morsures de la nuit glaciale qui les enveloppe au sortir de l’Olympia. Pour cette fois, l’Est nous aura envoyé une vague de chaleur sous forme de métal en fusion.



Photos HD

 

Setlist Twilight Force

Battle of Arcane Might

To the Stars

Riders of the Dawn

Flight of the Sapphire Dragon

Gates of Glory

The Power of the Ancient Force

 

 

Setlist ACCEPT

Stampede

Stalingrad

Restless and Wild

London Leatherboys

Final Journey

Princess of the Dawn

Fast as a Shark

Metal Heart

Teutonic Terror

Balls to the Wall

 

Setlist SABATON

Ghost Division

Sparta

Blood of Bannockburn

Swedish Pagans

Carolus Rex

The Last Stand

Far from the Fame

Winged Hussars

The Final Solution @Info[ballad version]

Resist and Bite

Night Witches

The Lion From the North

The Lost Battalion

Union (Slopes of St. Benedict)

Rappel

Primo Victoria

Shiroyama

To Hell and Back

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