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 Entretien avec Gart et Jules, guitariste et bassiste du groupe TANKRUST, à l’occasion de la sortie de leur dernier opus The Fast Of Solace.

Hard-Rock Café de Paris – 17 décembre 2015

  


 

Avant de commencer l’avalanche de questions, pouvez-vous vous présenter ?

Gart : Hello, Je suis Gart guitariste leader du groupe.

Jules : Et moi Jules, le bassiste.

TANKRUST est un projet issue d’un autre groupe, avec des modifications de line up si je ne me trompe pas ?

Gart : C’est bien ça oui. En fait il y a eu un gros changement de line up à l’époque, et la formation actuelle date de 2013. Nous sommes tous des copains, avec Schuff (batterie) qui nous a rejoint en dernier.  Avec l’ancienne formation, TANKRUST était plutôt Thrash, et aujourd’hui nous allons dans beaucoup de directions avec les différentes influences des uns et des autres. 

Du coup vous êtes estampillés Thrash-Hardcore alors que, personnellement, je trouve que vous êtes plutôt Thrash-Death.

Gart : Oui tu as raison, ce n’est pas faux.

Du coup d’où vient ce nom de TANKRUST ?

Jules : TANKRUST signifie en fait « réservoir rouillé » (en anglais). Et je trouve que c’est l’image qui colle parfaitement au groupe du fait de nos diverses influences Old School, avec un son modernisé. En gros c’est faire du moderne avec de l’ancien.

Quand on regarde votre profil Facebook on remarque que l’humour est omniprésent sur vos posts. C’est une façon de fonctionner chez TANKRUST ?

Gart : C’est tout à fait ça : on ne se prend pas la tête.

Jules : L’état d’esprit du groupe c’est de positiver. TANKRUST : ce sont des potes qui partagent une énorme énergie.


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Parlons un peu des compositions. Qui fait quoi dans le groupe ? Vous êtes plutôt à bosser ensemble en studio ? Ou chacun dans votre coin et de ramener vos riffs une fois trouvés ? En gros comment faites-vous votre tambouille (rires) ?

Gart : c’est plutôt la deuxième option. En gros  quand un membre du groupe arrive avec une base de morceau ou une idée, chacun apporte sa pierre à l’édifice que l’on construit donc ensemble.  Souvent entre la base qui est fournie et le produit final, on ne retrouve plus grand-chose (rires). Mais c’est comme ça que l’on travaille. Les morceaux appartiennent de ce fait au groupe et non pas à une personne.
Pour le coté textes, c’est le chanteur qui les amène.  

Et toi Jules, c’est pareil pour la basse ?

Jules : Oui, je pose mes lignes de basse et aussi quelques lignes de guitare car dans le passé j’étais guitariste en fait. Pour la batterie c’est pareil : il n’attend pas vraiment et envoie direct (rires).
Gart : On travaille beaucoup chez soi, en s’envoyant nos compos par le net pour arriver en studio de répet avec du matos déjà développé.

Et pour la partie enregistrement studio, vous aviez déjà des choses en pré prod ou vous arrivez directement en studio pour enregistrer ?

Gart : En fait nous avions déjà une maquette de réalisée, et donc savions parfaitement quel sens donner à notre album.
Jules : L’idée de l’album c’était de montrer l’évolution de TANKRUST, en utilisant d’anciens morceaux qui étaient déjà sur l’EP. Par exemple le titre Dead Pools qui était sur l’EP a beaucoup évolué sur la version de l’album.

Du coup il y a beaucoup de titres que vous n’avez pas utilisés ?

Gart : Il y en a quelques-uns qui, pour nous, n’étaient pas suffisamment aboutis. On les garde pour plus tard (rires).

 

Ou avez-vous enregistré ce The Fast Of Solace ?

Gart : A Lille, à l’Electrik Box. C’est Will qui connaissait Olivier et qui a beaucoup aimé son boulot. Ça a collé tout de suite et voilà le résultat. On a enregistré en 1 semaine les lignes de basse et guitare.  Guillaume le chanteur est resté un bon mois pour voir un peu comment cela se passait et pour poser aussi les voix sur l’ensemble.

Jules : Il faut remercier Will pour son travail de recherche et pour avoir trouvé ce studio. Olivier a fait un excellent boulot pour un rendu au top en termes de prod. On avait cette volonté d’avoir un son moderne et pêchu contrairement à celui de l’EP.

Sinon pour les prévisions de concerts, quel est votre calendrier ?

Gart : On a une bonne dizaine de concerts de bookés jusqu’à mi 2016. On fait également une mini tournée de 3 jours sur Dijon, Lyon et Paris (Gibus Café le 24) en janvier. On cherche constamment des dates, tout en ménageant nos vies de familles et professionnelles.


 

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Vous avez sorti un clip vidéo pour le titre DMZ : vous trouvez ça utile pour la promo ou c’est un bouffe fric sans réel retour sur investissement ?

Jules : C’est utile de plaquer un visuel sur du son. Cela permet de faire passer le message des textes de façon plus percutante. C’est clair que la réalisation d’un clip est très onéreuse, et on a eu la chance de travailler avec un ami qui s’appelle Olivier et qui a fait un excellent travail. A l’avenir il y en aura surement d’autres.

Vous avez laissé carte blanche au réalisateur ou vous avez participé activement à la réalisation du storyboard ?

Jules : Nous avons amené des idées, surtout Kootoh le chanteur. On en a discuté avec Olivier le réalisateur et voilà le résultat.  Aujourd’hui on se concentre plutôt sur le live, c’est notre objectif principal après la sortie de The Fast Of Solace.

Vous avez déjà commencé à écrire de nouveaux titres pour le prochain album ? à part ceux que vous aviez de côté ?

Gart : Oui, dans l’effervescence de The Fast Of Solace nous avons déjà quelques titres dans le tuyau.

Quelles sont vos coups de cœur musicaux pour l’année 2015 ?

Gart : Moi je suis resté sur REVOCATION. Ce groupe me fout par terre à chaque fois que je les écoute. Leur dernier LP date de fin 2014 et ça reste une grosse claque pour moi.

Jules : Moi je n’ai rien écouté de ce qui est sorti cette année (rires). Sinon pour moi mon dernier gros coup de cœur c’est The Blackning de MACHINE HEAD. Après c’est vrai que l’on a partagé l’affiche avec d’autres groupes qui m’ont bien éclatés comme BRAINFUEL par exemple.

C’est vrai qu’en France on a de très bons groupes, même en Thrash. Le métal est un genre qui est sous représenté c’est clair : il est plus facile de faire  de la pop (rires).

Jules : C’est vrai que le métal a encore une image décalée en France, caricaturale. Une grande partie des gens pensent que nous sommes des gros crados alcoolique (rires).

Une dernière question. Quelle a été votre moment « Spinal Top » de votre carrière?

Gart : Ce fut lors d’un concert, ou le public à envahit la scène entièrement. J’avoue que cela fait une drôle d’impression (rires)


 

 

 

 

 

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