JAYLER : l’interview
Avec « Voices Unheard », Jayler a sorti un excellent premier album de classic rock. Un disque d’une grande maturité pour un groupe composé de garçons aussi jeunes. Entretien avec James Bartholomew, chanteur et guitariste du groupe et de Tyler Arrowsmith, leur guitariste.

Vous êtes très jeunes et jouez une musique qui doit beaucoup aux 70’s et notamment à Led Zep et Aerosmith. Ce sont vos parents qui vous ont fait grandir avec cette musique ?
En partie mais pas seulement. Nos parents écoutaient beaucoup de folk, des trucs comme Dylan ou Crosby, Stills, Nash and Young et on a été pas mal influencés par ces artistes. Notre façon d’écrire leur doit beaucoup d’ailleurs. Nous aimons, comme les artistes folk, narrer des histoires. On a beaucoup écouté Led Zep mais aussi des groupes hard-rock des années 80 comme Metallica. Nous ne sommes pas que classic rock.
Vous venez comme Led Zep des Midlands. Il y a cette culture classic rock dans cette région ?
Led Zep venait de là, c’est vrai, et Sabbath aussi. Oui c’est juste de dire qu’il y a cette culture dans ce coin et aussi celle du Blues. C’est pour cela que certains titres de notre disque ont une empreinte blues.
J’ai l’impression que ça a matché de suite quand vous vous êtes rencontrés tous les deux ?
C’est vrai. C’est comme si nous étions faits pour nous rencontrer. Nous avons beaucoup discuté, beaucoup joué ensemble. Nous étions sur la même longueur d’ondes. Nous avions des goûts communs et aussi des goûts différents et tout ça se complétait parfaitement. Nous écoutions à fond « Pyromania » de Def Leppard lorsque nous nous retrouvions.
L’album sonne hard-rock, classic-rock mais pas que. Il y a aussi des influences folk ou country.
Tout à fait. Nous voulons faire une musique qui soit hard-rock mais pas que.
D’ailleurs malgré le genre dans lequel vous évoluez, vous n’êtes ni nostalgiques ni passéistes. Votre style est classic rock mais avec une approche moderne.
Totalement. De toutes façons cela n’aurait aucun sens de reproduire ce qui a déjà été fait. Nous écoutons plein de musique mais n’allons pas reproduire à l’identique ou presque tel ou tel riff. On essaie d’avoir notre propre style.
Vous êtes dans le même état d’esprit que celui des années 70, à vouloir créer une sorte de communauté ?
Absolument. Nous avons envie que les gens qui se sentent un peu à part ou isolés se retrouvent à travers notre musique. Les années 70 étaient géniales pour cela. Cela a malheureusement quelque peu disparu ce genre d’état d’esprit. La musique connecte les gens et leur fait du bien.
Vous êtes très jeunes et déjà il y a une grosse hype autour du groupe. Vous avez joué en première partie de Sammy Hagar, de Guns. Vous allez faire la première partie de la tournée européenne de Deep Purple cet automne. Vous ne sentez pas trop de pression ?
Non pas trop. C’est vrai que jouer en première partie de groupes aussi mythiques aurait pu être impressionnant mais une fois sur scène nous n’y pensons plus. On joue et on s’éclate à jouer sur scène
On vous verra d’ailleurs chez nous en France en Octobre en première partie de Deep Purple.
Absolument. Et ce pour plusieurs dates, à Paris et en Province.
Vous jouez une musique classic rock. Le monde de la musique a changé. Est-ce que vous sentez une pression de la part de l’industrie sur les contenus de ce vous devriez sortir ?
Par rapport au style de musique que l’on joue il n’y a pas trop cela. Et nous ne sommes pas dans cet état d’esprit de toutes façons. On essaie d’être le plus authentiques possible. Nos clips reflètent cela avec juste des mecs qui jouent de la musique.
Vous avez sorti il y a peu votre premier album mais je crois savoir que vous travaillez déjà sur le prochain.
Absolument. Nous travaillons beaucoup et sommes déjà sur le pont pour ce prochain disque.


