FROM MAN TO DUSTRepossession  

Sortie le 8 Novembre 2019 

Derny Aurélien – Guitare
Lieury Sébastien – Chant
Sellier Jean-Paul – Batterie
Vanbaelinghem Léo – Guitare
Péglion Julien – Basse

 

 

 

 


Formé en 2009, les orléanais de FROM MAN TO DUST  s’étaient annoncés par deux  EP de bonne facture : tout d’abord en 2010 avec l’EP éponyme  qui comportait 5 titres puis en 2013 avec 99. Il nous avait alors servi 4 titres d’un bon death bien senti, le tout en self prod.
L
es voilà désormais lancés avec leur premier LP : Repossession à venir le 8 novembre chez Season of Mist,  après une petite pause introspective et un line-up renforcé d’un cinquième lascard .
Six ans pour venir maturer un album, ça commençait à faire long ! 
Pas totalement inactifs entre temps mais ils tournicotaient depuis 2017. Les voilà repartis de plus belle avec quelques dates annoncées.
Le problème de ce LP est qu’on a l’impression qu’ils sont restés en mode EP. En effet, les quatre premiers titres sonnent justes et fort.
D’emblée,  How can they be so blind  met en place tous les éléments d’un bon death presque brutal lorgnant vers du Benighted du meilleur cru, histoire d’annoncer à quelle famille appartient le combo, s’il en était besoin : ça martèle vite et fort avec un bon petit solo bien senti presque virtuose.

Puis ça repart dans le basique rapid death bien growlé.




Derrière  Olympus démarre sur un autre tempo pour mettre encore plus en avant le chant puissant de Seb aux intonations plus claires avec une ambiance presque black, en tout cas plus sombre. Suit   Karma   qui bascule encore dans une autre dimension, toujours dans le sombre avec du chant en partie screamé.
Au milieu, un bon break laissant admirer au passage la qualité de  la composition. Chez From Man to Dust on sait écrire aussi !
Ça va toujours aussi vite mais de façon plus lyrique. En fonds on se raccroche encore à des éléments Death.

Le quatrième titre est le plus étonnant : The Hidden part of me  commence sur une guitare acoustique délivrant quelques arpèges ibéres puis des intonations bien Black, un tempo au ralenti avant de monter dans les tours de façon bien habile. Ce titre est riche et le plus réussi pour moi.

Preuve que l’introspection réussit. From Man to Dust démontre sur ce titre le travail accompli. 

Mais passé ces quatre titres d’une richesse certaine, on tombe dans la routine, même si le cinquième  Tape Of Shame   était le titre servi en avant première avec  le premier de la galette.

On revient sur du fondamental, bon travail, bien propre mais sans particularité. Pareil pour Suicide Mission et le septième, titre éponyme rajouté ( pour faire durer le plaisir ? ). Mauvaise idée en tout cas de ne pas avoir persévérer dans le bel effort annoncé au début.
Cependant, No words needed nous fait une petite pause acoustique sans paroles comme l’indique le titre. Intéressante démonstration du brio du combo qui ravive notre intérêt et fait étalage de sa technicité.

Derrière retour aux sources, dans le tempo bien brutal limite hardcore comme l’ultime titre qui déchaîne toute la violence des orléanais, avec des rapprochements vers BBA ou encore Rise Of the North Star
Signe d’une réelle qualité d’écriture, d’énergie et d’un ancrage durable, à n’en pas douter, dans le paysage métal français. Prochaine sortie à l’Astrolabe d’Orléans avec Betraying the Martyrs. Nul doute que chez eux, un mois après la sortie d’un bien joli travail, les gars du coin vont mettre le paquet.


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