Among The Living
Chronique Album

HATE ETERNAL – Upon Desolate Sands

Hate eternalHATE ETERNAL – Upon Desolate Sands

Sortie le 26 Octobre 2018

Erik Rutan – guitar, vocals
JJ Hrubovcak – bass guitar
Hannes Grossmann – drums



Sur le papier le line up est d’emblée très alléchant: La collaboration entre le batteur allemand virtuose    Hannes GROSSMANN (ex-Obscura et ex-Necrophagist) et Monsieur Eric RUTAN (guitariste et producteur), oui Monsieur car ce gars est un monument du DEATH METAL au même titre que les James MURPHY (ex-Obituary, ex-Disincarnate) ou les Chuck SCHULDINER (Death). Ce gars boie, mange, chie Death Metal même s’il a mené d’autres projets plus atmosphérique comme ALAS part le passé. Fondé en 1997, HATE ETERNAL nous propose aujourd’hui son 7 ème album. Erik Rutan qui a composé et produit ce « Upon desolate sands » insiste sur le fait que cet album « reste fidèle à la formule originelle du groupe et du Death Metal floridien tout en repoussant les limites de ce style extrême… ». Au mastering on retrouve l’inévitable Alan DOUCHES.

On retrouve l’atmosphère malsaine, brutale et très suffocante des groupes cultes du genre tels que VITAL REMAINS, IMMOLATION, INCANTATION et bien sur MORBID ANGEL, Erik Rutan confirmant son allégeance au brutal Death des 90’s , rappelant ce qu’il a apporté à MORBID ANGEL et ce que MORBID ANGEL lui a offert en terme d’inspiration : un Death Metal technique, brut, massif, sans concession, qui transpire la testostérone, la brutalité et l’efficacité.


hate eternal



Mais sans concession ne signifie pas sans subtilité car les mecs maîtrisent leur sujet d’un bout à l’autre de l’album. Le risque avec le brutal Death c’est de perdre l’ auditeur dans l’ ennui à cause de morceaux trop linéaires manquant d ‘accroche. Et ça Erik RUTAN, en vieux routard du Death Metal, l’a bien compris et a su contourner le piège du rébarbatif : les guitares sont monstrueuses de changements de rythmes, d’effets, d’harmonisation, de soli, de dissonances, de groove, de maîtrise (quel délice ces soli sur « All Hope Destroyed »).
La comparaison avec les dernières réalisations de MORBID ANGEL ( sans David VINCENT) est assez flagrante, et on pourrait même penser que ce “Upon Desolates Sands” puisse être une suite logique à la discographie de l’Ange Morbide. « Nothingness Of Being » possède un groove très Morbidien tous en restant d’une brutalité sublime.
La voix d’Erik n’est d’ailleurs pas si éloignée de celle de Steve Tucker. Et la batterie , intense, massive, délirante de rapidité (cette double pédale…) et de technicité, apporte toute sa générosité sur l’ album. Les deux musiciens se sont bien trouvés et l’ alchimie opère parfaitement. Remplacer Dereck RODDY ou T
im YEUNG derrière les fûts n’était pas une mince affaire mais le contrat est largement rempli.
Alors certes cet album n’apporte strictement rien de nouveau dans la sphère du Death Metal mais contentera très certainement les puristes du genre et pour ceux moins au fait sur le style, cet album est un très bon exemple de ce qui se fait de mieux dans le genre.


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