Among The Living
Il était une fois...

Il etait une fois… Ma rencontre avec OVERMARS

En ce 23 Janvier 2008, le froid était mordant au cœur de la capitale. Equipé de mon appareil photo et les écouteurs incrustés dans les oreilles, je me rends au Point éphémère afin d’assister à mon premier concert de l’année, à savoir MONARCH et les lyonnais d’OVERMARS dont on ne cesse de me rabattre les oreilles depuis quelques temps sur myspace et msn.

A cette époque, je commençais à découvrir la scène française au-delà du spectre de la presse écrite « standard » (rock sound en tête), grâce aux nombreux webzines que je consultais assidument à l’époque,  avec notamment la claque que fut « NORD» par YEAR OF NO LIGHT et j’avoue que je me rendais à ce concert avant tout pour voir MONARCH, dont l’album « Die Tonight » m’avais initié pour la toute première fois (toute toute première fois) au DOOM. C’est également ma première au point éphémère, situé sur les quais de la Seine, mais la nuit et le froid ne sont pas propices à profiter de la vue, presque dépaysante après 1h de train et l’ambiance glauque du métro parisien (le provincial que je suis ne s’y est jamais habitué). Tout ce qui va suivre maintenant n’est que lointains souvenirs, sensations qui ressurgissent au moment où j’écris ces lignes en écoutant « BORN AGAIN »


OVERMARS


A mon entrée dans la salle, je constate que le public parisien est toujours aussi joyeux (ils ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont de vivre dans une ville où il y a autant de concerts de qualité ???), l’ambiance semble aussi glaciale que le vent dehors. Cette sensation est vite dissipée par le stand Music Fear Satan que j’entrevois un peu plus loin, je m’y rends immédiatement afin de fouiller dans ses bacs à vinyles et si ma mémoire n’est pas défaillante, la vue du vinyle de « NORD » de YEAR OF NO LIGHT provoque en moi une sensation de transe et de besoin immédiat (il faut bien que jeunesse se passe !).

Entre temps, la salle c’est un peu remplie, et ça commence à installer le matériel sur scène pour le set de MONARCH. Le groupe arrive, et si je n’écris pas cet article pour m’attarder sur leur prestation, je me dois de partager ce souvenir les concernant.

Au moment donc de leur arrivée sur scène, Emilie, responsable du crachoir, prend le micro et d’une petite voix fluette, annonce timidement « Bonsoir, nous sommes MONARCH et nous venons de Bayonne » puis cette voix, se mua en un ouragan d’hurlements et de plaintes, et je fus saisi (à vie) par ce contraste.

Le set de MONARCH passe et après 15 bonnes minutes d’entracte et de préparation pour la suite de la soirée, OVERMARS s’installe, et c’est à ce moment là que tout a basculé. Je me souviens d’un son lourd, d’une énergie brut, d’un chanteur qui paraissait géant (Xavier Théret, qui officie dans NEIGE MORTE aujourd’hui) dont la prestance et les mouvements semblaient occuper toute la scène. Puis la voix vociférante de la bassiste (Marion Leclercq) apportant au morceau une ambiance plus rude, saisissant comme le froid polaire au dehors. Je suis resté figé, comme choqué et impuissant entre ce qui se passait sous mes yeux, et les projections qui accompagnaient le set. C’était mon premier flirt avec une musique réellement extrême, quelques mois après avoir vu AMENRA en live, la musique d’OVERMARS semblait aller plus loin, notamment sur cette sensation de malaise qui suintait de toute part et cette lourdeur permanente qui vous écrasait constamment (ma nuque s’en souvient encore).

A la fin du set, je dois malheureusement filer afin de ne pas rater le dernier train pour Chartres (la douce époque du minuit trente) et dès le lendemain, j’harcèle à coup de wizzz mon pote sur msn pour qu’il m’envoie du son. Il m’apprendra qu’il s’agit de l’album « BORN AGAIN » constitué d’un seul morceau fleuve, de près de 40 minutes. Je lui parle des 2 autres morceaux que le groupe a joué ce soir là (enfin je crois) et il me conseille d’écouter le premier album afin d’essayer de les retrouver.


J’ai pris une immense claque, Overmars était une immense claque, leur discographie, courte certes, ne comprend pas de fausse note. J’ai une préférence pour « AFFLICTION, ENDOCTRINE… VERTIGO » avec ses morceaux prenants les tripes comme « This is rape » ou encore « Deux mesures de solitude »

Le reste de leur discographie parviendra à mes oreilles bien plus tard, avec le split qu’ils ont réalisé avec ISCARIOTE (noise/hardcore Franco Suisse de folie) en 2002, ainsi que celui sorti en 2010 avec STARKWEATHER.

12 ans après, cette époque fut celle d’une véritable ébullition musicale. Une période où des groupes à la durée de vie relativement sommaire, mais dont le passage se fait encore ressentir aujourd’hui , ont permis de m’initier à une scène que je connaissais alors peu voir pas du tout. Cette scène qui n’hésitait pas à mélanger post metal, doom, sludge, hardcore… afin d’en ressortir une musique profondément saisissante, lourde, à l’atmosphère sans pareille (coucou TIME TO BURN). OVERMARS, avec cette particularité d’alterner chant masculin et féminin qui apportait indéniablement un plus à leurs compos, faisait partie intégrante de cette ère et je ne peux que vous conseiller de plonger ou de replonger dans leur discographie.


Discographie Exhaustive :

2002 : In The Arms Of Ocopus
2002 : Split avec Iscariote
2003 : Our Dreams walking their way chapter 3 (split avec Fugüe)
2005: Affliction, Endoctrine… Vertigo
2007: Born Again
2008: Split avec Icos
2008: Büccolision: split avec Kill The Thrill
2009: Le Complexe Du Choix
2010: Split avec Starkweather


OVERMARS

 

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