Among The Living
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NASHVILLE PUSSY – Up The Dosage


NASHVILLE PUSSY – Up The Dosage

Sortie le 20 Janvier 2014
Blaine Cartwright : guitare, chant
Ruyter Suys : guitare
Jeremy Thompson : batterie

Bonnie Buitrago : basse


C’est toujours avec plaisir que je me colle sur une chronique d’un groupe comme les Nashville Pussy, tant leur rock aride et sale me plait. C’est après une absence de 5 ans, et le départ en mars dernier  de la belle et sauvage Karen Cuda,  que les sudistes nous reviennent avec un nouveau brulot. Blaine Cartwright et sa bande de furieux(ses) nous livrent un Up The Dosage fort de 13 titres, dont ils clament à qui veut l’entendre que c’est leur « Back In Black »…. Rien que ça ! De premier abord ils se rapprochent de leurs cousins australiens, pour l’artwork déjà. Un éclair doré sur fond noir on ne peut plus minimaliste. Au diable les fioritures et allons à l’essentiel : voyons ce que la bête a dans le ventre !
Le méfait s’ouvre sur Everybody’s Fault But Mine, classique rock sudiste nonchalant chargé au bourbon. Avec une ouverture en (faux) live, agrémentée d’une touche d’orgue seventies, on plonge très vite dans un rock rugueux de bonne facture. La voix de Blaine vous caresse à la toile Emery façon Iggy Pop gargarisé au Jack Daniels.  A peine le temps de poser son verre qu’ils nous balancent une bastos façon MOTORHEAD. Rub It To Death est un pur concentré d’énergie capable de démonter n’importe quelle cervicale récalcitrante en moins de 3 minutes chrono !
Les NASHVILLE PUSSYnous balladent aux grés de leurs compos comme on se laisse happer par un road movie nous trainant à travers le sud poussiéreux des States !  Leur Rock truculent et raillard ne pourra pas vous laisser indiffèrent. Adeptes de l’ambiance saloon enfumés ou le bourbon et la bière coulent à flot, jetez une oreille sur le délicieux Before the Drugs Wear Off et vous verrez.
Le moins que l’on puisse dire c’est que les NASHVILLE PUSSY maitrisent le riff efficace et la rythmique assassine. Spent en est un parfait exemple.
Up The Dosage, titre éponyme de l’album, surfe dans les méandres d’un rock résolument entêtant et crasseux, issu de salles obscures au relent de sueur et de houblon. Epaulé par un  chorus carburant à l’essence même du rock sans artifice, Blaine et sa bande font ce qu’ils savent le  mieux faire : jouer authentique. On pourrait même penser que l’album ait été enregistré d’une traite en live, en studio. Les titres sont courts et vont à l’essentiel, nous gratifiant même d’un ultra court de 47 secondes scandé par la furieuse Ruyter Suys sur Taking it Easy. On dirait carrément du SKEW SISKIN.
Hooray For Cocaine, Hooray For Tennessee sent bon le foin et nous plonge en plein feuilleton red neck : le côté « country side » hilarant des NASHVILLE PUSSY sur fond de banjo ! Aussitôt tranché par un Pillbilly Blues bien énervé, que l’on pourrait prendre pour un de pied de nez  alcoolisé et houblonné au classique  Hillbilly Blues version couillue 
La cavale finit sur  Pussy’s Not a Dirty Word, un titre évoluant dans la plus pure tradition hard rock. Un gimmick bien senti  à la AC/DC, presque apaisant. Un superbe morceau pour finir en beauté cette réussite.
Les NASHVILLE PUSSY, à la manière de Jack Daniels, nous distillent un bon cru avec cet Up The Dosage énergique et aboutit. Je n’irai pas jusqu’à dire que nous sommes en présence du pendant US du légendaire Back In Black, mais on peut aisément dire qu’ils tiennent le leur. Haut en couleur et festif, ce dernier opus des enfants terribles d’Atlanta fait le boulot et ne pourra pas vous décevoir. Il s’écoute facilement, et pour peu que vous sachiez l’accompagner avantageusement d’un bourbon de qualité ou d’une bonne pinte, alors tout glissera !
Alors comme dirait l’autre : Sexe, Rock and Eat pussy.
Tracklist
1. Everybody’s Fault But Mine
2. Rub it to Death
3. Till the Meat Falls off the Bone
4. The South’s Too Fat to Rise Again
5. Before the Drugs Wear Off
6. Spent
7. Beginning of the End
8. Up The Dosage
9. Taking it Easy
10. White and Loud
11. Hooray For Cocaine, Hooray For Tennessee
12. Pillbilly Blues
13. Pussy’s Not a Dirty Word

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