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OLIVA – Raise The Curtain

OLIVA – Raise the curtain

Sortie le 21 Juin 2013 Via AFM Records


 

Lady and Gentlemen, bienvenus dans le nouvel album de Jon Oliva. Comment introduire autrement le talentueux fondateur de l’illustrissime Savatage (bon ok j’en fais des tonnes, mais j’adore ce groupe depuis toujours…), chanteur volumineux tant par son talent que par sa corpulence. La bonne nouvelle : il a fait le deuil…
Jon Oliva va mieux et revient avec un album solo aussi surprenant que savoureux, toujours magistralement orchestré et à l’écriture redoutable. Laissez vos préjugés de côté, oubliez les précédents méfaits du sieur, car le rideau se lève sur une nouvelle œuvre inattendue du Maestro.

Raise the curtain couvre un spectre très large d’influences et de styles. L’ouverture sur le titre éponyme de l’album m’a fait vérifier si je n’avais pas mis par erreur un album de Yes dans mon lecteur. De toute évidence je suis face à une galette complexe, car il est impossible de donner une orientation ni un style à cette opus tant chaque composition vous retourne les méninges. Le père Oliva joue avec vous, il vous emmène dans son univers théâtral riche en émotions. On y retrouverait même une ambiance à la Sgt Peper des Beatles… Avec Soul Chaser, Oliva cogne dur, il est en colère et cela se sent. On retrouve sa voix si particulière qui sait se faire rugueuse pour vous polir à rebrousse-poil : c’est couillu et ultra efficace. Ecoutez-moi ces riffs qui vous envoutent, et ces parties de claviers cognant comme un Lord ressuscité. Cette compo est un modèle de power métal.

Pas une seconde pour souffler, que Ten Years vous botte littéralement le cul avec son orchestration Jazzy qui ne pourra pas vous laisser insensible. Sachez apprécier ces envolées de grattes appuyées par un pianiste type saloon et ses potes aux cuivres… croyez-moi cela vaut le détour car c’est tout simplement énorme.
Father Time nous plonge dans les seventies : des claviers acérés, des grattes redoutables.

I Known : Mélancolique à souhait, Jon Oliva est dans un registre qu’il maitrise parfaitement. Le poil se hérisse, un frisson me parcours l’échine, transporté par cette voix qui m’a accompagnée tout au long des eighties, signant le meilleur de Savatage. J’avoue que je me régale.

Avec Big Brother on retrouve Savatage avec une orchestration bien Heavy à la sauce Oliva, c’est-à-dire type bulldozer, progressif et puissant. Suivi d’un Armageddon limite psychédélique, aspirant tout sur son passage à coup de lyrisme orchestral et apocalyptique. La fin du monde est bien là.
Soldier nous signe une ballade acoustique tout simplement magnifique sur laquelle Jon Oliva donne le meilleur de sa voix avec un timbre clair. Probablement une des meilleures balades qu’il ait réalisé, le tout accompagné d’une flute éthérée. On frôle la perfection.

Nouvelle variation, le diable ressurgit de sa boite, chant hystérique fleurtant avec la démence, Oliva nous livre un nouveau personnage et une compo complexe. Même traitement pour The witch, dont la première moitié est quasiment instrumentale, riche et technique. Le chant viendra appuyer un coté plus métal. Bourrée de contre temps, cette compos est détonante.
Difficile de faire son marché dans un album de cet acabit. Tout le monde doit y trouver son compte. Je n’arrive pas à sortir un titre meilleur qu’un autre, tant cet opus est équilibré et riche. Oliva finira même l’album par un Can’t Get Away très bluesy et Rock’n’Roll, aux guitares savoureuses, et sur lequel il donnera une fois de plus le meilleur de sa voix.
En bonus track, une petite douceur d’à peine trois minutes, une acoustique bercée à l’accordéon. On pourra prendre cela comme un clin d’œil du maitre des lieux à la manière d’une berceuse pour clore cette nouvelle histoire.

Je vous recommande chaleureusement cet album. Fan de Savatage resté tourné vers un passé glorieux mais néanmoins révolu, vous n’y retrouverez que la voix.
Jon Oliva tourne résolument une page avec cet album, il enterre ses vieux démons et fait le deuil d’un passé peuplé de fantômes. En y incluant les derniers matériels de son frère Chriss décédé il y a vingt ans déjà, Jon semble maintenant en paix avec lui-même.
Les peines de Jon Oliva s’en sont allées, Vive Oliva.


Tracklist :
01. Raise The Curtain
02. Soul Chaser
03. Ten Years
04. Father Time
05. I Know
06. Big Brother
07. Armageddon
08. Soldier
09. Stalker
10. The Witch
11. Can’t Get Away
12. The Truth (bonus track)



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