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Paradise Lost – Medusa

Paradise Lost – MedusaPARADISE LOST – Medusa

Sortie le 1er septembre 2017

Nick Holmes – Vocals,
Greg Mackintosh – Lead Guitar,
Aaron Aedy – Rhythm Guitar,
Steve Edmondson – Bass Guitar,
Waltteri Väyrynen – Drums


On va pas se mentir, chroniquer  » Medusa  » de Paradise Lost a été un crève coeur.

Nous étions quelques peu intimidés à l’idée de passer en revue un monument de la scène métal extrême tant il est vrai que Paradise Lost est un groupe culte.
Pionnier du doom, précurseur du gothic puis explorateur de la pop synthé avant de revenir à ses fondamentaux, en trente ans de carrière ponctuée de quinze albums au compteur, les britishs de Halifax imposent le respect.

On ne peut dès lors décemment pas clouer au pilori ces valeureux forgerons du doom métal, icone partout en Europe ( sauf en Angleterre, nul n’est prophète en son pays ! ) surtout lorsqu’ils on fait l’effort après quelques moments d’égarements de revenir aux fondamentaux de leur création qui les avaient consacrés dès 1991 ( Gothic ) ou l’année suivante avec Shades of God.

« Medusa », 15ème opus donc des Paradise Lost s’inscrit  dans le style « doom métal », pur et dur, bien lourd, bien lancinant avec une bonne dose de violence, un retour aux sources déjà amorcé il y a deux ans avec  » The Plague Within « . 

Le premier titre « Fearless Sky »résume l’album à lui tout seul  : des guitares accordées en dessous, un tempo lent, des riffs lourds et graves, et un chant torturé. Le tout donne un rendu assez nostalgique qui fonctionne très bien. La durée de ce titre, 8’31, accorde du temps pour musarder en route, à l’image du genre. On était donc rassuré d’emblée, Paradise Lost conserve le cap.

Malheureusement, j’allais dire, tout avait été dit dès le premier titre et rien d’autre ou presque n’allait suivre.  Le second titre, « Gods Of Ancient », commence sur un très bon groove, certe, toujours avec ces guitares sous-accordées, mais on reste dans le prolongement de l’ambiance imposée par « Fearless Sky ».


Paradise Lost – Medusa


Au final c’est une impression de gâchis qui prédomine

Au troisième titre, « From The Gallows », on en est toujours là !  C’est là que le problème devient pesant. Certes, c’est du doom, donc on s’attend à du redondant  mais à ce point…

L’album donne une impression de déjà-entendu à chaque nouveau titre. 

 « The Longest Winter », qui porte bien son nom en est l’illustration. Medusa, le sixième titre, éponyme de l’album se présente un peu mieux : bien plus sombre que les précédents mais on y retrouve encore beaucoup d’éléments communs avec tout ce qui a précédé. « No Passage For The Dead », « Blood And Chaos » et « Until The Grave » apparaissent tellement   « copié-collé » qu’on ne s’y attarde même pas. 

Au final c’est une impression de gâchis qui prédomine et c’est bien dommage, car  finalement Paradise Lost a voulu faire preuve de trop de loyauté à ses fans et à son style au détriment de la créativité qui a pourtant était le propre du groupe pendant deux décennies.

La musique s’y perd un peu, ce qui est décevant quand on connaît la qualité de Paradise Lost

En marque de respect, nous dirons que, en dehors de cette impression de répétition, la production de Paradise Lost reste plus que correcte pour les puristes du genre et, pour être franc,  le line up  du groupe  demeure une référence de technique et de virtuosité. A cet âge là, il y a encore de l’espoir surtout quand on porte ce nom.

 


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