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PERIPHERY – V: Djent Is Not A Genre

PERIPHERY - V: Djent Is Not A Genre
PERIPHERY
V: Djent Is Not A Genre

Sortie le 10mars 2023

Misha Mansoor — guitares
Jake Bowen — guitares
Matt Halpern — batteries, percussion
Spencer Sotelo — chant

Mark Holcomb — guitares


Bonjour. Je meurs de plaisir. Au revoir.

Voilà la synthèse de mon écoute du dernier album de Periphery pour ceux qui auraient la flemme de lire la suite du papier.

V: Djent Is Not A Genre, nouvel opus du quintet américain Periphery m’a clairement fait faire caca dans mon survet ! Attendu comme le messi par les fans du groupe depuis fort longtemps (4 années se sont écoulées depuis Hail Stan qui m’avait relativement laissé de marbre), ce 6eme album signe le grand retour du combo à ce qu’il sait faire de mieux : du Djent aggressif, envolé, polyrythmique, avec ce qu’il faut de super structure et d’envolées (à l’image du solo de sax de Jurgen de Shining sur le titre d’ouverture Wildfire,qui bénéficie d’un clip).

Produit et mixés aux petits oignons (étonnant non ?!) ce 9 pistes est un condensé jouissif de la marque de fabrique du groupe, de leur signature musicale et rythmique. Après un Wildfire hallucinant, on enchaine sur Atropos. Titre de plus de 8 minutes (assorti lui aussi d’un clip), qui laisse un peu plus de place au chant clair de Spencer sur un fond résolument plus mélodique (CF leur premier album) agrémenté de sweepings du plus bel effet avant de s’énerver à partir de la 3eme minutes (merci les blast beats de la 5eme minute).  Propre, efficace au possible, Periphery porte la marque des grands du Prog. A savoir cette faculté de passer du coq à l’âne 8 fois en 8 minutes sans pour autant virer dans le hors sujet.

Je commence à saigner du nez.

On passe à Wax Wings et son intro clean tarabiscotée à la Mark Holcomb reprise deux secondes après en mode électrique. Là encore belle entrée en matière vocale en chant clair de Spencer Sotelo sur un riff des plus solides. Titre relativement « linéaire », si tant est que Periphery soit capable de linéarité, le break multimodal de mi-chanson ne fera pas bouder les afficionados de Frank Gambale, et le début du dernier tiers de la chanson emballera les fans de mélo à coup sûr (la encore on sent les inspirations du premier album, avec un solo de fin qui me rappelle celui super léché de Luck as a constant).



Pas le temps de s’endormir avec le titre qui s’ensuit : Everything is fine. C’est le cas de le dire, sauf pour nos rotules dans le pit ! Agressif dès le début, même dans les parties de chant clair, ce son est l’occasion d’entendre du solo bien décousu qui attire l’oreille des plus avertis. Oscillant du débit à la fin sur la même structure, il n’en reste pas moins plaisant. Passons au planant Silhouette dont la patte électro sent bon les premières œuvres de Jake Bowens (écoutables sur YouTube pour les plus curieux), alias le neveu de monsieur Petrucci.

Cet album signe pour moi le grand retour de Periphery

Extrêmement mainstream, et pas trop Djent pour le coup, le titre passe comme un OVNI au milieu de la galette. Pas déplaisant, mais pas mémorable non plus (du niveau de leur mini album de reprise). On repasse donc à quelque chose de plus électrique avec Dying Star, très mélo, simpliste, qui passe limite inaperçu. Dommage donc. Le boum boum boum pan pan pan n’est jamais trop loin puisqu’on revient dans le solide avec Zagreus, histoire de ne pas nous laisser trop dormir. Du Periphery pur jus du début à la fin avec alternance de chant clair et growl, de la double en veux-tu en voilà, et leur signature rythmique habituelle.
Le potache dans les titres n’est jamais loin avec les 5 compères, n’en témoigne Dracul Gras, titre fleuve de plus de 12 minutes. Dans la lignée des Zyglrox, Omega ou Reptile. Majoritairement lourd et très riche, avec un interlude bienvenu à la 4eme minute et un solo bien long et chiadé comme on les aime, ce titre est tout ce que les fans du combo peuvent espérer en matière de qualité. Thanks Nobuo, dernier titre de l’album, marche dans les pas de son grand frère tant en terme de longueur qu’en terme de jouissance auditive.

A part quelques errances mainstream totalement dispensables cet album signe pour moi le grand retour de Periphery au meilleur niveau. Reste à espérer que les braves nous honorent de plusieurs dates françaises afin qu’on aille kiffer entre Nerds de la musique.


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