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PORTRAIT – At One With None

PORTRAIT – At One With None

Sortie le 3 Septembre 2021

Anders Persson (batterie)
Christian Lindell (guitare)
Per Lengstedt (Chant)
Fredrik Petersson (basse)

Que se cache t’il derrière la magnifique illustration qui orne le nouvel album de Portrait ?

Le groupe continue l’exploration de son heavy metal sombre, toujours avec comme influence principale Mercyful Fate/King Diamond (MF/KD).

Ce qui est plaisant, c’est que l’équipe travaille manifestement beaucoup et développe, sur cette base qui pourrait être encombrante, une musique de plus en plus personnelle.au fil des albums.

Contrairement à leurs modèles, pas de multiples ruptures rythmiques ici. Les variations, qui ne manquent pas, arrivent de manière plus naturelle. La première écoute de Portrait pour un néophyte est sans doute plus facile que celle de MF/KD.

Un sentiment de colère froide.

Le chant de Per Lengstedt, si il affiche parfois une hauteur respectable, ne cherche pas non plus à faire venir les chiens ou les chauve-souris (couché Ozzy!) : pas d’ultrasons ici.

Les chansons, pour la plupart relativement longues (majoritairement autour des 6 mn), vous transportent dans un univers sombre et épique.

Car la musique de Portrait est sombre. La première fois que j’ai vu le logo du groupe, il y avait la précision « heavy metal darkness » : et bien c’est exactement çà.

Il ne s’agit cependant pas d’une noirceur mélancolique, comme chez leurs compatriotes de Candlemass. Nous sommes ici plus proche d’un sentiment de colère froide. Le repli sur soi angoissé est remplacé par la volonté d’une démonstration de puissance rageuse : c’est le mage noir qui exige que le monde entier constate sa force.



Pour les anciens (dont je fais partie), cette volonté d’en découdre me rappelle l’urgence de certains albums de heavy des années 80′, (la NWOBHM n’est pas si loin).

Je trouve le son de cet album moins fouillis que celui de leur cru précédent, le néanmoins très bon «Burn The World»(2017), ce qui renforce encore l’efficacité de l’ensemble.

Enfin, et c’est sans doute la plus grande qualité de Portrait : chaque titre a une identité propre, rien d’interchangeable ici. Jamais l’ennui ne se présente au long des 52 minutes que dure l’album dans sa version basique (pour 8 titres)*.

Leur meilleur album à ce jour.

Mon seul regret concerne finalement le clip de Phantom Fathomer, le manque de moyens et l’amateurisme de l’ensemble sont criant et à mon avis desservent bien plus qu’ils ne servent l’aura du groupe.

Il faut partir du principe que le groupe ne se prend pas trop au sérieux, qu’il a du recul sur son univers musical et textuel. Il a eu envie de s’amuser.

Portrait est un groupe que j’apprécie depuis leur début, et je considère simplement ce «At One With None » comme étant leur meilleur album à ce jour.

*Deux morceaux bonus rallongent la sauce de 11 mn. Je n’ai eu accès à ces derniers qu’après coup : placés en fin d’album, ils ne changent en rien l’impression générale et ne créent pas non plus une désagréable impression de surcharge. Pas de gras, que du muscle.


Tracklist

01  – At One With None
02  – Curtains (The Dumb Supper)
03  – Phantom Fathomer
04 – He Who Stands
05 – Ashen
06 – A Murder Of Crows
07 – Shadowless
08 –  The Gallow’s Crossing
BONUS
09 – The Blood Is The Life
10 – Farewell To The Flesh

 

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