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RED SUN RISING – Polyester Zeal

red-sun-rising-polyester-zealRED SUN RISING – Polyester Zeal
Sortie le 21 octobre 2016

Mike Protich [chant / guitare]
Ryan Williams [guitare]
Tyler Valendza [guitare]
Ricky Miller [basse]
Pat Gerasia [batterie]

 

 

 

 

 


Difficile de ne pas faire une chronique à tiroirs d’un tel album pour essayer de rester objectif et de trier le grain de l’ivraie. Pour commencer sur une note positive je dirais que ce troisième opus  des ricains de RED SUN RISING est remarquablement bien produit, ne laissant aucune imperfection noircir le tableau sonore.
Ceci fait, la bande emmenée par Mike Protich et ses potes semble savoir où elle va. Mêlant les styles et les genres pour nous livrer un  Polyester Zeal qui ressemble plus à un tribute album qu’autre chose, tant leur inspiration sous influences transpire sur chacune des compos de ce méfait.

 Il est vrai qu’à la première écoute on se dit « Wouhaa, il y a quelque chose là » et puis rapidement on se souvient… Amnésia (ce qui ne semble pas être leur cas), ressemble à du Pearl Jam tout comme The Otherside, et pour le reste des emprunts je vous laisse juge (de Nickelback à Alice in Chains en passant par Stone Temple Pilots), le choix est large.

Visant clairement les radios US, résolument mainstream, ce Polyester Zeal n’est pas dénué d’intérêt si l’on fait abstraction de son côté déjà entendu et convenu. Les titres font mouche et plairont à un large panel d’auditeurs pour peu qu’ils n’aient pas la critique facile.

Il n’en reste pas moins une qualité d’interprétation indéniable. Les gus maitrisent leur sujet et ont déjà tracé leur route.Mêlant habillement un poste grunge accessible à un rock alternatif tirant plus sur la guimauve que sur le bonbon acidulé, nul doute qu’ils trouvent facilement un public attentif… jusqu’au prochain groupe mieux placé dans les charts.


red-sun-rising-band-photo


Passé ce coup de gueule (si si), il faut bien avouer que l’album s’écoute, et il est même plutôt agréable. Il y a de bons titres, comme Push qui ouvre énergiquement cette galette, ou encore Unnatural contrastant avec d’autres plus « radios » à l’image de My Muse, Blister ou  Bliss.
Au final cet album me laisse sur ma faim, et quand on lit Mike Protich declarant : « La musique Rock devrait toujours être composée dans un esprit de longévité et non pas pour devenir une simple passade. Lorsque l’on regarde la carrière des piliers du genre dans les années 70 ou 90, il paraît clair que leur but était de créer quelque chose destiné à nous accompagner tout au long de notre vie… Il devrait toujours en être ainsi…. ». Je ne suis pas sûr que le groupe se situe du bon côté de l’histoire.

En bref je ne sais pas à qui s’adresse cet album. Quoi qu’il en soit pas à moi, il m’a perdu en chemin.


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