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SEPULTURA – Machine Messiah

sepulturaSEPULTURA – Machine Messiah

Sortie le 13 janvier via Nuclear Blast

Paulo Jr. – basse
Andreas Kisser – guitare
Derrick Green – chant
Eloy Casagrande – batterie


SEPULTURA, un nom culte pour un groupe culte qui est désormais inscrit au patrimoine de l’histoire du métal. Plus de 30 ans de bons et loyaux services au service de la musique extrême. Un groupe qui a eu du mal à se remettre sur les rails après le départ de qui vous savez et qui contre vents et marées a continué à nous proposer sa musique avec plus ou moins de réussite. Voila donc la sortie de leur  quatorzième album « Machine Messiah« , exercice d’autant plus périlleux qu’on attend toujours beaucoup d ‘un groupe de cet envergure .

La pochette nous montrant la fusion de l humain et de la technologie me rappelle celles de l’album Spheres de PESTILENCE et celle de MESHUGGAH sur Chaosphere, deux groupes qui chacun dans leur style avait affirmé leur identité grâce à ces albums. Au niveau du concept cet album traite principalement de l emprise  de la technologie sur l’être humain. La machine, la technologie sont vues comme les nouveaux messies, ceux qui pourront soulager nos existences mais aussi les surveiller, les contraindre et les détruire.

L’album commence sur un morceau calme, très Tool qui monte doucement en puissance, sorte de calme avant la tempête. Déjà on sent une ambiance se profiler.

La brutalité de « I am The Enemy » contrebalance avec le premier morceau. SEPULTURA balance du gros punk hardcore avec une touche « grind » et un break mosh part excellent. C’est brut, efficace mais très convenu.

Phantom Self apparait déjà plus intéressant, intro tribale et sonorités orientales, le tout sur une musique power/groove metal emmenée par un Eloy Casagrande toujours aussi inspiré. Le plus de ce titre, et ce qui le rend vraiment original  se sont les nappes de sonorités « cyber » qui donnent au morceau une dimension vraiment unique, dans l’esprit des américains de Nocturnus. Morceau particulièrement réussi en terme d ambiance qui nous propose un SEPULTURA « futuriste ».

Intro/solo de batterie, riff mid tempo, ambiances « cyber » futuriste, soli inspirés en fin de morceau sur une rythmique implacable, le titre  Alethea, continue de susciter l’intérêt.


sepultura


SEPULTURA se devait de nous surprendre sur cet album, et c’est avec Iceberg Dance qu’ils vont le faire. Un délire instrumental métal progressif excellent: le batteur s’en donne à cœur joie, on entend des notes d’orgue hammond et un joli passage de guitare flamenco.

Sworn Oath est le titre majeur de cet album, on voit désormais ou les bresiliens ont voulus nous emmener et le résultat est très réussi. Débutant doucement sur des arpégés aux sonorités futuristes, le morceau explose en une envolée symphonique que ne renierait pas Epica, pour poursuivrent avec des riffs bien thrashy sur lesquels viennent se poser des nappes de claviers qui donnent cette saveur si particulière au morceau. La fin du morceau ou soli de guitares et nappes de claviers se combinent est particulièrement addictive. La voix de Derreck a un coté un peu « Anselmo« , ce qui n’est pas non plus pour me déplaire.

Dans Resistant Parasite, morceau bien groove, on retrouve encore ces nappes de claviers « cyber » qui ajoutent un plus a l’aspect conventionnel de la composition. Après deux morceaux plus directs et rentre dedans, l’album clôture sur un magistral « Cyber God », qui commence par un riff doom et planant, sorte d’echo au titre d’ouverture de l’album puis s’achève dans une ambiance très Fear Factorienne. On y découvre une palette plus large des tessitures vocales de Mr Green.

Cet album risque de dérouter à la première écoute. Il faut un peu de temps pour en appréhender toutes les subtilités, mais au final SEPULTURA accouche d un bon album. L’interet et l’efficacité de « Machine Messiah » réside dans les arrangements et la création d’ambiances qui bonifient des compositions sommes toutes assez basiques. Le groupe a su prendre des risques en s’aventurant sur un terrain qu’ils n avait pas encore exploré, et il le fait de fort belle manière. Essai transformé.


Tracklist
01. Machine Messiah
02. I Am The Enemy
03. Phantom Self
04. Alethea
05. Iceberg Dances
06. Sworn Oath
07. Resistant Parasites
08. Silent Violence
09. Vandals Nest
10. Cyber God


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