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VARG – Zeichen

VARG - Zeichen
VARG
– Zeichen

Sortie le 18 Septembre 2020 via Napalm Records

Fylgja : Chant
Garm :
Guitare
Morkai :
Guitare
Philipp « Freki » Seiler:
Chant
Sylvester « Fenrier » Grundmann: Batterie


Menhir, Finsterforst, Equilibrium, Helrunar, XIV Dark Centuries ou encore Wolfchant sont des noms qui circulent bien dans la sphère du pagan metal allemand depuis quelques années déjà. Avant d’envisager le cas Varg d’emblée il s’agit de bien remarquer qu’il existe deux combos répondant au même nom et de plus ils viennent tous les deux d’Allemagne. On peut découvrir que nos allemands viennent  de la ville de Cobourg et l’entité fut créée en 2005.
Alors maintenant le collectif fait donc un peu office de grand outsider dans la scène pagan. On peut se souvenir que dans les années 2010 on pouvait le voir ouvrir pour le Paganfest en 2010, 2011 ou encore l’Heidenfest en 2012 et 2015. Au niveau de son actualité récente le groupe a réenregistré son premier album intitulé « Wolfszeit » l’année dernière. Sa version d’origine date de 2007 et il était devenu difficile de la trouver. En outre sur cette nouvelle publication le son possède de plus un grain plus moderne. Cette action de mise à jour de l’un de ses albums a entraîné naturellement le combo vers la composition de cette nouvelle galette.

« Zeichen » est le sixième véritable album de la formation si on exclut le Wolfszeit II. Il est paru le 18 septembre via le label autrichien Napalm Records. Quatre années le sépare de « Das ende aller lügen« . Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il marque un vrai tournant par rapport à son prédécesseur qui manquait tout de même de puissance globalement même s’il restait honorable. Des changements de line-up sont apparus dernièrement. Les nouveaux venus en la personne de Fylgja au chant, Garm et Morkai aux guitares ont permis en quelque sorte de relancer la machine avec bonheur. La nouvelle chanteuse possède une sacré voix d’ailleurs. Elle avait déjà d’ailleurs participé à la nouvelle version de « Wolfszeit » pour la petite histoire. L’utilisation de leur langue d’origine constitue la marque de fabrique du collectif et l’on peut affirmer simplement qu’elle est vraiment adaptée à ce type de musique. Leur death pagan mâtiné de black est toujours aussi jouissif à l’écoute approfondie.


varg


On est d’emblée dans l’ambiance avec la piste « 973« . Ce morceau débute après une introduction acoustique bien maîtrisée. Cela permet de se mettre dans le bain de la meilleure manière. « Auf die Götter » enchaîne de manière probante. Elle fait penser légèrement à Amon Amarth par instants. Les riffs y sont puissants. Dans cette composition un pont acoustique intervient de façon très naturelle. Il s’agit d’ailleurs de leur single. Les vocaux restent globalement du même tonneau que sur les précédents albums. Quand on y songe un peu c’est typiquement le genre de musique qui vous donne envie de vous retrouver dans un festival pagan/viking l’été autour d’un feu de camp de nuit à lever à l’unisson ses cornes remplies de bière et à festoyer joyeusement. En outre Il existe une vidéo pour  cette deuxième piste tout comme pour « Zeichen » et « Fara til Ranar« . Dans cette dernière nous pouvons entendre la voix de Fylgja. Elle intervient aussi sur « Ran » et « Zeichen » pour la petite histoire. La voix de la nouvelle chanteuse apporte un vrai plus vous l’aurez bien cerné. En ce qui concerne la production le quatuor a collaboré avec Andre Hofmann qui est de plus leur ingé-son. La production se veut puissante. 

L’énergie distillée tout du long de ce nouvel opus est surprenante. On peut parler d’un renouvellement ici car le groupe revient aux sources pour notre plus grand plaisir. Créatif dans son globalité cette galette porte haut les couleurs de la culture viking. Mélodique et festif leur musique l’est assurément.
Wildes heer nous présente un visage encore plus mélodique que d’habitude. C’est d’ailleurs un titre phare de l’album à écouter en priorité.
Et que se passe-t-il quand « Feld der ehre » se montre plus lent ? On peut apprécier à juste titre l’étendue de leurs capacités à composer un titre plus heavy et c’est bien mené. « Wanderer apporte une coloration bien plus sombre proche du black metal. « Zeichen » clôture l’album de façon surprenante sur les bords car c’est un titre plus nuancé que d’habitude. On est ainsi prêt à se remettre la galette à tourner à nouveau pour notre plus grand plaisir. La variété reste de mise à l’évidence.

Les hommes aux corpsepaints rouge et noir nous ont donné une fois de plus une bien belle leçon de death/black pagan bien équilibré. Les amateurs de blast-beats devraient s’y retrouver avec grand plaisir et puis en ces temps-ci ce type de galette est un véritable remède contre la morosité ambiante. 


Tracklist
793
Schildwall
Auf die götter
Rán
Fara til ránar
Wildes heer
Feld de ehre
Wanderer
Verräter
Zeichen


 

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