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Chronique Album

Z Family – Chapter II : Origin

Z Family - Chapter II : OriginZ FamilyChapter II : Origin

Zed Terzibachian : Guitare
Mathieu Dupuis
: Guitare
Pedro Killmister
: Chant
Loic Bertrand
: Basse
Benjamin Surrel
: Batterie


Très bel effort que ce deuxième EP de Z Family, de retour avec un Chapter 2 : Origin, plus que convainquant.
Pour rappel Z Family est le projet d’Yves «Z» Terzibachian, ancien guitariste de Dagoba, débarqué du groupe en 2016 au même titre que l’excellent batteur Franky Costanza.
La première chose de remarquable quand on glisse la galette dans son lecteur, c’est cette production massive et ronde. On reconnaît bien là la patte de Fred Duquesne (Mass Hysteria, Bukowski) : un vrai travail d’orfèvre.

Le deuxième effet kiss cool vient du chant. D’entrée de jeu, avec Late Night Sorrow, la voix de Pedro Killmister vous cueille par son timbre clair, avant de plonger dans du growl brutal accompagné par les riffs implacables de la paire de grateux formée de Zed Terzibachian et Mathieu Dupuis. Sur ce premier titre Pedro Killmister montre toute l’étendue et la puissance de son chant, capable de variations extrêmes.


Z Family - Chapter II : Origin


Les influences son bien assumées et assimilées, d’Alice in Chains à Korn, en passant par du Stone Sour, distillant du coup des compositions à la fois aériennes et lourdes, comme Animal en est un parfait exemple. La section rythmique est impeccable et difficilement prise à défaut. La basse de Loic Bertrand claque, pouvant être rugueuse et posant une chape heavy  bien massive. Bien entendu Benjamin Surrel n’est pas en reste, formant avec le bassiste un duo de choc.
Origin, le titre éponyme de l’opus, est une vraie bulle de sérénité sur la galette. Acoustique et  aérienne, elle n’est pas sans me rappeler les explorations d’un Marty Friedmann sur ses premiers albums solos.
Avec un titre comme Fragment, on retrouve un peu de Papa Roach dans l’esprit, une vraie réussite également. Z Family est capable de naviguer à travers les genres sans pour autant s’y perdre. La patte est bien là, les titres sont puissants et catchy.
Les gus finissent sur un Whisky River, ballade burinée par le soleil, se plaçant entre un Five Finger Death Punch et un Volbeat. Le final en douceur éthylique et  bien senti, donne forcément à cet opus un goût de trop peu. Ce Chapter 2 transforme le premier essai amené par Chapter I: Born From Noise. Comme je me plais à le dire, la France a d’incroyables artistes, il serait temps de capitaliser sur eux. Achetez ce méfait !  


 

 

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