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ZAKK WYLDE – Book of Shadows 2

Zakk

ZAKK WYLDE – Book of Shadows 2

 Sortie le 8 avril 2016


Comment ne pas faire virer une chronique d’album en tribune politique, en lynchage de belle facture, lorsque l’on se sent floué, trahi, par son ancienne idole ? Comment imaginer un jour se retrouver devant le nouvel album de celui que l’on a tant adulé et se dire «  ok, là c’est l’album de trop qui signe sa défaite sans retour » ? Ne connaissant pas la réponse, cette chronique du dernier album de Zakk Wylde, le mal nommé  Book of Shadows 2  risque de piquer les yeux des fans les plus abrutis du grand barbu à l’odeur animale.

Passif d’ancien guitare héro de chez Ozzy ou pas, inventeur de l’harmonique et du Hard à biker ou pas, quel genre de pauvre type nombriliste, bouché  des oreilles et porteur d’ouillières grandes comme le Texas faut il être pour oser saborder son propre travail en appelant sa nouvelle bouse (celle de trop) comme l’un de ses plus grands albums (ah non, je ne parlais pas de Malmsteen là, même si ça aurait pu… ? Book of shadows, le premier, le seul en vérité, est et restera pour les fans de la première heure du maestro un de ses plus grands albums, si ce n’est le plus grand. A l’époque on pouvait sentir la fraicheur du bonhomme, des mélodies sympas  avec des harmonies recherchées  sans pour autant réinventer l’eau chaude, des solos à s’en casser sa french manucure sur le manche de sa gratte et des vocalises burnées qui sentaient bon la bière allégée et le whisky.

Zakk
On sentait alors que notre ami au cuir facile était à l’apogée de sa gloire et de son immense talent, 5 ans après avoir pondu  No more Tears pour Ozzy  et 2 ans seulement après son Pride and Glory plus Cajun que jamais. Un dieu était né…qui ne tarderait hélas pas à redevenir humain vers 2004 avec Hangover et surtout Mafia qui soulignait une baisse de qualité brutale des compos de Black Label Society…

Aujourd’hui le père Wylde nous pond un étron musical, pire encore que Hangover music Vol5, qu’il ose désigner comme la digne suite de son chef d’œuvre vieux de 20 ans ….Que dirait les fans de Metallica si le père James avait décidé de baptiser Death Magnetic «  Master of puppet 2 » ? Je vous laisse réfléchir à cela.

A part le solo de Darkest Hour, vestige d’un passé glorieux, et  à un niveau inférieur ceux de Lay me down et Lost prayer on ne peut pas dire que le coté guitare héro soit à la fête ! Coté mélodies on nage dans le tragi-comique entre des énormes pompages de ses propres œuvres passées (pourquoi se priver n’est-ce pas ?), des rythmiques à 4 accord en arpèges dignes d’une compo d’un gosse de 14 ans, le tout servi par des sonorités pathétiques au croisement entre du Delay et du flanger à répétition. Les lignes vocales sont toujours les mêmes, chiantes sur fond de complaintes, preuve que le père Zakk est perdu pour toujours et que son régime médical forcé n’a pas fait partir que sa bedaine, mais également ce qu’il lui restait de talent. Repose en paix redneck.


Tracklist

01. “Autumn Changes”
02. “Tears of December”
03. “Lay Me Down”
04. “Lost Prayer”
05. “Darkest Hour”
06. “The Levee”
07. “Eyes of Burden”
08. “Forgotten Memory”
09. “Yesterday’s Tears”
10. “Harbors of Pity”
11. “Sorrowed Regret”
12. “Useless Apologies”
13. “Sleeping Dogs”
14. “The King”


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