Les parisiens de Forest In Blood existent depuis 1998 malgré deux splits  en 2005 et 2011 et une escapade sous le nom Apocalypse Now, formation plus métal que hardcore, entre 2005 et 2009. Malgré cette existence un peu chaotique et une discographie light (un split EP, un album en 2003 et un EP en 2011), le groupe reste une grosse référence dans le hardcore français et même à l’étranger. Entretien animé au BLACK DOG, Paris, avec Harvey, guitariste du combo…



FOREST IN BLOOD s’est reformé pour le Superbowl of Hardcore Festival à Rennes fin mars 2018 . Quel sentiment as-tu éprouvé alors ?

Un grand plaisir de voir que le groupe avait compté par le passé dans la scène musicale et que nous n’étions pas oubliés. Lorsque Yvan, notre ami de Rennes nous a contacté pour nous proposer de figurer sur l’affiche des 20 ans, c’est avec beaucoup de fierté que nous avons accepté. Ensuite, c’était un sentiment de surprise lorsque Seb, nous a proposé une deuxième date.

Dans le Van cela a du être un moment de retrouvailles exceptionnel ?

Lorsque tu sais que cela va être éphémère, tu profites, tu repars à l’aventure comme avant. Là tu te retrouves sur scène et avec le public dont certains te disent qu’ils t’ont vu il y a 10 ans, les liens se recréent et à ce moment, tu comprends que tu as envie de recommencer.

Et cela a débouché sur l’envie de refaire un album ?

Oui, on est tous amis et nous ne nous étions pas perdu de vue. Ce fut naturellement, et galvanisés que nous nous sommes retrouvés en studio en avril et en juin avec Francis CASTE pour donner vie à « Pirates ».

Que s’est-il passé entre la fin de Forest In Blood et aujourd’hui ?

Après avoir continué sous le nom de APOCALYPSE NOW, en 2005, on  a beaucoup tourné en Europe. Ensuite, en 2010, on a sorti un EP. Après cela, la vie nous a happés. Le travail, la famille, le temps passe et l’envie de faire la musique n’était plus un but sérieux. Puis, tout repart maintenant. Sans être des GOJIRA, on revendique l’envie de faire partie de ce milieu métal underground, on y est bien.

Le thème du nouvel album porte sur la piraterie. Est-ce qu’on peut parler d’album concept ?

Totalement. L’album a été écrit après le concept et la pochette. On était partis modestement sur un EP autour de « la piraterie ». On s’est laissé inspiré par la richesse du thème, au delà du cliché « pirates des caraïbes », on a de suite pensé à l’étoffer et lui donner du propos. Les compos ont fusées avec des histoires sur une bataille (avant et après), dans un bar, où l’histoire ce n’est pas nous, mais l’aventure d’une bande de pirates.

Peux-tu nous raconter quelques titres et la manière dont tu espères que le public va découvrir cet album car moi-même, je l’ai mal interprété avant cet entretien ?

J’aimerai que, pour la première écoute de « seul au large » que l’auditeur s’imagine dans un bateau, où le rythme de la batterie forme une houle incessante, qui va venir le bercer avant de plonger dans l’histoire et se laisser guider vers les titres plus violents comme « My Dues », premier clip ou bien « James » qui est une métaphore de la bouteille d’alcool d’un vieil ivrogne. Le titre « Path of the death » parle d’un pirate qui voit flotter autour de lui les cadavres de ses compagnons et le bateau qui les a vaincu est le seul guerrier des mers qui triomphe toujours.




Pourquoi ce thème, qui sort des sentiers battus par rapport à ceux abordés généralement dans le Hardcore ?

Musicalement on écoute tous quelque chose de différent. Notre musique est un cross over et je ne me sens donc pas attaché à un style défini. On voulait juste raconter une histoire en musique, avec des ambiances.

Quelle différence existe-t-il entre le Forest In Blood d’aujourd’hui et celui qu’on a connu il y a quelques années ?

La différence physique (rires) et la maturité. On a pris conscience de ce que l’on a fait par le passé et on vise l’avenir ensemble pour continuer à raconter des histoires. Le line up n’a pas changé sauf pour Pierre (ex THE ARRS) qui s’est hyper bien intégré au groupe.

Vous avez conclu un partenariat avec une marque. Est-ce que c’est vital aujourd’hui pour un groupe de nouer de tels accords ?

Non pas du tout en ce qui nous concerne car de toutes manières nous participons chacun d’entre-nous au budget de FOREST IN BLOOD et nous décidons des choses ensemble. On n’a pas de label, ou autre personne pour entraver nos décisions mais c’est un plaisir d’être supporté par CARAIBOS et le rhum SAINT JAMES. Ce sont de bons supports et aussi ce qu’on aime (rires). Derrière cela, c’est une histoire humaine et amicale entre nous.

Vous n’avez pas fait une campagne de crowd funding ?

Je pense que c’est une bonne façon de jauger et précommander les CD pour certains groupes mais pas pour nous. On est dans la démarche de faire les choses nous mêmes et de proposer le CD que les gens prennent ou ne prennent pas. Ca ne nous apporte pas une sécurité supplémentaire, nous restons libres de toute « influence».

Les concerts vont s’enchainer maintenant ?

Oui, cela arrive concrètement, on a des concerts de prévu à Cherbourg, Nantes,  Colmar, Viry Chatillon, Bordeaux etc….les fests nous intéresseraient bien aussi.

Avez-vous pensé à l’après « Pirates » ?

Les idées ont fusées tellement vite lors de notre passage en studio que Francis CASTE a été surpris que l’on enregistre 11 titres au lieu des 6 initialement prévus. Evidemment, il a fallu changer le planning et nous allons retourner en studio en janvier 2019 pour poser les voix sur un enregistrement d’une reprise d’un chanteur américain. Ce titre va être clippé, j’ai hâte de vous faire découvrir le résultat. Il y a déjà du matériel pour un autre CD. Comme tu peux le constater, on ne nous arrête plus !

 

Interview réalisée par Emmanuelle NEVEU, Préparation par Yann FOURNIER pour AMONG THE LIVING, Décembre 2018.

 

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