Among The Living
Interview

Entretien avec Joseph et Valentin du groupe CARIBOU BATARD.

Entretien avec Joseph et Valentin du groupe CARIBOU BATARD.

CARIBOU BATARD
Photo Chloe barabé

– Pouvez-vous présenter le groupe pour les personnes qui vous découvrent ?

On s’appelle CARIBOU BATARD, nous venons de Rouen

Notre projet est basé sur une esthétique punk avec des influences garage, hardcore, screamo ou parfois même pop. On vient de sortir notre premier album “Imaginary Friends” qui traite du syndrome de Peter Pan et des difficultés à évoluer et grandir dans le contexte global actuel.

– Comment c’est passé l’enregistrement de votre premier album, au vu du contexte sanitaire actuel ?

On a eu la chance d’enregistrer en Février donc juste avant le confinement, ce qui nous a laissé touuuut le temps pour préparer ça, mixage mastering et pochette, jusqu’à la sortie le 31 aout.

– Votre premier EP est sorti en 2019, s’en est suivi pas mal de concerts, et dans la foulée la préparation de ce nouvel album, sans oublier la signature chez blue end records, vous ne seriez pas un peu hyperactif ?

Haha on rajoute la participation à la compil Sick Sad World pendant le confinement et je pense qu’on peut dire que caribou est actif oui ! C’est la facilité quand on est que deux dans un groupe, on va plus vite peut être. En tout cas c’est plus rapide pour se mettre d’accord.

– D’ailleurs en parlant de Blue End Records, comment c’est passé votre rencontre avec eux ?

Ils nous ont vus en live pour l’anniversaire du Supersonic (les 4 ans), une chouette salle à Paris. Ca été simple et humain, ils nous ont proposé de travailler ensemble !

« Imaginary Friends » montre une évolution par rapport à votre EP, je pense notamment aux 2 morceaux « Hide and Seek » pouvez-vous m’en dire plus sur ces 2 compositions ? Notamment sur la voix féminine que l’on entend sur la première partie ?

Valentin : C’est une chanson que j’avais écrit juste après l’EP et qui était très importante dans le message. Pour moi c’est celle qui résume à elle seul toute la démarche de l’album. Mais je ne maîtrisais pas assez le chant ni suffisamment l’anglais pour chanter cette chanson et lui donner assez d’émotion. On a flashé sur la voix Lou Bonnet, chanteuse également de YARD OF BLONDE GIRLS (groupe de Rouen également). On lui a envoyé l’instru, elle a enregistré sa voix sur téléphone pendant le confinement et voilà !

Joseph : Dans la partie deux du morceau, les paroles sont pourtant tout aussi mélancoliques mais on a fait le choix de faire aller la musique dans l’autre sens, plus énervée et joyeuse à la fois. Ce morceau a la curieuse particularité de ne pas comporter de caisse claire.


CARIBOU BATARD – Imaginary Friends
Photo Bérengère Levasseur

– Parlez- moi du clip de « Absurd » qui vient promouvoir la sortie de votre album. D’autres clips sont prévus ?

« Absurd » est la rage et le fruit de la frustration que nous avons ressenti pendant Lubrizol (l’usine de produits chimiques qui a explosé à Rouen fin 2019) et le confinement, cette espèce de déni et réconfort que les gens ont quand ils consomment et suivent le droit chemin du métro/boulot/dodo/mange de la merde.

On a d’autres clips en préparation, pour d’autres chansons de l’album. On en dit pas plus car rien n’est fait mais ça devrait plus trop tarder.

– Joseph, tu es également guitariste dans le groupe WE HATE YOU PLEASE DIE (autre groupe Rouennais qui a pris de l’ampleur depuis la sortie de son premier album « kids are lo-fi »), passer d’un quatuor à un duo guitare/batterie change t-il ta façon de composer ?

 

Joseph : Complètement ! ça n’a rien a voir comme façon de créer. Chaque groupe fonctionne différemment mais avec Valentin on ne compose que très rarement de la musique chez nous tout seul : tout se passe en répétition, pendant des sessions de jam et d’impro. Par la suite on trie et on garde ce qu’il faut garder. A côté, avec WE HATE YOU PLEASE DIE c’est complètement différent, la répétition est moins un lieu de création car la plupart des choses se passent de façon assez individuelle, chez soi, et on met en commun en s’envoyant des démos déjà quasi finies.

– Rouen est une ville qui semble regorger de groupes garage/rock et d’autres styles également. Il y a les associations, la salle le 106… Comment expliquez-vous cette effervescence ?

Il y a effectivement un genre de fourmilière de groupe qui est assez dingue depuis quelques années. On ne sait pas trop comment l’expliquer, mais c’est sans doute favorisé par des lieux comme le 106 et aussi des bars comme le 3 Pièces. Il y a encore quelques mois il y avait près de 10 groupes par semaines qui y passaient, de France et d’ailleurs, grâce à des associations très cool et surtout à un public en général assez friand de nouveautés. Du coup, voir autant de potes former des groupes et avoir autant de discussions autour de ça donne évidemment envie de faire partie de l’aventure, donc on se lance au début un peu à l’arrache, on crée, on soutient les potes qui se lancent et ainsi de suite. En ce moment c’est compliqué du coup, cette énergie s’est un peu cassé la gueule avec la Covid, c’est triste mais ça reviendra

– Quels sont vos plans pour la suite ?

Niveau concerts c’est compliqué on ne va pas te le cacher. On en avait une poignée de prévus en septembre/octobre mais la plupart sont annulés. Pour la suite de l’année du coup on prévoit surtout des clips, et la reprise des répétitions pour créer encore des nouvelles choses, tant qu’à faire !

– Une dernière bafouille pour la fin ?

Chartres est la plus belle ville du monde

(Ça c’est bien vrai !)



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