AMORPHISSOILWORKJINJERNAILED TO OBSCURITY
La Cabaret Sauvage Paris
Mercredi 6 Février 2019


Amorphis, une puissance envoûtante.

 

Programmée au Cabaret Sauvage, une soirée nordique anime la capitale en ce début de mois de février à la météorologie fluctuante. Peu importe la pluie battante, la salle aux airs d’arène accueille les fidèles d’Amorphis, fraîchement débarqués d’Helsinki pour l’occasion. Après les premières parties de Nailed to Obscurity et Jinjer, c’est au tour de Soilwork d’assurer un opening digne de ce nom pour la tête d’affiche ! Le groupe de death mélodique suédois fait le job, fort d’enchaînements convaincants et d’un rythme accrocheur.

Björn Strid, frontman à la voix aussi balèze que son gabarit, change de registre en un clin d’œil, passant du hard rock au metalcore sans crier gare. Bien ficelé, l’ensemble peine tout de même à se distinguer de la flopée de groupes du même acabit sur le marché. Malgré plus de vingt ans de scène, la formation livre un certain nombre de morceaux similaires, ne parvenant pas à se hisser hors du maelström… En somme, Soilwork ne manque pas d’efficacité, mais de personnalité !




Ce n’est qu’à une heure tardive que les finlandais d’Amorphis foulent une scène devenue mystique, parcourue d’une tenture à motifs ornementaux. L’atmosphère se fait de plus en plus dense dans le Cabaret, lieu semblant conçu pour accueillir le groupe nordique. Tomi Jousten débarque in extremis, démarrant le set d’un chant guttural profond, enveloppant.

Impossible de ne pas se remémorer alors les nombreuses évolutions du groupe depuis les années 90 – d’un doom obscur aux accents progressifs, la formation a adopté depuis quelques temps un style mélodique. Proche d’un heavy certes mainstream, l’ensemble est plaisant ! Le frontman mêle chant death et heavy avec puissance, toujours accompagné de mélodies instrumentales et prenantes proches des codes de la musique traditionnelle…

Les gaillards n’ont pas besoin de trop en jouer pour faire ressortir un esprit épique du live. On sent une âme celte chez Amorphis, dans la lignée des tatouages que chaque membre arbore, s’entrelaçant sur leurs bras découverts. Conquérant, le charismatique Esa Holopainen mène le jeu à la guitare, tandis que Santeri Kallio apporte des moments lyriques, presque symphoniques au clavier.

Le ton est donné dès l’opening réussi, sur leur récent et accrocheur The Bee. Plus que de simples musiciens, les membres d’Amorphis endossent le rôle de conteurs, plongeant leur audience conquise dans un univers fantasy et guerrier. De l’excellent Sacrifice au culte Death of a King, venant clore les festivités, aucun titre ne sonne comme un autre, preuve de la diversité musicale des finlandais. Cela ne fait aucun doute, Amorphis porte le flambeau solaire d’une mythologie trop souvent oubliée. Un groupe à voir et revoir, pour son côté grandiose !


 

 

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